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CDC Awards 2016 : Meilleur rookie

La vraie nouveauté naît toujours dans le retour aux sources.

Edgar Morin

 

Eh oui c’est la période que vous attendez tous fébrilement chaque année, mes chers CdCistes. Tout repu que vous êtes de vos festivités de Noël, vous allez pouvoir vous délecter, ordinateur bien posé sur votre gros bidon plein de foie gras, de nos trophées annuels : les CDC Awards ! Et on commence avec le plus cool de tous, celui des p’tits nouveaux, des « rookies » comme ils disent les ricains. Alors qui a crevé l’écran en 2016 pour son arrivée chez les grands ? Allons voir ça ensemble.

 

 

Chaque année, Jericho milite pour être éligible du fait de son renouvellement permanent. Chaque année, il est de plus en plus difficile de le repousser !

 

 

CDC Awards 2016 : Meilleur rookie

 

 

On vous rappelle les règles messieurs mesdames. Sont éligibles les catcheurs et catcheuses ayant fait leur début en 2016 dans un des deux shows majeurs de sieur Vince McMahon, à savoir RAW ou Smackdown Live.

 

Pour les points, chaque votant donne son « top 5 », cinq points allant au premier, quatre au deuxième, trois au troisième, deux au quatrième et un seul au dernier bien sur. Nous n’avons été que huit beaux et fringants rédacteurs cette année, mais nous étions les huit plus avisés. N’ayez donc aucune crainte, cet Award 2016 aura une valeur égale voire supérieure à celle des précédents !

 

En parlant des précédents, voici pour rappel le palmarès de ce prestigieux trophée qui existe depuis maintenant huit ans !!

 

 

Palmarès du CDC Award du meilleur rookie depuis la première édition, en 2009

 

 

2015

1. Kevin Owens, 45 points sur 45 possibles

2. Neville, 24 

3. Charlotte, 22 

4. Kalysto, 19

4. Sasha Banks, 11

 

2014

1. Rusev, 55 points sur 60 possibles

2. Paige, 53 

3. Ex aequo Adam Rose et Emma, 29 

5. The Bunny, 14

 

2013

1. Big E Langston, 47 points sur 70 possibles

2. Fandango, 35

3. Ex aequo Bray Wyatt, Luke Harper, 34

5. Summer Rae, 33

 

2012

1. Antonio Cesaro, 63 points sur 75 possibles

2. Damien Sandow, 62

3. Dean Ambrose, 40

4. Seth Rollins, 27

5. Roman Reigns, 16

 

2011

1. Hunico, 28 points sur 30 possibles

2. Brodus Clay, 17

3. Sin Cara, 11

4. Epico, 10

5. Jinder Mahal et Kharma, 8

 

2010

1. Daniel Bryan, 17 points sur 25 possibles

2. Wade Barrett, 15

3. Alberto Del Rio, 11

4. Kaval, 8

5. Naomi, 6

 

2009

1. Drew McIntyre et Sheamus, 27 points sur 35 possibles

3. Alicia Fox, 15

4. David Hart Smith, 12

5. Tyson Kidd, 10

 

 

– Ah ! J'avais gagné sans contestation en 2012 devant tout le Shield et toi en 2009 tu étais ex-aequo contre un naze même plus chez nous et devant Alicia Fox ! Ah ! Tu es naze ! 

– Je vais le tuer…

 

 

Si les cuvées ont par le passé vu s’alterner le bon (Daniel Bryan, Cesaro ou Sheamus) et le moins bon (Drew McIntyre, Hunico ou dans une moindre mesure Big E en solo), les deux dernières années ont couronnés des vainqueurs appelés à de belles choses sur les exercices suivants. Kevin Owens n’a pas trainé après ses débuts en boulet de canon (héhé) en battant John Cena l’année dernière pour confirmer en 2016 avec le plus long règne de champion Universel de l’histoire ! Quant à Rusev, il truste depuis deux ans le haut de la midcard avec de très nombreuses apparitions en PPV et en main event de RAW dans son escarcelle pour une exposition TV constante.

 

 

Bon il a assez vite su quelles relations nouer aussi.

