Catch

En route vers le 3e tour!

Parce que ce PPV, c'est NOTRE Projet!

Emmanuel Macron, détenteur du titre "Président de la république" après son squash de Lepen.

 

Voilà, la nouvelle saison de la WWE peut commencer après un Mania dantesque. Et la draft a quelque peu redistribué les cartes, qui fait un peu office de 1er tour dans la reconquête du titre de show suprême par RAW au détriment de Smackdown. Ce Payback fait donc office de second tour, pour savoir si cette nouvelle donne permet de repartir sur de bonnes bases.

 

Comme on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve, de subtils clins d'oeil à l'élection française seront disséminés tout le long de cet article. Parce qu'il est jeune, beau, et surtout parce que je ne veux pas de contrôle fiscal.

 

 

Nalyse de Payback 2017

 

 

Le pre-show est composé de deux chapitres:

– L'équipe d'Enzo et Big Cass a réalisé un tombé victorieux sur le duo chauve Gallows et Anderson. Le match n'est pas foufou, vu que ce ne sont pas non plus des équipes soit techniquement impressionnantes, soit très motivées.

 

– Nous avons eu droit à un Miz TV, avec Finn Balor en invité. Le Miz est d'abord élogieux ressortant le CV de l'Irlandais. Alors du coup, il ne comprend pas son échec à la WWE. L'ami Finn lui rétorque qu'il est le premier champion DE L'UNIVERS de l'histoire et compte reprendre son bien, sûrement le jour où Brock Lesnar se demandera quel est cet objet autour de sa taille.

 

Puis le Miz se fit frapper, comme dans tout bon Miz TV qui se respecte. On a ici un passage digne d'un RAW, mais qui reste en preshow tout va bien.

 

 

Comment se construit un preshow réussi? C'est un mélange de choses physiques et intellectuelles.

 

 

Place au vrai show, le vrai. Et quoi de mieux que de commencer par la rivalité la plus ancienne en cours, celle entre les anciens amis Jericho et Owens. Le titre des Etats-Unis est en jeu, et si le challenger l'emporte, il sera transféré à Smackdown, lieu du titre.

 

Le match fut très plaisant et rythmé, chacun jouant à merveille sa partition. Owens, roublard, aura donc pris du temps pour récupérer après des moments forts, de son adversaire. Il usera de sa technique du doigt sur la corde, pour casser le mur de Jericho. Mais l'ami Chris va quand même remporter ce match, par soumission. En tant que nouveau champion des Etats-Unis, le voilà à Smackdown.

 

Pas pour longtemps, vu que le lendemain, lors du rematch, le voilà dépossédé de son bien, et surtout passé à tabac, sûrement pour justifier son départ en tournée.

 

Mais les deux canadiens ont bien enflammé la salle, mission accomplie pour cet opener.

 

 

Ce match m'a enchanté à 66.1%

 

 

Le second match se devait d'entretenir la flamme qui habitait les spectateurs. Et quand on propose une affiche entre deux noms reconnus en dehors de la WWE, ça peut le faire. Austin Aries s'est fait plaisir, avec une première partie du match où il fait un étalage complet de son talent! Logique, car moins connu des suiveurs de la WWE que son adversaire Neville, mais cela permet de voir que ce match pour le titre cruiserweigt est une excellent affiche. Neville, en bon salopard est plus méthodique, mais finira dans la prise de soumission de son adversaire.

 

Il s'accrochera à ce qu'il peut pour survivre. La corde, non, trop loin! Vas-t-il taper? Non, il s'accroche à son titre, et surtout à l'arbitre, qui en perdit l'équilibre. Ce dernier se sentira agressé, et donnera une victoire par disqualification à Aries, qui passe encore à côté du titre, mais peut justifier aisément un nouveau match.

 

Et vu la copie rendue, je suis ravi que cela continue.

 

 

D'une certaine manière, on est comme une prostituée, notre boulot c'est de séduire.

 

 

Niveau continuité, nous voilà avec la feud par équipes du moment. Les frères Hardy, tout "nouveaux" venus depuis Wrestlemania, et champions depuis le show des shows, vont affronter leurs rivaux les plus dangereux, Sheasaro. Beaucoup de respect pour les hommes en kilt (oui Irlande/Ecosse, c'est pareil tout ça…) envers les ex-têtes d'affiches de la TNA.

