Catch

Holds-ups à Las Vegas

Greetings to you, the lucky finder of this Golden Ticket, from Mr Willy Wonka! Many wonderful surprises await you!

Willy Wonka, Charlie et la Chocolaterie

 

Une mallette pleine d’argents et d’opportunités, des trahisons, des surprises, des injustices et du vice. Pas de doute, la WWE avait bien choisi son lieu pour la soirée du Money in The Bank. Las Vegas a transmis son atmosphère de truande et de dorures à l’univers du catch… Ou était-ce le contraire ? Retour sur une nuit pleine de grandeurs et décadences.

 

 

Allez Sami, avec moi ! « Mais où sont passés les tuyaux… »

 

 

Nalyse de Money In The Bank 2016

 

Préshow

 

Pour tous les gentils amis des Cahiers du Catch qui ont participé au vote et au goshomètre de l’ami Yerem, le lever de rideau devait nous donner à contempler deux affiches, Corbin-Ziggler et Sheamus-Crews. Mais ces quatre gentlemen ont bénéficié de la mansuétude des scénaristes et d’une promotion dans le show principal. Nous les verrons plus tard, alors comment remplir ce petit échauffement de piste pendant une heure ? Certainement de la meilleure des manières possibles.

 

C’est ainsi que les fans arrivés tôt dans la salle, et les autodésignés nalyseurs d’un soir ont dû se coltiner la triste image de Tyler Breeze et Fandango débarquant rouges écarlates, tous pelés comme des serpents en pleine mue. Un violent coup de soleil, ou probablement une machine à UV défectueuse, je sais pas j’ai raté le passage explicatif de cette situation ridicule. Les deux « beaux gosses » ont donc passé tout leur match (contre les vétérans Golden Truth, fallait-il le préciser) à grimacer de douleur à chaque contact physique. Forcément, ils étaient risibles et ont rapidement perdu, résultat qui n’est pas spécialement pour valoriser leurs adversaires. Bref, c’était assez nul. Et au vu des talents en présence, ça fait râler. Car si R-Truth s’est toujours régalé dans son rôle comique, on a vu l’ainé Rhodes faire tellement mieux avec son frère. Et les deux jeunes méchants ont aussi un potentiel bien supérieur à ça.

 

 

Non, ça ne mérite pas d'image.

 

 

Le préshow a continué avec une autre affiche par équipes, plus sobre, moins comique mais tout aussi correspondante au bas de la carte d’un weekly : les Luchas Dragons ont damé le pion aux vieux Dudley Boyz. La performance des uns et des autres ne fut pas mauvaise, avec un Bubba Ray toujours aussi délicieusement méchant.

 

 

Show principal

 

 

Allez, finies les préambules et le panel de légendes avec Booker T et Lita qui disent des bêtises à côté de Renee Young, place au vrai spectacle ! Et l’on commence par… un troisième match par équipes d’affilée ! ça fait peut être un peu beaucoup pour l’équilibre d’une carte. Cela dit, celui-là n’a rien à voir avec le précédent. D’abord, parce que quatre teams s’affrontent, et ensuite parce que l’enjeu est la ceinture de la division.

Enzo Amore et Big Cass sont chargés de chauffer la salle en premier. Il est impressionnant de voir à quel point les deux rookies ont été adoptés par tout l’univers de la WWE. Les Vaudevillains, dans leur style, sont tout aussi à l’aise. Ne parlons pas du Club, rompu aux plus grandes salles mondiales, ni du New Day qui régale au micro comme d’hab.

 

 

Haha, devinez combien j’ai dû tuer d’animaux différents pour faire ma veste et ma coiffure !

 

 

Les quatre équipes forment une affiche de prestige sur le papier, mais la stipulation est toujours aussi bancale et illisible. Rappelons qu’il s’agit d’un Fatal four way avec seulement deux adversaires légaux en même temps sur le ring, autorisés à faire le changement avec une équipe ennemie. C’est totalement obscur, on voit mal quelle stratégie peut être appliquée. Pour obtenir la victoire, il faut être présent sur le ring. Mais c’est aussi le risque de se fatiguer pendant que les ennemis se reposent peinards dans leur coin. Cette règle prouve à plusieurs reprises son incohérence, notamment lorsque Luke Gallows alors légal veut attaquer des rivaux dans leur coin, et se retrouve tagué par ses mêmes ennemis, obligé donc de quitter l’affrontement. En même temps, il est un peu con.