 

 

Palmarès 2016

 

 

Non classés : Tous les cruiserwieghts (sauf Sin Cara, Kendrick et récemment Neville car non éligibles bien sur), Karl Anderson, Dana Brooke, Aiden English, Simon Gotch, Apollo Crews, Chad Gable, Jason Jordan, James Ellsworth, Mojo Rawley.

 

 

Ouais, 2016 était une année chargée en arrivée ! Mais qui dit nombre dit inévitablement un peu moins de qualité avec une cuvée de rookies qui compte dans ses rangs quelques vilains petits canards. C’est ainsi qu’on retrouve ici sans surprise les visages de Dana Brooke, James Ellsworth ou dans une moindre mesure le sympathique Mojo Rawley, qui malgré son association plutôt réussie à Smackdown avec Zack Ryder, reste encore extrêmement limité.

 

Pour avoir vécu des moments comme ça tout 2016, je pense que James se passera aisément de nos quelques votes de fin d'année.

 

 

On se laissera aller un à un petit rire jaune à la vue de l’ensemble de la classe cruiserweight qui malgré tout comprend des individualités de très haut talent, mais qui pêche collectivement par son booking et son impact on ne peut plus discutable tout au long de l’année. La bande à TJ Perkins, Alexander, Swann et autre Gallagher n’a jamais réussi à se faire son trou dans le paysage de RAW, et le programme 205 peine encore à enflammer les foules. Gageons qu’ils sauront trouver leur place en 2017.

 

 

Si tout le monde avait pu être autant émerveillé par les Cruiserweights que Alicia Fox, ils auraient sans doute eu une chance en 2016.

 

 

Enfin, dans la pléthore d’équipes qui ont trustés le haut de l’affiche cette année, il n’était pas facile de se faire une place au soleil pour les petits nouveaux. Les Vaudevillains n’ont pas réussi à décoller des tréfonds de la carte pour faire fonctionner leur gimmick, tandis que Karl Anderson (flanqué de Luke Gallows, bien évidemment non éligible, coucou Festus) est resté trop longtemps empêtré dans une des rivalités les plus nazes de l’année avec le New Day pour espérer faire un impact, comme ils disent. Plus surprenante, et rien ne nous dit si le dernier Smackdown de l’année aurait changé quelque chose au scrutin, la présence des American Alphas ici ; qui ont d’une certaine manière rongé leur frein tout 2016 suite à l’éclosion innattendue du duo Slater/Rhyno et n’ont pu exploser pleinement. On se fait beaucoup, beaucoup moins de soucis pour eux !

 

 

C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses les mecs ! Yeah !

 

 

Quand à Apollo Crews, le simple fait que la plupart des promos l’impliquant tournent autour du fait que personne ne se souvient de son vrai nom en dit suffisamment sur l’impact qu’il a pu avoir sur 2016.

 

 

– Salut public !

– PAUL-ARTHUR ! PAUL-ARTHUR ! PAUL-ARTHUR !

– Non, non, moi c'est Apollo ! A-PO-LLO !

– JEAN-SEBASTIEN ! JEAN-SEBASTIEN !

– …

 

 

9. Nia Jax : 1 point sur 40 possibles

 

 

A la dernière place de nos cités nous retrouvons la délicieuse Nia Jax, cité par le seul Axl dans son classement. Et il a bien fait le bougre, car malgré une année passée dans l’ombre des deux monstres Charlotte et Sasha Banks, parties pour faire de nombreux podiums dans nos récompenses, elle a réussi à faire du bruit et se forger une image déjà respectée dans le vestiaire féminin et le WWE Universe. Une lente progression en midcard à grands coups de squashs impressionnants et quelques intimidations bien senties sur des adversaires de prestige (Bayley, Banks), ainsi qu’une apparition remarquée aux Survivor Series font de 2016 une année rookie plus qu’honorable pour la powerhouse féminine de la WWE. Elle méritait bien un vote et une place d’honneur.

 

 

Merci Axl, j'arrive !

