Catch

WWE Draft 2016 : résumé d’un événement attendu

Une séparation prolongée détruit n'importe quel amour.

Marcel Pagnol

 

Vous êtes fan de la WWE ? Alors vous n’avez pas pu passer à côté. Cette semaine a marqué un virage historique dans les locaux de Stamford. En effet, après de longues années de vaches maigres où Smackdown était le show inutile où aucune intrigue n’avançait, Vince et ses enfants ont décidé de revenir à la glorieuse heure de la séparation des divisions. Avec un roster défini de chaque côté et une figure d’autorité par soir. Pour cela, il a fallu dispatcher tous les employés de la famille Mc Mahon d’un côté ou de l’autre. Ce fut fait mardi 19 juillet après un premier éclaircissement la veille. Voici le résumé.

 

 

Et le retour des bons vieux T-shirts.

 

 

18-19 Juillet 2016 : Bilan du Draft et de la séparation des Brands

 

 

Le retour de la brand division correspond au changement du jour de diffusion de Smackdown. L’émission nommée par The Rock revient en effet le mardi soir en live sur USA dès cette semaine. Cela nous fut annoncé au début de l’été. Après la confirmation officielle d’une nouvelle séparation des shows, et suite à plusieurs runnings gags hilarants autour de l’identité des futurs General Managers, papy Kennedy a tranché : à son fils Shane le show bleu, à sa fifille chérie l’écurie rouge. Mais, subtilité ô combien propre à l’humour de Vince, les deux garnements ne deviennent que Commissionnaires. Il leur fallait nommer un GM pour les épauler au quotidien dans cette lourde tâche. Ce fut la première grande annonce de ce lundi : à la surprise générale, Stephanie a choisi la passion de Mick Foley à ses côtés. Shane O’Mac n’a pas étonné grand monde mais a ravi la foule en faisant revenir au taff le beau Daniel Bryan.

 

 

Ladies and gentlemen, je vous présente mon Gentil Manager. Quand à moi, je reste la Grande Méchante. Haha, vous voilà avec deux GM pour Raw, vous l’aviez pas vu venir !

 

 

Le lendemain donc, pour le premier épisode du Tuesday night Smackdown nouvelle mouture, le public du monde entier attendait le Draft des catcheurs de la WWE.

Les règles, pour une fois dans l’univers si brouillon du catch américain, étaient claires. Raw avait le premier choix et pouvait prendre trois catcheurs quand le show bleu en prenait deux, afin de respecter la différence de durée entre les deux émissions. Un catcheur ou une équipe correspond à un choix, et six choix pouvaient être piochés dans la maison école de NXT. Siégeant devant le Titantron, nous avions donc d’un côté Bryan et Shane, de l’autre Stephanie et Mick.

 

 

Bah alors, on attend pas Daniel ?

– Mais non, on commence sans lui. Il a dû croiser Kane qui l’a enfermé dans un placard par nostalgie, où il a été retrouvé par Bray Wyatt qui lui a mangé la barbe. Je lui avais dit qu’il revenait à ses risques et périls !

 

 

Comment cela s’est il passé ? Pour ne pas lasser le public, et quand même intercaler un peu quelques moments de baston sur le ring, le Draft a eu lieu en plusieurs « rounds ». Raw ouvrait chaque round en prenant la main, puis le show bleu faisait son choix, ainsi de suite pour distribuer cinq catcheurs/équipes. Et, comme souvent dans ces cas là, la moitié du Draft se poursuivait ensuite sur le Network.

 

Je ne vais pas détailler chaque round, mais m’attarder sur le premier pour bien clarifier le fonctionnement. Très excitée comme une enfant gâtée devant ses cadeaux de Noël, Stephanie a claironné le tout premier choix, ô combien symbolique, de cette soirée : à elle et à Raw le beau Seth Rollins. En réponse, le GM du B+ show a attiré de son côté le champion du monde actuel, Dean Ambrose. Motivés à l’idée de fonder une division féminine solide, Foley et sa patronne ont ensuite appelé Charlotte. Shane s’est dépêché de prendre AJ Styles dans son équipe, mais le duo du lundi soir contrait encore plus fort en réclamant la montée de Finn Balor.

 

 

Et voilà l’travail, nananère !

 

 

Six rounds de « chou-fleur » ont ainsi eu lieu durant Smackdown, rappelant à tous les dures heures de l’école primaire où les chefs d’équipe vous choisissaient en dernier dans l’équipe de foot.

