Hall of Fame

Ceinture de Plomb 2017, liste et module de vote

You had some very bad people in that group, but you also had people that were very fine people.

Donald Trump, à propos du rassemblement d’extrême droite à Charlottesville en août dernier

 

Il y a des gens pas bien dans notre liste de candidats à la Ceinture de Plomb. Mais aussi des gens bien! Prenez le pire à vos yeux et humiliez-le comme vous seuls savez le faire! Le module est ici.

 

 

 

Gagner la Ceinture de Plomb 2017 : l’unique moyen de succéder à Adam Rose à un palmarès!

 

 

Ceinture de Plomb 2017, liste et module de vote

 

 

Eh oui, nos Awards arrivent enfin, avec un peu de retard mais que voulez-vous, la vie, cette chienne, est chronophage. Nous démarrons aujourd’hui par la liste de la Ceinture de Plomb, et les récompenses diverses et variées suivront dans les prochains jours, promis.

 

À force, vous connaissez le principe, donc on va être brefs. La Ceinture de Plomb vise à récompenser le ou la catcheuse dont l’année aura été la plus détestable à vos yeux, selon des critères qui vous sont propres : certains dénoncent avant tout la faible qualité du travail entre les cordes de telle ou telle « Superstar », d’autres pointent du doigt un personnage affreux créé par les bookers, d’autres encore punissent les écarts commis en backstage… Chacun son vote, chacun ses préférences!

 

 

 

Ca, c’est vous. Mais aussi votre voisin!

 

 

Le vote, justement : vous aurez accès, en cliquant sur le lien ci-dessus, à quinze options, qu’on vous demande de classer de premier à quinzième. Le premier est celui ou celle qui, selon vous, mérite le plus la honteuse distinction; le ou la quinzième la mérite le moins. Le module attribuera 15 points à chaque personnage cité en premier, 14 à chaque deuxième, et ainsi de suite jusqu’au dernier, qui aura 1 point. Il fera ensuite la somme et nous donnera le classement définitif, qu’on présentera en le ramenant à la moyenne obtenue par chacun (si tout le monde met le même catcheur en premier, il aura une moyenne de 15; si tout le monde met le même catcheur en dernier, il aura une moyenne de 1).

 

 

Et l’après-dernier, il aura zéro?

 

 

 

Pour rappel, voici le top 5 des années précédentes. Pour plus de détails, se reporter à l’incontournable catégorie « Hall of Fame ».

 

2016

1. Adam Rose, 8,97 points sur 15 possibles

2. Mojo Rawley, 8,37

3. Titus O'Neil, 8,30

4. Alberto Del Rio, 7, 92

5. Les Shining Stars, 7,59

 

2015

1. The Ascension, 10,08 points sur 15 possibles

2. Adam Rose, 9,26

3. The Big Show, 8,93

4. Brie Bella, 8,80

5. The Miz, 7,98

 

2014

1. Cameron9,39

2. Kane, 9,17

3. Big Show, 8,98

4. Aksana, 8,96

5. Adam Rose, 8,27

 

2013

1. Ryback10,43

2. Curtis Axel, 9,61

3. The Miz, 9,10

4. Eva Marie, 8,54

5. Wade Barrett, 7,52

 

2012

1. The Great Khali9,68

2. Aksana, 9,10

3. Tensai, 9,09

4. Ted DiBiase, 8,16

5. Evan Bourne, 7,56

 

2011

1. Sin Cara, 9,78

2. The Great Khali, 8,23

3. Jinder Mahal, 8,09

4. Jacob Novak, 6,81

5. Johnny Curtis, 6,74

 

2010

1. Matt Hardy, 9,24

2. The Great Khali, 8,07

3. Shad Gaspard, 7,60

4. David Otunga

5. Titus O’Neil

 

2009 :

1. Hornswoggle (scores non dispos)

2. The Great Khali

3. Eric Escobar

4. Les Bella Twins

5. Matt Hardy

 

 

Merde, je peux plus l’avoir parce que je l’ai déjà eue? Et si je delete ma carrière précédente, y a moyen?