 

 

7. Ex æquo : Enzo Amore et Carmella, 2 points

 

 

Deux membres de l’ancien trio de NxT à cette 7ème place du classement ! Enzo Amore a récolté le vote de Rapha-Hell pour la simple et bonne raison que ce dernier, et plus généralement la team SAWFT avec son compère Big Cass, s’est « coulé dans le main roster comme s'ils avaient toujours été là. Hyper populaires et incontournables, les Realliest guys in the room sont là ». Et il est bien difficile de lui donner tort. Adulé par la quasi totalité du WWE Universe pour ses frasques au micro, son style vestimentaire improbable tout en emojis et son personnage bouffonesque attachant, Enzo Amore n’a pas mis longtemps avant de prendre la température de RAW et d’en faire son nouveau jardin. La transition de NxT vers la cours des grands n’est jamais un exercice facile, mais rien que pour ce passage avec brio, il méritait bien une place dans notre classement.

 

 

Enzo gêne à présent tout le monde jusqu'à son coéquipier en oubliant son slip même pour aller au ring.

 

 

Carmella, cité par le bon Yerem, a quant à elle pris son temps pour faire parler d’elle puisque son année rookie a commencé en même temps que la grande Draft de mi-juillet et sa sélection par la paire Shane/Bryan. Fraichement arrivée dans le show bleu, ses premiers pas sont tout sauf mémorables, enchainant les matchs par équipe sans saveur et surtout sans rivalité. Affichée comme « face » par les bookers, ses débuts avaient même tout de l’accident industriel et de la nomination à la ceinture de plomb avec ses entrées qui déclenchaient plus de légers rires gênés de politesse qu’autre chose.

 

C’est après Summerslam que tout commencera pour la belle de Staten Island. Jalousant le retour de Nikki Bella à Brooklyn pour le show le plus chaud de l’été, Carmella se vengera le Smackdown suivant, le 23 aout, en attaquant la compagne de John Cena lui reprochant de lui avoir volé la vedette dans sa ville natale. Débute alors un heel turn soudain qui va donner un coup de fouet aussi efficace qu’inattendu à une demoiselle qui devient alors une des révélations, toutes proportions gardées, du show bleu. Reste à confirmer en 2017 maintenant !

 

 

Et maintenant je vais vous mettre ce que Big Cass me met, si vous voyez ce que je veux dire.

 

 

 

6. Finn Balor, 6 points

 

 

Cité par deux fois à la troisième place sur les podiums de Major Tom et Axl, la présence de Finn Balor dans notre classement pourra choquer. En effet, après tout un premier semestre passé à NxT, l’Irlandais fait irruption sur le devant de la scène à l’occasion de la grande Draft du 19 juillet en étant drafté cinquième au total et le troisième à RAW derrière Seth Rollins et Charlotte, à la surprise générale ! La semaine d’après il tape l’incruste dans un Fatal 4 Way, qu’il remporte contre Rusev, Cesaro et Owens, pour le droit de concourir au tout nouveau WWE Universal Championship contre Seth Rollins à Summerslam. Titre qu’il remporte le 21 aout devant une foule en délire, se blessant gravement à l’épaule mais réussissant néamoins à finir le match. Il doit alors se séparer de la ceinture le lendemain à RAW et annoncer une absence dont nous attendons encore la fin à ce jour, bouclant ainsi une année 2016 active d’à peine un mois.

 

Un mois. Voilà ce qu’a à proposer Finn Balor pour notre concours. Mais quel mois pourtant ! Du 19 juillet au 21 aout, le Roi des Démons a vaincu à peu près tout le haut du panier de RAW, sauf Roman Reigns, et est devenu le tout premier champion Universel de l’histoire du titre, équivalent déclaré du titre mondial pour RAW. Ne nous voilons pas la face, avec de tels débuts, sans blessure, il aurait sans doute titillé la mégastar dont vous entendrez beaucoup parler sur nos pages dans les prochaines semaines dans de très nombreux classements. Il semblait donc normal de lui accorder quelques points au final et nous avons confiance dans le fait qu’il remportera certainement bien d’autre trophées en 2017.

 

 

Du coup là ça fait 5 mois qu'il s'entraine sur des nouveaux dessins dans son dos, il espère que ça vous plaira.