 

 

– Tiens-le bien, faut l'empêcher de tenter le tombé sur Big E comme ils ont voulu faire la dernière fois !

– Mais ils ont le droit ?

 

 

Bon, cela dit, malgré la difficulté à comprendre qui est officiellement dans la partie, qui a remplacé qui (chapeau l’arbitre), nous avons un spectacle très plaisant à suivre avec moult rebondissements. Les quatre gentils se payent le luxe d’humilier les méchants, Enzo virevolte par-dessus la troisième corde. Le Club parait être l’équipe la plus forte et la plus effrayante, ils réussissent à placer leur prise finale sur Aiden English mais sont contrés par les deux Big, à savoir E et Cass, permettant à Kofi de placer le tombé sur le Vaudevillain détruit. Les trois autres équipes sont fort marries, mais le New Day continue son interminable règne qui va vraisemblablement dépasser le record de London et Kendrick. Il leur reste un mois à tenir.

 

 

Ha pis fuck les stipus de merde hadond’là rien ne vaut une bonne pagaille !

 

 

Il est temps de voir un vrai duel de solitaires. Le Lone Wolf, Baron Corbin, croise une nouvelle fois la route de Dolph Ziggler, pour une première dans le show principal d’un PPV. L’affiche parait peu attractive. On l’a déjà vu plusieurs fois, rien n’a progressé entre les deux lutteurs depuis le début, aucune stipulation ou enjeu ne pourrait susciter notre curiosité.

Cela étant, je crois que c’était leur meilleur affrontement. Le jeune Baron est insupportable de prétention et de lenteur, il passe de longues minutes à détruire sa proie petit à petit. Certes, c’est chiant et la foule scande son ennui, mais pour s’attirer de la haine, ya pas mieux. Et puis, le géant reste assez impressionnant quand il fout de ses grands bras des cordes à linge sur le crâne de son adversaire.

 

 

J'ai déjà la lumière de Kane, je peux bien avoir sa vitesse.

 

 

Dolph, comme à son habitude, passe les trois-quarts du match dans un état mollusque, gisant de part et d’autre du ring. A son sujet, me vient en mémoire les propos plein de sagesse de Damien Sandow lors de son premier interview post licenciement : « les scénaristes n’avaient pas besoin de me donner beaucoup de temps d’antenne puisqu’à chacune de mes apparitions j’avais la foule avec moi. Il est donc normal qu’ils consacraient plus de temps à construire la popularité d’autres lutteurs qui en avaient besoin. » J’ai l’impression que ces propos, on peut les transcrire à Ziggie. Le blondinet est peu en vue à Raw, il dit pas grand-chose et il perd souvent, mais son style et son passé lui garantissent toujours le soutien d’une bonne partie de la foule. Ce soir là, après avoir longtemps subi, il se démène pour revenir dans la partie, réussit à sérieusement abîmer son rival mais manque de se casser la gueule en prenant appui sur l’escalier extérieur avant d’être bien rattrapé en Deep Six sur le sol. Finalement, Corbin l’emporte sur un toujours impressionnant End of Days après avoir fait chuter Ziggie du haut de la corde.

 

 

ça va, vieux ?

– Hargg… Hips… Hihi.

 

 

Cette victoire clôt une rivalité qui aura finalement donné un match à peu près correct. Baron a probablement des plans futurs, même s’il reste très limité dans le ring, il a trouvé son rôle de connard costaud qui casse le rythme et les gentils. Quant à Dolph, espérons que la brand lui soit favorable. Rusev et le Miz, deux ennemis de longue date, portent des ceintures qui pourraient le tenter.

 

Les matchs par équipes vous manquaient ? Allez hop, il en restait un sur la carte ! Et en plus c’est celui des filles. Comme le précédent règne de Nikki, celui de Charlotte n’en finit pas d’être artificiellement prolongé. Malgré la révolution féminine, malgré les montées des plus grandes vedettes de l’histoire d’NXT, la fille Flair semble dépourvue de rivale à sa hauteur. Elle accepte donc de catcher avec Dana Brooke contre Becky Lynch et Natalya.