 

 

 

Sélection 2017

 

Comme chaque année, l’élaboration de la liste de quinze a suscité d’âpres (mais amicaux) débats dans notre petit groupe. Les critères — nullité, push excessif, incapacité de se hisser au niveau attendu, inutilité, mais aussi poisse — étant volontairement larges, les noms proposés ont été évidemment nombreux et, comme on le dit chaque fois, il est certain que si on demandait à cent suiveurs de donner une liste chacun, on se retrouverait avec cent listes différentes. Mais comme toujours, de la variété des opinions naît la disparité et l’hétérogénéité de la liste, où l’on retrouve aussi bien des main eventers patentés que des jobbers, des champions et des no-name, des meufs et des équipes, des qu’on aime qu’on aurait voulu voir plus haut et des qu’on déteste et qu’on aurait voulu ne jamais voir… La seule chose qu’on n’y retrouve pas, ce sont les lauréats d’antan : la CDP, c’est comme le Nobel de la Paix ou la varicelle, ça ne se chope qu’une seule fois.

 

 

 

M’en fous de cette règle, toute façon j’ai été viré l’année dernière. Dans vos dents les haters!

 

 

Voici donc les 15 malheureux, classés par ordre alphabétique.

 

 

Enzo Amore

 

Y en a qui aiment. Mais y en a aussi qui aiment avoir du poivre à gratter dans le col, la chaude-pisse et Cyril Hanouna. Y en a en revanche qui détestent. Qui détestent son catch approximatif, qui s’irritent de ses interminables et si similaires promos, qui déplorent qu’au lieu de se contenter d’un rôle de porte-voix pour Big Cass il ait obtenu le feu vert pour une carrière solo, qui s’insurgent de le voir attraper la couronne des Cruiserweights au nez et à la barbe de voltigeurs autrement plus méritants, qui condamnent son comportement de diva en backstage et qui, surtout, ont envie de se crever les yeux à cause de son horrible look. Et ceux-là sont nombreux.

 

 

Allez, adieu loser, ma carrière de Certified Star s’envole, yeeeeha!

T’as la bite qui pend.

Haha, bon courage pour faire carrière avec ce genre de réparties, gros nul!

Ce n’était pas une répartie, juste une observation. Bon courage pour faire carrière avec ce genre de bite, champion.

 

 

 

Austin Aries

 

« The Greatest Man That Ever Lived » (surnom usurpé à Jean Lassalle) n’est évidemment pas présent dans cette liste d’infamie pour son niveau in ring, que nul ne remet en question. Mais à l’instar il y a quelques années de Kaval (aka Low Ki dans les gymnases), il est puni pour son impatience : alors que sa carrière à Stamford démarrait sous de bons auspices (plusieurs Title shots au titre de champion des Cruiserweights), il est brusquement parti en juillet, mécontent du manque d’égards manifesté par la creative team à son endroit. Plusieurs de nos rédacteurs, fermement attachés à des principes tels que la modestie, la capacité à rester à sa place et l’art de convaincre la hiérarchie de sa valeur au lieu de la jouer Caliméro, s’en sont émus et ont milité avec vigueur pour qu’il soit impitoyable châtié en figurant parmi les quinze maudits.

 

 

Attends, j’arrive dans le roster principal début 2017 et au bout de trois mois y a le Hall of Fame… et j’suis même pas intronisé! Je veux bien être patient mais y a des limites.

 

 

 

Bayley

 

Dans le civil, elle s’appelle Pamela Rose. Un blaze à faire marrer dans un film de Kad et Olivier, pas à arpenter les rings. Elle a pourtant su surmonter ce terrible handicap et imposer un personnage de p’tite sœur un peu concon qu’on a apprécié de voir grimper au firmament face à toutes les biatchs de la galaxie, à commencer par la reine Charlotte, à qui elle prit le titre féminin de Raw au Rumble, avant de conserver son bien à Fastlane et surtout à Mania, excusez du peu. Avec un tel début d’année, elle était bien partie pour glaner en décembre notre Award de meilleure catcheuse 2017, mais la suite fut un sacré retour de bâton : perte du titre face à Bliss, blessure et retour en bas de carte, avec un deuxième semestre désastreux soldé par le peu enviable sort d’être la première éliminée lors du Survivor Series Match féminin. Pour certains suiveurs sévères, la baudruche s’est définitivement dégonflée et ça ne devrait pas s’arranger à présent que Paige et ses multiples copines sont dans la place.

 

 

Au début, c’est agréable, mais au bout d’un moment, c’est tellement sucré que c’en devient vomitif.