 

 

5. Bayley, 9 points

 

 

Celle que certains surnomment la John Cena au féminin a réussi à être cité par six rédacteurs sur huit, dont une fois à la troisième place d’un podium, par ce cher Latrell. Et c’est bien mérité pour la câlineuse Bayley qui, comme Nia Jax, a longtemps du prendre son mal en patience derrière la rivalité incontournable de RAW entre Banks et Charlotte pour pouvoir briller.

 

On avait cru à des débuts en fanfares pourtant lors de son arrivée surprise à Battleground le 24 juillet dernier pour épauler Sasha Banks en tant que partenaire mystère contre le duo maléfique Charlotte/Brooke. Puis elle avait disparu de nos écrans, pour mieux revenir un mois plus tard à RAW, le 22 aout, pour se confronter à Charlotte afin de pallier la blessure de Sasha Banks peu avant à Summerslam. La voie était libre pour Bayley mais c’était sans compter la légère surestimation du temps d’indisponibilité de Banks qui revient quasi immédiatement pour Clash of Champions, fin septembre dans un Triple Threat pour la ceinture. A partir de là, Bayley sombrera un peu dans la carte au fil de sa feud avec Dana Brooke, tandis que les deux stars Sasha et Charlotte s’envoleront vers les sommets.

 

Mais petit à petit, une fois l’obstacle Brooke écarté, la belle brune a fait son trou dans le roster et dans les cœurs des fans à coups d’apparitions régulières à RAW dans des segments backstage collant bien à son personnage attachant et drôle; ainsi que dans des matchs moins prestigieux mais destinés à lentement mais surement la pousser à nouveau vers le titre majeur détenu par Charlotte. Une année au final très propre et surtout très prometteuse pour un talent et une personnalité qui mériteront toute notre attention en 2017.

 

 

– Ah j'adore Bayley ! Ces magnifiques ballons colorés se gonflent comme ma b…

– Putain mais Jerry c'est dingue ! Qui l'a ramené ? Sortez le !

 

 

4. Big Cass, 11 points

 

 

La deuxième moitié de la team SAWFT campe elle fermement à la quatrième place de notre classement, définissant clairement la supériorité du « 7 feet tall giant » sur son comparse Enzo (pour rappel 7ème ex æquo avec 2 points). Big Cass a été cité six fois, toujours à la quatrième place, sauf pour Yerem qui le classe cinquième. Et cette régularité dans les nominations récompense une année réussie en tous points pour le compagnon de Carmella.

 

Ayant eu les honneurs d’apparaître lors du fameux RAW post-WrestleMania de 2016, on pressentait de grandes choses pour Big Cass et son coéquipier, et nous n’avons pas été déçus. Malgré un gimmick beauf ultra casse gueule, la team SAWFT a su éviter tous les éceuils classiques des transitions NxT vers RAW pour conquérir le public. Et le vrai tour de force réside en leur capacité à conquérir tous les publics. Avec leur humour à la fois trashy adulte, mais aussi très ghetto tout en restant ultra loufoque et accessible pour les plus jeunes (certains diront un peu bas du front mais bon !); les SAWFT ont coché toutes les cases nécessaires pour s’attirer les faveurs du management et gagner du temps d’antenne, de micro et des victoires importantes !

 

Big Cass est la véritable bonne surprise de cette association car si on savait Enzo capable de s’en sortir seul par la seule force de son micro, malgré d’évidentes lacunes dans le ring, nous étions beaucoup plus soucieux du futur de Big Cass. Encore plus quand ce dernier a du vivre son premier test solo extrêmement prématuré suite à la blessure sur commotion de son pote Enzo à Payback. Au contraire, ces quelques semaines ont été une révélation pour Colin Cassady qui a pu déployer sa panoplie de big man dans des un contre un et démontrer qu’il était tout sauf incapable de parler.