 

Le match a une construction classique d'un match par équipe: les challengers détruisent un face dit en péril, puis changement de rythme après un tag salvateur. Ici, c'est Jeff qui fut le massacré, il s'y est même cassé les dents, au sens propre du terme. Mais la fraternité a finalement repris le dessus, et les Hardy conservent leur titre, au terme d'un match efficace et plutôt intéressant.

 

Après le match, les champions furent félicités par leurs challengers, avec une poignée de main… AVANT DE SE FAIRE EXPLOSER LA TRONCHE.

Car Cesaro et Sheamus, frustrés par cette défaite, changent d'attitude, et laissent parler la colère! Un turn qui va permettre de reconduite cette feud.

 

 

Jeff Hardy a mon âge, encore un jeune qui va percer.

 

 

Place au filles. Qui va repartir auréolé du titre féminin? Bayley, la championne qui a tout de même Banks et Charlotte sur son tableau de chasse, ou Alexa Bliss, la révélation de Smackdown?

Si je n'ai aucun mal avec Alexa au micro, que je trouve divinement "bitchy", je m'interroge toujours sur son niveau in-ring. Elle n'est pas nulle, mais je n'arrive pas à la situer par rapport au Banks et Charlotte.

Mais pour le coup, ce match est pour moi le coup de coeur de ce PPV. Bliss s'est acharné sur Bayley qui a usé de sa ténacité pour la contrer. Mais en vain: après une rencontre entre la tête de la Champ et le poteau de coin de ring, puis d'un DDT porté par Bliss pour remettre un coup sur la tête, voilà que la petite blonde devient la première lutteuse à avoir pu remporter le titre féminin des deux divisions. On aurait pu penser que ce serait Charlotte qui y parviendrait, mais la petite Alexa a carrément explosé et s'est hissée au niveau de ce que j'appelle "la sainte trinité féminine" (Charlotte, Banks et Lynch).

 

 

Etre candidat à la présidence, c'est avoir un regard et un style. Aussi vrai qu'Alexa a un regard et un style sur son rôle.

 

 

Nous avons pour le moment une copie parfaite, que des bons matches, et un public chauffé à blanc. Il est donc temps pour la WWE de refroidir tout le monde. Place maintenant à la maison des horreurs, que je vais renommer la "maison des erreurs".

 

Première erreur, l'histoire était finie après Mania. Randy a infiltré la Wyatt family pour mieux la détruire, fragiliser Bray, puis lui prendre son titre.

 

Deuxième erreur: le manque de motivation des deux pour continuer la feud. Ils sont dans deux shows différents, et sont focalisés sur de nouveaux némésis: Balor pour Bray, et le WTF Mahal pour Orton.

Troisième erreur: le format du match.

 

Personne ne pigeait les règles, on nous les balance. Randy prend un Uber pour aller chez Bray. Déjà, si tu ne sens pas le piège, t'es con comme dans un film d'horreur pour ado libidineux. Mais si en plus tu prends soin de bien tourner le dos pour bien laisser des opportunités d'attaque à Bray, t'es idiot.

 

Dernière erreur: accumuler tous les clichés des films d'horreur, la lumière de la maison devient rouge (Amityville), des "bébés" (enfin des poupées) inquiétants, parce que les enfants ça fait peur dans les films d'horreur comme dirait l'ami Debbache, une cuisine dégueulasse…

 

Tout y est passé, c'était mal filmé, mal rythmé je trouve aussi.

 

Je pense que la WWE a voulu tenter un "Final deletion" pour jauger s'ils pouvaient refaire un trip Broken, mais ils sont loin d'en être capables.

 

Pour revenir sur ce très mauvais match, Randy a donc perdu, trop distrait par la vaisselle ou les poupées, et Bray est rentré avec l'Uber qui attendait.

 

Il est passé sur le ring, pour dire ses trucs, mais Randy est apparu. Ne me demandez pas comment il s'est téléporté, car la maison semblait être à 20 minutes en voiture, je ne suis pas sûr que la WWE le sache aussi. Il aggressa Wyatt, mais Jinder et les Singh Brothers (je suppose que les appeler Slumdog faisait trop raciste…) ont pris le dessus sur Orton.