 

 

 

Big Cass

 

Rien de plus jouissif que de bifler Vince McMahon en crachant sur l’un de ces prototypes qu’il aime tant : 2m10, 125 kilos, une belle gueule de mâle alpha, une chevelure longue… Mais Big Cass s’est fracassé sur cette règle d’airain qu’est le principe de Peter, qui veut que chacun atteint tôt ou tard son seuil d’incompétence. Pour le bellâtre, ce fut sa mise sur orbite solo qui montra toutes ses limites. Ayant transformé en punching bag son héraut Enzo, il se retrouva fort dépourvu quand l’heure de prononcer une promo est venue. Incapable de livrer un match individuel correct et de développer un personnage moins monolithique que le sempiternel « balaise heel qui estime que tout lui est dû », il a aussi souffert de la comparaison avec l’autre monstre des lieux, Braun Strowman, qui l’éjecta sans ménagement du Rumble, façon d’indiquer ce que seraient les trajectoires des deux colosses dans l’année à venir. Après quelques déceptions en équipe avec Enzo, Cass ne trouve rien de mieux que de mettre en scène une agression dont il aurait été la victime (on se demande toujours ce que ça lui a apporté), a livré à son ex une feud sans suspense et sans intérêt, s’est farci le Big Show, tremplin habituel pour les types de son gabarit, et le soufflé était déjà bien retombé le 21 août quand, aux défauts habituels des CDPistes (faiblesse in ring et au micro, personnage plat) il ajouta la malédiction de la blessure longue durée qui le mit sur le flanc pour le reste de l’année. Au vu des mois précédents, c’était sans doute la meilleure chose qui pouvait lui arriver.

 

 

 

Tout est dit.

 

 

 

James Ellsworth

 

James est laid. Très laid. Très très laid même. Et rien que pour ça, les défenseurs du bon goût trouveront légitime de faire figurer son nom sur cette liste. Mais ce n'est pas son seul défaut: après avoir joué le bouffon qui retourne sa veste plus vite que son ombre en 2016, le gus s'est improvisé manager de Carmella dès janvier, permettant ainsi à la demoiselle de gratter ici et là quelques piètres victoires grâce à des interventions toutes plus grossières les unes que les autres. Franchement, la blonde qui n'avait jusqu'alors pas vraiment convaincu entre les cordes avait-elle besoin d'un tel boulet à ses pieds pour paraître encore plus inepte et faible qu'elle ne l'était déjà? Si seulement il s'était contenté de jouer au valet servile, on aurait peut-être pu adhérer tant bien que mal à ce duo… mais lui avoir attribué par la suite le rôle du boyfriend follement amoureux était définitivement une idée moisie. Sincèrement, qui a bien pu croire un seul instant à cette romance aussi improbable que boiteuse entre un mec moche comme un pou et une telle bombasse?

 

Mais ce qu'on retiendra tous au final, c'est la date du 18 juin et le fatidique moment où l'on vit Ellsworth décrocher la mallette du tout premier Money in the Bank féminin pour le compte de sa bien-aimée. Comme si de rien n'était. Comme s'il était normal qu'un homme décroche la précieuse mallette, de surcroît sous les yeux d'un corps arbitral resté totalement impuissant. L'image est calamiteuse et réussit à ruiner en un instant ce qui aurait dû être un moment de gloire, gravé à jamais dans l'histoire de la division féminine. Au final, personne n'en est ressorti grandi, surtout pas ce laideron d'Ellsworth que la WWE a fini par lourder quelques mois plus tard.

 

 

Pire que Donald Trump et Harvey Weinstein réunis, voici le Porc Ultime de 2017!

 

 

 

Goldberg

 

Le parcours de Goldberg — vite surnommé Oldberg — à la WWE en 2017 pourrait se résumer facilement en un mot: minimaliste. Les fans les plus indulgents diront que le papy ne nous aura pas embêté longtemps en 2017. Les plus sévères estimeront qu'il nous a justement gâché les moments les plus importants de l'année. Bill aurait pu se contenter sagement d'un match de gala pour finir sa vieille rivalité contre Brock Lesnar, mais non. Voilà t-y pas que la WWE a décidé d'en refaire un champion du monde. Alors, en pleine Road to Mania, la période sensée être la plus excitante de l'année, Rusev et Luke Harper se font sortir du Rumble par le quinquagénaire avant que Mister Wrestling Kevin Owens n'achève son magnifique règne universel en 21 secondes contre le même ancêtre. Tout ça pour que le vieux cède sa timbale moins d'un mois plus tard à WrestleMania. Si l'on peut légitimement faire preuve de clémence à l'égard de sa prestation face à Lesnar à Mania (match pour lequel il n'a d'ailleurs jamais réclamé la revanche à laquelle il avait pourtant évidemment droit), on peut à l'opposé difficilement se montrer indulgent lorsqu'il s'agit d'évoquer son sinistre « combat » contre le pauvre Owens à Fastlane.