 

 

Coucou tout le monde ! Regardez comme on est les meilleures amiiiiiies !

– C’est clair, personne ne pourrait se douter que ça va mal aller dans un instant !

 

 

Le public se fait un peu chier, et il n’est pas le seul. Au milieu de ces blondes qui ne font pas rêver, l’Irlandaise flamboyante est largement au dessus de la mêlée. Brooke a le rôle de la débutante timorée qui obéit aux conseils de son aînée. Elle le fait plutôt bien, et alors que tout le monde s’attend à la voir commettre une bévue, elle projette violemment Nattie contre Becky, permettant à Charlotte de porter le tombé sur la Canadienne. Les méchantes ont gagné. Du coup, Miss Hart décide de rejoindre le côté obscur en tabassant la belle lynchienne. Alors, si on imagine que les deux anciennes copines vont entrer en guerre, qui viendra titiller la championne ?

 

 

Orange is the new claque.

 

 

L’instant dédié aux cinéphiles permet de voir Rocksteady affronter une des Tortues Ninja. Sérieux, BigBotchMan a tout a fait raison, et le parallèle me saute aux yeux : mettez une carapace à Apollo Crews, on dirait Leonardo. Et je ne parle pas de celui qui a gagné un Oscar.

 

 

It’s Pizza time everytime !

 

 

Sheamus et Apollo se haïssent à tel point qu’ils s’attaquent avant que la cloche ne sonne. Les deux hommes ont chacun leur style, l’Irlandais est toujours aussi brutal tandis que l’ancien Uhaa navigue entre haute voltige et coups plus violents. L’harmonie ne prend pas vraiment, difficile de nier le talent des protagonistes, mais il manque quelque chose à l’histoire. Finalement, le Celtic Warrior porte son White Noise depuis la troisième corde et rate la victoire de peu. Occupé à reprocher à l’arbitre un décompte trop lent, il se laisse prendre dans un petit paquet qui lui coute le match. Le rookie a gagné sans spécialement convaincre. On imagine donc aisément une revanche où le vétéran va éclater son vis-à-vis de colère, avant de perdre la troisième manche. Mais il faudra vraiment construire un personnage autour d’Apollo Crews. Il serait dommage de gâcher un talent comme ça.

 

Une heure et demie après le début du show, le vrai spectacle va enfin pouvoir commencer. L’affrontement titanesque entre John Cena, figure de proue de la WWE depuis dix ans, et AJ Styles l’enfant prodige longtemps non voulu par Stamford, a finalement lieu sous nos yeux en 2016.

L’attente du public est énorme pour une telle affiche légendaire. Sans compter que le Champ n’a quasiment pas été vu sur un ring depuis six mois.

 

 

Coucou c’est moi !

 

 

Le public est à fond dans l’affrontement, et c’est bien le nouveau venu qui mène la danse. A de nombreuses reprises, John semble ne pas savoir comment prendre la vitesse et l’énergie du Phenomenal One. AJ Styles continue sur sa brillante lancée après sa rivalité contre Roman Reigns. A tous ses matchs, il apparait comme le dominant, celui qui lit dans le catch de son adversaire, qui évite les coups, les tourne à son avantage. Certes, Johnny n’est pas un perdreau de l’année et lui rend bien mais il n’arrive pas à placer ses prises favorites. Il lui faut batailler ferme pour enfin porter son Attitude Adjusment… Qui n’est pas victorieux. Dans la foulée, Styles le Clashe avec force, pour le même résultat. La bataille est belle, même si on sent confusément qu’en terme d’intensité, nous sommes seulement au début d’une longue histoire.

 

 

Haaa mon dieu le fourbe ! Quelle douleur ! D’où sort cet individu démoniaque ?

 

 

Malheureusement, après vingt-cinq minutes de haute volée entre deux grands talents, la WWE décide de foirer complètement l’instant en gâchant le climax. Choisissant la grosse ficelle trop souvent tirée, elle nous inflige la contemplation douloureuse d’un arbitre mal placé encaissant un ridicule coup de pied et rouler hors du ring tandis que Cena attend désespérément le décompte final. Sur ces entrefaites, le Club arrive, détruit John, place leur copain sur le corps du Marine, l’arbitre meurtri mais finalement apte tape trois fois au sol, le Phenomenal a gagné.