 

 

Ce match est de la poudre de perlimpimpin.

 

 

Bref, pour calmer les huées que l'on entendit poindre suite à ce navet, Rollins et Joe se devaient de redresser la barre. Mais ils n'ont pas été aidés par ce public refroidi, et aussi parce qu'ils en gardaient sous le pied. Après tout, la rivalité ne venait que de commencer, et comme l'affiche a de la gueule, il ne faut pas tout dévoiler. C'est comme avec les filles messieurs, ne sortez pas votre sexe de suite, faut d'abord que vous présentiez bien avant de l'attirer dans votre lit.

 

 

Seifer n'est pas le candidat de l'esprit de la finesse.

Il prétend même qu'il en a une comme ça.

 

 

Bref, ce match a tout de même eu un dénouement qui m'a assez surpris: alors que Jonathan le Samon portait une soumission sur Rollins, après avoir énormément travaillé sur son genou, l'architraitre, au dessus, a porté son poids sur son tortionnaire. Ce tombé improvisé et opportuniste aura eu raison de la soumission, avec un compte de 3 à la clé.

 

Et nous avons là une construction de big man intéressante. Normalement, l'athlète imposant est invaincu pendant longtemps, avant de perdre face à une pointure (Cena pour Rusev, Reigns pour BRAUN). Là, nous avons un colosse qui prend le pin, dès son premier match de PPV. A part renforcer sa colère et sa dangerosité, je ne vois pas trop les effets négatis de ce tombé accidentel. La feud ne fait que commencer, soyez-en sûrs.

 

 

Je sors du vestiaire de Joe. Il a l'air encore plus déboussolé par sa défaite que Le Pen durant le débat.

 

 

Place au Main-Event. Le visage de la WWE Roman Reigns, que les fans adulent pour son envoi de LA légende à la retraite, son push immérité selon eux, va affronter la révélation BRAUN (à prononcer comme un métalleux).

 

Ce dernier l'a même envoyé à l'hosto, sous les vivats que le face Reigns attend logiquement (sérieux les gars, arrangez le truc).

 

Bref, c'est un Roman plus que diminué, avec un bras gauche inutilisable, le torse plein de bandages qui se présenta devant un homme en pleine forme, et qui renverse des ambulances.

 

Mais le match ne fut pas à sens unique. Après une destruction en bonnet du forme (oui je fais des calembours) de Roman, ce dernier, grâce au fameux second souffle que détient tout face qui se respecte, tente de reprendre le dessus.

 

Las, le Spear ne suffit pas, et c'est un Reigns diminué mais combatif qui finit par voir ses épaules rivés pour le compte de 3.

 

Puis BRAUN, qui n'a bouffé que 3 enfants avant le match, continue son jeu de massacre, au point que Reigns "crache" du sang (faux bien évidemment, vu que BRAUN a continué à le dézinguer après).

 

Et c'est sur cette image de démolition que ce termine ce paye pour voir.

 

 

Emmanuel et sa rencontre avec Tye Dillinger. Oui je n'ai rien sur le match qui était prévisible comme le vainqueur de ce second tour.

 

 

Au final, que retient-on? De la merde concernant le match Orton-Wyatt, et ensuite des copies correctes voires bonnes. Pas de match de l'année, mais un assez bon PPV dans l'ensemble.

 

Les 2 lutteurs de Smackdown qui ont fait le déplacement (Orton et Owens) ont perdu.

 

Mais ce que je retiens surtout, c'est que ce PPV n'a achevé ou lancé aucune rivalité. Soit il y aura des rematches ou des vengeances (Aries, Owens, Hardy, Bayley, Joe, et Reigns), soit Mahal a rappelé qu'Orton et Wyatt, c'est du passé.

 

Bref, c'est pour moi bizarre à dire, mais il s'agit de la suite de la draft, en attendant le prochain PPV rouge, pour enfin voir une évolution des histoires.

 

 

Au final, on va attendre les législatives et Extreme Rules pour savoir ce qui nous attend.

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