 

La suite on la connaît, de nombreux main event de RAW, des associations de prestige dont une avec John Cena à Battleground, un match de haut calibre à Summerslam contre Jeri-KO et de très nombreuses opportunités pour le titre par équipe. Même en solo, Big Cass a déjà fait son trou en tant que force à respecter avec notamment une participation à un Fatal 4 Way pour le titre Universel en aout dernier auquel il s’était qualifié en battant Rusev. Bref, la révélation n’était sans doute pas là où on l’attendait le plus dans les SAWFT version 2016 et la suite sera intéressante à suivre.

 

 

– Zo je t'explique, le G que les gens veulent voir c'est moi OK? Il va falloir que tu G'cles pour que G' puisses prendre mon envol. Allez on se voit mercreG' à la sale de G'm.

– G comprends rien Cass quand tu causes comme ça.

 

 

3. Alexa Bliss, 24 points

 

 

Ma douce Alexa Bliss est troisième de notre classement et je suis joie ! Pour les fidèles suiveurs du Supplément Smackdown (lien), vous n’êtes pas étranger à mon amour, rare à l’endroit d’un heel venant de moi, mais sincère de la blonde à couettes rouges. Cité par tous les rédacteurs, sauf l’hérétique Axl, et cinq fois à la seconde place, Alexa fait un carton pour une arrivée qui s’est fait pourtant en toute discrétion.

 

A l’instar de Carmella, Bliss a fait ses débuts suite à la draft l’envoyant à Smackdown avant même ses débuts dans le roster principal. Son arrivée a fait peu de bruit, la petite étant une relative inconnue aux yeux du grand public et arrivant dans une émission à l’époque encore sans ceinture pour sa division féminine. Néanmoins, le public a rapidement identifié Little Miss Bliss comme une heel « ambitieuse, originale et avec de l’impact », comme en témoigne notre krix national. Dès sa participation au 6-Pack Challenge pour couronner la première championne de Smackdown à Backlash, Alexa a brillé plus fort que toutes les autres et a immédiatement confirmé cette impression en remportant un Fatal-5-Way pour gagner le droit de défier Becky Lynch à No Mercy. Dès lors, les dés étaient jetés, Alexa Bliss était destinée à de grandes choses à Smackdown.

 

« Le plus petit élément de la WWE qui a tout d’une grande et des yeux revolvers » d’après Rapha Hell, a fini par avoir gain de cause en fin d’année à TLC dans un Tables Match pour décrocher sa première couronne et fondre en larmes une heure après dans un Talking Smack émouvant, brisant temporairement le kayfabe l’espace de quelques minutes. Little Miss Bliss est lancée vers les sommets et son second semestre 2016 est un modèle d’heureux mélange entre des opportunités savamment distillées et une fleur qui bourgeonne et éclot sous nos yeux au bon moment. Bravo à elle !

 

 

– Si j'en suis là c'est aussi grace à toi Becky ! Merci Beckyyy !

– Lache moi bordel !

 

 

2. Sami Zayn, 25 points

 

 

Sami Zayn vole la seconde place de notre classement à la douce Alexa d’un petit point, grâce à sa constance puisqu’il est le seul avec notre lauréat à avoir été cité par tous les rédacteurs, dont sept fois sur le podiums sur huit.

 

Mais quoiqu’il en soit, sa place est loin d’être usurpée tant le talent du bonhomme est immense. Sami en 2016, c’est l’histoire d’une frustration ultime, avec des sommets très rapidement atteints avec une arrivée tonitruante au Rumble suivie d’une participation au Ladder Match pour le titre Intercontinental à WrestleMania, puis une rivalité historique culminant à un match d’anthologie contre Kevin Owens à Payback en avril. Et après ? Plus grand chose…

 

Notre bon Sami restera bien plus ou moins dans le haut de l’affiche, servant le plus souvent d’adversaire valeureux mais trop court à une palanquée de superstars au travers de match pour les places d’aspirants numéro un aux titres poids lourds, Intercontinental, Universel… Mais c’est à peu près tout. Son personnage prend néanmoins un coup de fouet depuis peu avec une rivalité contre Braun Strowman, mettant en avant un caractère et une hargne retrouvée qui séduisent le public et lui offre deux derniers mois sur le devant de la scène.