 

En théorie, le retour du vétéran aurait dû être une régalade absolue. Dans les faits, cela s'est plus apparenté à une franche débandade en bonne et due forme. Son fils – lui – aura certes pu en profiter pleinement (en recevant l'ultime privilège de pouvoir monter sur le ring afin de célébrer aux premières loges avec son paternel)… pas dit que les fans puissent en dire autant après toutes ces prestations au goût plus qu'amer. On aime bien les légendes, mais faut pas déconner quand même.

 

 

– Woah merci papa, c’est vraiment un super moment, je t’adore, merci merci merci!!!

– …

– Ben tu dis rien?

– Attends… Je… viens… de… te… lever… le… bras. Laisse… moi… reprendre… mon… souffle.

 

 

 

Lana

 

On appelle ça un bon gros raté. La WWE voyait bien la popularité permanente de l'acolyte de Rusev, mais la fédération a cru bon d'exploiter le filon en transformant la manageuse en catcheuse. Belle et glaciale comme un hiver sur la Volga, Lana a été packagée comme le parfait produit WWE ère Vince McMahon. Gimmick de danseuse de cabaret, musique entraînante, arrivée en fanfare dans le roster féminin de Smackdown et match pour le titre donné sur un plateau. Sauf que la réalité a rattrapé tout le monde en pleine gueule : Lana ne sait absolument pas catcher. Il a fallu subir plusieurs lamentables prestations contre Naomi pour que les scénaristes se rendent compte de leur erreur. Retour au bercail pour la jeune femme, confinée désormais au rôle peu flatteur de valet de Tamina qui ne fera visiblement plus rien d'intéressant non plus. 2017, l'année de la désillusion.

 

 

Quand t’as bluffé sur ton CV pour avoir un boulot et soudain tu te retrouves à devoir faire un truc que tu sais pas du tout, mais alors pas du tout faire.

 

 

 

Jinder Mahal

 

Si on lui demande, l'Indo-Canadien considère sûrement qu'il a vécu une année 2017 exceptionnelle. Sauf qu'on ne lui demande pas son avis. Force est de constater que l'ancien membre des 3MB nous a plombé toute notre année pour peu que l'on suive les péripéties de la terre bleue des opportunités. Les experts sont formels, on ne comprend toujours pas ce qui a pris à la WWE. Tout commençait pourtant bien : début 2017 Jinder était le jobbeur qu'il n'a jamais cessé d'être et son fait principal fut de perdre en finale le trophée André le Géant de WrestleMania par intervention d'un joueur de football américain surnommé Gronk. Mais ensuite, le shake-up a visiblement tourné trop fort pour Vince et consorts. Le 11 avril il perd contre Mojo Rawley, la semaine suivante… le voilà prétendant au titre mondial. Le pire, c'est que le salaud y arrive. Du 21 mai au 7 novembre, Jinder Mahal est le champion poids lourds de la WWE. Relisez dix fois cette phrase et essayez de voir si vous la comprenez : c'est peine perdue. Chiant comme la pluie sur le ring, désagréable au micro, Mahal n'a jamais montré la moindre once du talent qui aurait pu légitimer un tel push. Non pas que l'Indien soit un mauvais heel car il a plutôt correctement joué son rôle de vilain étranger, mais la composition du roster n'aurait jamais dû lui permettre d'entrevoir ne serait-ce qu'un bout de main event. Dites-vous qu'on aurait très bien pu assister à six mois de rivalités pour le titre mondial avec AJ Styles et Rusev, dites-vous que Tye Dillinger, Sami Zayn et Luke Harper ont été relégués en fond de carte. Rappelez-vous des matchs toujours identiques contre Orton ou Nakamura où le méchant gagne à la fin grâce à la distraction des jumeaux Singh. Puis votez en votre âme et conscience. En 2018, plus jamais ça. On vaut mieux que ça.

 

 

 

Transmission de mojo de plomb activée!