Voilà un final qu’on a sûrement vu trop souvent et qui me donne toujours l’impression d’être pris pour un con. Sérieusement, dans une fédération de catch multimillionnaire, à audience mondiale, pour un match on ne peut plus attendu, on laisse deux mecs entrer sur le ring et influencer le final sous prétexte que le seul arbitre présent (à quand l’arbitre assistant ?) a pris un coup ?

Bon, on sait très bien que ça va entrainer une revanche, une belle, et tout le reste jusqu’à Summerslam. Mais cette fin bâclée ne rend pas honneur à leur bel affrontement.

 

 

Un final sans queue ni tête.

 

 

Pas le temps de s’apitoyer sur le sort du pauvre mari de Nikki Bella. Le show continue avec le match qui nomme la soirée, cette superbe affiche Money in the Bank Ladder match entre Cesaro, Dean Ambrose, Kevin Owens, Sami Zayn, Chris Jericho et Alberto Del Rio. Beau casting.

Si vous avez bien lu mon article précédent, vous connaissez les cotes des différents protagonistes. Vous saviez que lorsqu’on crée une société, une association ou une holding, il faut toujours être un nombre impair de décideurs pour qu’en cas de conflit, quelqu’un puisse trancher ? Et bien c’est la même pour un Money in The Bank et la WWE a fait cette petite erreur. Bon, ça ne porte pas préjudice à la rencontre qui est de grande qualité, mais c’est plus intéressant scénaristiquement d’avoir autre chose que trois duos. Cela dit, il y a du rythme. C’est très bien, c’est normal au vu des forces en présence.

 

 

Du rythme et du style.

 

 

 Zayn se projette sur tous ses amis avant d’être attaqué par son ennemi québecois. Jericho s’amuse à maltraiter Ambrose sur une échelle. Mais le premier à vraiment impressionner la foule est le Superman suisse, réussissant à enchainer une série de manchettes sur trois de ses opposants distribués dans les coins du ring. Cesaro est cassé en pleine gloire par Kevin Owens qui profite de l’état de fatigue des précédentes victimes de l’helvétique pour enchainer les Canonball avant d’être lui aussi arrêté par un Zayn en feu. C’est ensuite au tour d’Alberto de survoler les débats. Enfin, les échelles sont de sortie au milieu du ring et chacun des protagonistes essaye de grimper jusqu’à la cagnotte. Les faits marquants s’enchainent : Cesaro fait tourner le Mexicain puis le Canadien de Winnipeg. KO se splashe sur Dean couché sur une échelle. Arrive un moment d’anthologie où les six rivaux se castagnent sur les échelles.

 

 

Tiens, prends ça dans la gueule !

– Toi aussi !

– Toi aussi !

– Les mecs, on oublie pas un truc important à récupérer dans ce match ?

 

 

Del Rio et l’ancien Antonio sont les premiers éliminés. Zayn est détruit par une Powerbomb sur une échelle. Mais alors qu’il croit avoir gagné le match, Owens est violemment tiré par le maillot sur une marche. Son lunatique bourreau décroche enfin la mallette dans une explosion de joie : Dean f’in Ambrose is the Money in the bank Winner ! Le diable a tenu sa promesse.

 

 

Nananère !

 

 

Avant d’enchainer sur un très attendu main event, et pour faire souffler le public qui a éventuellement envie de commander une bière ou se vider la vessie, la WWE a casé une petite entracte sans conséquences autour du championnat US. Titus O’Neil se fait broyer en quelques minutes par un vigoureux Rusev sous les yeux de ses enfants. C’est normal.

 

 

Moi derrnier rrempart soviétique contre ingérrence capitaliste américaine ! Bon allez, pas trainer, moi encorre devoir aller dépenser sous au poker et au casino avec Lana.

 

 

C’est donc enfin le grand moment. Roman Reigns contre Seth Rollins. L’affiche a tout de la légende. Par le passé entre les deux hommes, par les belles pages qu’ils ont écrit au sein du Shield, puis la trahison du Chacal. Aussi par le retour de celui qui n’a jamais perdu le titre mondial durant un règne étonnamment long. Egalement parce que leur affrontement fut par deux fois prévu puis annulé suite à des blessures. Ce coup-ci ça y est, on y a enfin droit. Et tant mieux. Car la baston est très plaisante à suivre, même si elle est un peu déroutante. En effet, le champion semble particulièrement énervé, face à une foule qui le hait, et il détruit sans complaisance son rival convalescent, aussi bien physiquement que verbalement.