 

Toujours est-il que Sami Zayn, El Generico ou Rami Sebei pour les intimes, c’est une putain de valeur sure si vous voulez bien me pardonner l’écart. Toujours un régal à suivre entre les cordes, le technicien québecois de 32 ans a ramené dans ses valises à la WWE toute son expérience glanée tout au long de sa longue carrière de globe trotter au Japon, au Mexique et au travers de tous les Etats-Unis. Jamais décevant dans le ring, brillant par moment au micro quand on le laisse parler, Zayn a laissé entrevoir au cours de sa première année dans le roster principal toutes les qualités pour devenir le futur babyface ultime de la fédération, le personnage parfait pour ne jamais baisser les bras, encaisser et surmonter toutes les épreuves. Le successeur idéal pour combler le trou laissé dans nos cœurs par un certain Daniel Bryan. Qui sait ?

 

Les puristes nous rétorqueront que le rouquin avait fait un caméo en mai 2015 en tant qu’adversaire surprise de l’US Open Challenge de John Cena, alors à Montreal, ville natale de Zayn. Mais celui ci étant plus du ressort du « one night only » et n’ayant jamais revu Zayn depuis, nous avons choisi de le laisser éligible.

 

 

Regarde le classement de l'année dernière ! Tu seras toujours l'éternel second tabernac' !

 

 

1. AJ Styles, 40 points sur 40 possibles

 

 

Wow. Juste wow. L’année 2016 d’AJ Styles est un rêve éveillé auquel très peu de catcheurs auront ou auront eu la chance de gouter dans leur carrière. Et cela méritait bien la seconde unanimité totale de l’histoire de cet Award, après Kevin Owens en 2015. Et comme pour ce dernier, voire même pour Rusev avant en 2014, l’année rookie tonitruante est passée par une rivalité avec le gardien du temple, John Cena. Si vous cherchez le lauréat 2017, guettez bien le petit nouveau qui viendra chercher des crosses à John après WrestleMania l’année prochaine !

 

Toujours est-il que son trophée, AJ ne le doit à personne d’autre qu’à lui même. Son talent a éclaboussé tout le WWE Universe du moment où il a fait son entrée, d’ores et déjà légendaire, au Royal Rumble ; et ce jusqu’au tout dernier Smackdown de l’année 2016 avec un Triple Threat magique contre Corbin et Ziggler pour une énième défense de titre. Car oui, mesdames et messieurs, l’année du Phenomenal One est totale. De janvier à décembre, il a trusté le haut de l’affiche en multipliant les matchs primés par tous les spécialistes de la sphère catch.

 

 

Sauf qu'en bon heel, il chie sur vos remerciements, confettis et compagnie !

 

 

On se souviendra ainsi de son affrontement de dingue à Extreme Rules contre Roman Reigns, ses deux matchs épiques à Money in the Bank et Summerslam contre le seul et l’unique John Cena, le triple threat pour le titre à No Mercy contre Ambrose et Cena ou encore le TLC d’anthologie pour la ceinture au PPV éponyme contre Ambrose une nouvelle fois.

 

Niveau rivalité, AJ Styles a su magnifié toutes les histoires dans lequelles il a mis les pieds, avec notamment sa délicieuse association « Y2AJ » avec Chris Jericho, accouchant de segments hilarants et d’un match à WrestleMania. AJ Styles a également mené la vie dure à Cena pendant tout le second trimestre avec ses anciens copains du Club, créant au passage la catchphrase « Beat up John Cena » au plus grand plaisir des fans hardcore du monde entier. Sa rivalité avec Ambrose, longue et passionnante à bien des égards, a donné lieu à de nombreuses très bonnes promos et des matchs tout aussi physiques dans lesquels il a tiré le meilleur du Lunatic Fringe. Enfin, il a même réussi à transformer l’eau en vin avec une rivalité incongrue comme James Ellsworth. A bien des égards, Styles était le Midas de Smackdown et de la WWE sur 2016 et il mérite largement son trophée à l’unanimité. Bravo Monsieur Styles.

 

 

Après avoir survolé 2016, on lui souhaite un bon atterrissage en 2017 !

 

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