Au final, voici le résultat :

 

RAW:

 

(Choix Télévisés)

    Seth Rollins

    Charlotte

    Finn Bálor

    Roman Reigns

    Brock Lesnar

    New Day

    Sami Zayn

    Sasha Banks

    Chris Jericho

    Rusev et Lana

    Kevin Owens

    Enzo Amore et Big Cass

    Luke Gallows et Karl Anderson

    Big Show

    Nia Jax

    Neville

    Cesaro

    Sheamus

   

(Choix sur le Network)

Golden Truth

    Titus O'Neil

    Paige

    Darren Young

    Sin Cara

    Jack Swagger

    Les Dudley Boyz

    Summer Rae

    Mark Henry

    Braun Strowman

    Bo Dallas

    Les Shining Stars

    Alicia Fox

    Dana Brooke

    Curtis Axel

 

 

SmackDown:

 

(Choix Télevisés)

    Dean Ambrose

    AJ Styles

    John Cena

    Randy Orton

    Bray Wyatt

    Becky Lynch

    Miz & Maryse

    Baron Corbin

    American Alpha (Jason Jordan et Chad Gable)

    Dolph Ziggler

    Natalya

    Alberto Del Rio

   

(Choix sur le Network)

The Usos

    Demon Kane

    Kalisto

    Naomi

    Ascension

    Zack Ryder

    Apollo Crews

    Alexa Bliss

    Breezango

    Eva Marie

    Les Vaudevillains

    Erick Rowan

    Mojo Rawley

    Carmella

 

 

Bon c’est parfait, on a du beau monde, je crois qu’on est lancés pour faire du bon travail, hein Daniel ?

– Hm.

 

 

Ce que l’on peut retenir du déroulement de la soirée :

 

Malgré la clarté des règles, nous ne savions pas exactement comment la soirée allait se dérouler. Certains pensaient que deux choix de Smackdown succéderaient à trois choix de Raw. Au final, ce système en pingpong et en rounds est peut-être le meilleur pour dynamiser la soirée, même si chaque session aurait pu durer un peu plus (par paquets de dix par exemple).

Il est évident que l’ordre des prises a une certaine importance, mais qu’il ne faut pas trop non plus étudier en détail la situation et que tout ne portera pas à conséquence. Notons tout de même que le premier round a concerné l’avenir, avec les anciens du Shield et deux des plus belles signatures de ces derniers mois. De nombreux catcheurs du milieu supérieur de la carte ont fait entendre leur colère à être choisis relativement tard (Owens et Cesaro notamment). Cela donnera probablement quelques segments dans les prochaines semaines. Tout comme la non-sélection d'Heath Slater qui nous promet des barres de rire.

 

 

Moi ça va. J’suis content.

 

 

A propos des transfuges d’NXT :

 

C’était un des sujets les plus attendus du Draft. Six pioches allaient taper dans le vivier du show jaune. La montée de Finn Balor paraissait une évidence et les débuts du Demon vont être très attendus. Personnellement, si les scénaristes ne font pas n’importe quoi, je vais très vite devenir un grand fanboy de l’ancien champion NXT. Notons aussi que le public de la division floridienne semble entièrement soluble dans celui du show principal : l’ovation reçue par les prometteurs American Alpha montre la déjà célébrité des rookies.

Trois femmes rejoignent le haut du panier, à savoir Nia Jax pour Raw et Alexa Bliss et Carmella pour Smackdown. A vrai dire, aucun ne m’apparait vraiment pertinent. Nia n’est pas prête et monte sûrement car elle occupe un créneau unique dans la gente féminine. Alexa a énormément progressé mais aurait pu marquer un peu plus le show jaune. Quant à Carmella toute seule, sa bonne volonté et son énergie risquent de faire juste. La montée de Mojo Rawley à Smackdown ressemble à l’accident industriel. J’aurais bien aimé voir Daniel Bryan et Shane nous annoncer sans rire avoir choisi cet énergumène.

 

 

Snnnif, ils m’ont encore pas choisi ! Et ils ont piqué toutes mes copines. Je vais encore devoir me faire torturer par la Chinoise !

– Calme toi, t’inquiète, dès qu’elle se remet de sa grossesse, on t’envoie Rosa Mendes.

 

 

Le résultat des courses est mitigé. Six montées, cela fait beaucoup et le nombre aurait pu être facilement divisé par deux. Certains des talents les plus impressionnants d’NXT n’ont pas été désignés, dans le but logique de ne pas piller la maison école. Comme je l’ai lu sur un commentaire d’un site anglophone, pourquoi ne pas avoir donné dix secondes à William Regal expliquant que le GM a besoin de ses champions et challengers pour le prochain TakeOver ? Cela légitimait l’absence de Samoa Joe, de Nakamura ou de Bayley parmi les sélectionnés.