 

 

Alors, ptite danseuse ? Tu le vois ton genou ? Celui qu’a lâché comme une vieille merde pasque t’es même pas capable de porter le vieux Kane ? Celui grâce à qui je suis la star incontestée depuis six mois pendant que tu mangeais des haricots verts à l’hopital ? Hein pédé, réponds !

 

 

Roman se comporte comme le dernier des bullys et n’hésite pas à détruire Seth sur l’arête du ring puis à le faire passer par-dessus la table des commentateurs espagnols. Rollins finit pourtant par se réveiller après avoir encaissé un Superman punch. Il contre le Spear, envoie un coup de genou depuis la troisième corde dans la face du Big Dog avant de s’écraser sur lui dans un bel hommage à Eddie Guerrero.

 

 

Le public est unanime ce soir : Seth Rollins couché est toujours plus haut que Roman Reigns debout.

 

 

Les deux hommes se croisent du regard, s’échangeant des éclairs de haine avant de continuer leur guerre. Le champion résiste à la projection dans le coin qui a coûté la moëlle épinière de Sting et place un nouveau Punch dont le challenger se relève. Rampant hors du ring, l’Architraitre voit son ennemi se projeter à toute vitesse sur lui, et l’évite. Reigns traverse la barrière. Il parait touché, l’arbitre appelle les médecins qui viennent à son chevet. La situation est confuse, Rollins remonte son adversaire sur le ring, mais l’arbitre est percuté par les deux lutteurs. Sonné, il ne peut compter correctement le Spear que vient d’encaisser le Re-build. Qu’à cela ne tienne, Roman s’élance pour une nouvelle charge, mais il est contré en Pedigree ! Le champion parvient à se dégager, mais il retarde seulement l’échéance. Un deuxième Pedigree le cloue définitivement au sol. Un, deux, trois. Seth Rollins vient, à la surprise générale, de battre à la régulière le beau Samoan. Qui a réussi un tel exploit avant lui ? Personne, dans mon souvenir. Reigns looks strong since always, mais ce soir le revenant bicolore a été plus fort.

C’est beau, ça conclut un match excellent mais la nuit n’est pas terminée.

 

 

Ha bon ?

 

 

Alors que Rollins célèbre son retour au sommet, la musique de Dean Ambrose retentit dans l’arène pour la troisième fois de la soirée. L’Instable surprend le nouveau champion par derrière, encaisse officiellement sa mallette, et utilise le Dirty Deeds pour plier le match en quelques secondes.

Comme il l’avait dit lors du dernier Asylum, Dean Ambrose a récité sa partition d’insaisissable taré. Le voilà champion du monde, et la soirée s’achève enfin sur le couronnement du roi des fous.

 

 

Et de cette mallette, paf patatra je sors une ceinture en or ! Ambrosini !

 

 

La tournure des événements est à mes yeux la meilleure possible pour moult raisons. Après un superbe match, Roman Reigns a perdu sans triche. Il n’est donc pas le Superman intouchable qui énerve le public. Symboliquement, Rollins a donc directement récupéré son titre à son retour avant de le céder sur un coup du sort. Il garde donc une aura relativement forte. Quant à Dean, il a exécuté son plan et touche enfin à un Graal qu’il mérite. Ce soir du 19 juin, les trois anciens membres du Shield ont eu l’or entre les mains. Ce n’est que justice et prouve, s’il le fallait encore, à quel point ce gang a marqué et marque encore l’histoire récente de la WWE.

 

C’est en tout cas la fin qu’il fallait pour un show qui fut très long mais inégal. Après un préshow oubliable et une belle prestation des équipes, la soirée s’est installée sur un rythme très moyen jusqu’au match de Cena, gâché par une fin douteuse. Finalement, le MITB match et ses conséquences remplissent leur mission : ce qui s’est passé à Vegas restera… dans nos mémoires.   

 

 

The time of their lives.

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