 

 

A propos des filles :

 

Charlotte, Dana Brooke, Sasha Banks, Paige, Nia Jax d’un côté. Becky Lynch, Natalya, Naomi, Alexa Bliss de l’autre. Avec même la sortie du chapeau de Eva Marie, choisie contre toute logique par Bryan et Shane. La carte parait déséquilibrée, et si l’on peut regretter la discrétion de Paige seulement sélectionnée durant les rattrapages du Network, il semble évident que la guerre se jouera à Raw. Cela dit, avec une seule ceinture en présence, la tête d’affiche du show bleu devrait pouvoir réclamer de temps en temps une opportunité. Gageons que Becky et Alexa profiteront de cette mise en lumière pour faire exploser leurs talents.

 

 

Va falloir Bosser dur.

 

 

Reste encore une surprise à voir pour dimanche, car Sasha Banks doit dévoiler sa partenaire contre la championne et son acolyte. Beaucoup espèrent enfin l’arrivée de Bayley. Pourquoi pas, mais quelle logique alors de ne pas la drafter avant ? Je pressens plutôt le retour de Nikki Bella, même si ça ne m’enchante guère.

 

 

A propos des équipes :

 

Les champions restent à Raw où ils retrouvent SAWFT, les Dudleyz, le Club et les futurs virés Shining Stars. Smackdown aura les American Alpha et les Vaudevillains en vedette, avec probablement de nouveaux duos à composer. Notons tout de même la fin des Lucha Dragons qui risquent de condamner la carrière de Sin Cara, ainsi que la séparation étonnante d’AJ Styles avec ses copains. Braun Strowman se retrouve séparé de son gourou, mais cela n’est peut être que temporaire. En tous les cas, puisque les Wyatts se désintéressent des ceintures cuivrées, difficile de deviner qui mettra fin au règne marathon des New Day.

 

 

Concentration extrême.

 

 

A propos des têtes d’affiche :

 

Voilà qui agite beaucoup la catchosphère depuis mardi soir. Qui sera le top face, qui sera le top heel de chaque show… Il me semble compliqué d’anticiper ce genre de choses, vu que la séparation des rosters est justement l’occasion d’innover. Qui sait si Ambrose ne va pas redevenir un méchant furieux ? De quel côté va se placer Orton ? Et Balor ? Et si Seth se rebellait contre Stephanie, validant un face turn attendu ? Les scénaristes vont-ils persister à ne pas écouter les sifflets envers Reigns ? En tous les cas, on peut déjà noter que les deux grandes gloires de la fin des années 2000, à savoir Cena et Randy, se retrouvent dans l’écurie bleue.

 

 

Bleu, blanc, rouge… Je suis François le Français !

 

 

Avec cette séparation claire, personne ne sait ce qu’il adviendra de la ceinture mondiale et de la façon dont elle sera disputée. Les GM se mêleront sûrement à l’équation. La mainmise des ex du Shield sur le titre suprême va t'elle enfin cesser, ou sommes-nous partis pour une guerre du trio pour les mois à venir ? Et quid de Triple H, totalement absent de la soirée ?

Pour les ceintures secondaires, le partage est équitablement fait. Rusev défendra l’US title à Raw et le Miz l’IC à Smackdown. On peut penser qu’une fois débarrassés de leurs challengers actuels (je préfère ne pas croire au succès du push de Darren Young), les deux champions auront fort à faire et leurs titres seront exposés à leur juste valeur. La brand split est une occasion rêvée pour donner l’exposition méritée à des hommes comme Cesaro, Neville, Ziggler, Zayn, Del Rio ou Sheamus. De belles heures peuvent être attendues.

 

 

Un bilan ?

 

C’était attendu voire espéré depuis des mois, le changement est donc enfin effectif. Chacun peut y aller librement de son commentaire (notamment sous cet article, n’hésitez pas !) mais il semble difficile de deviner ce qui nous attend. La WWE a probablement fait le bon choix en revenant à l’époque du milieu des années 2000. Elle a toutes les cartes en main, et des têtes d’affiche de qualité, pour offrir un sacré spectacle chaque soir avec en toile de fond la bataille pour la suprématie des shows. Alors vivement la suite, mais d’ici là, bon Battleground !

 

 

Wait… I got ONE WORD for you…

 

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