 

 

 

Shane McMahon

 

En toute honnêteté, Shane aura réussi au moins une chose cette année: son somptueux affrontement contre AJ Styles à WrestleMania. Soit (mais l’identité de l’adversaire y est pour beaucoup, Styles tirerait un match correct d’une poubelle, voire du Great Khali). Et à part ça?

 

Franchement, il faudrait carrément être masochiste pour trouver quelque chose à sauver de son Hell in a Cell face à Owens en octobre. Le combat était interminable et le coup de la « tentative de suicide » avait un sérieux air de déjà-vu (c'est typiquement le genre de cascade qui aurait dû rester unique afin de préserver son caractère exceptionnel). Et même si sa rivalité avec Kevin était plutôt partie sur de bonnes bases, il faut quand même bien admettre qu'elle a fini par s'enliser au bout d'un moment.

 

Par ailleurs, le fils du patron a beau n'être plus tout jeune, il a cependant le mérite d'afficher une condition physique tout à fait honorable. Pour autant, nombreux sont ceux qui d'un côté, lui reprochent à juste titre le rendu grotesque de ses misérables petits coups de poing ridicules. De l'autre, beaucoup finissent par trouver que ses combats finissent par tous se ressembler, la faute à des matrices usées jusqu'à la corde et employées en boucle depuis plus de quinze ans (le sempiternel elbow drop à l'extérieur du ring ou le coast to coast en sont les exemples les plus frappants). A terme, ça peut finir par lasser.

Et comme si ça ne suffisait pas, impossible évidemment de faire l'impasse sur le rôle d'arbitre qu'il a tenu à deux reprises cette année (Summerslam et Clash of Champions), en en faisant à chaque fois des tonnes au point de rendre illisible le combat qu'il était censé encadrer. Vouloir s'impliquer dans la fonction était tout à fait louable mais surjouer outrancièrement comme il l'a fait n'était assurément pas une bonne idée. C'était même carrément horripilant en réalité.

 

 

Mais cassez-vous de mon ring, les deux nazes! C’est MOI que les gens veulent voir!

 

 

 

Shinsuke Nakamura

 

Shinsuke est un bon catcheur. Très bon. Très bon bon même. Et rien que pour ça, les défenseurs du bon goût trouveront illégitime de faire figurer son nom sur cette liste. Sauf que depuis son arrivée à Smackdown en avril dernier, Nakamura a donné l'impression de ne produire entre les cordes que le minimum syndical. Ceux qui ont suivi son parcours à NXT savent précisément de quoi il est capable et en comparaison, force est de constater qu'il est très loin d’avoir livré toute l'étendue de son savoir-faire depuis qu'il a intégré le show bleu.

 

Quelques optimistes ont même cru que le titre suprême lui était promis en août, le voyant alors mettre un terme à l'ignoble règne de Mahal à Summerslam. Hélas il n'en fut rien, malgré sa seconde tentative restée tout aussi infructueuse quelques semaines plus tard à Hell in a Cell. En dépit de prestations sans grande saveur (exception faite de quelques minutes à Survivor Series), le public reste cependant totalement acquis à la cause du Japonais. Cela dit, la WWE devra vraiment veiller à ne pas laisser retomber le soufflé en 2018. En attendant, on pourra difficilement se contenter d'une année aussi frustrante et ce, même en étant son fan le plus clément. Comme disent les profs sur les bulletin de notes à l'école: « peut et doit mieux faire ».

 

 

En même temps, soyons honnêtes : avec tout le crack qu’il s’envoie depuis son arrivée aux States c’est déjà un miracle qu’il arrive à tenir debout.

 

 

 

Randy Orton

 

Le CV 2017 du vieux serpent est lourd comme le plomb cette année. Dès janvier, il enterre les espoirs de ceux qui voulaient voir le Rumble attribué à quelconque prodige méritant issu de la scène indépendante. En avril, il enterre Bray Wyatt et l'enthousiasme du public en délivrant le pire match de la carte de WrestleMania. S'ensuivront des purges à stipulations douteuses, notamment un House of Horrors match dont personne, malgré les replays et ralentis, n'a encore compris les règles. Puis un Punjabi Prison Match ressuscité au grand désespoir des suiveurs (et qui sera le théâtre d’un éphémère retour du Great Khali…). Non content d'avoir donc plombé le main event de Smackdown pendant six mois avec son inimitable style soporifique, Randy humilie ensuite le talentueux Rusev qui n'en demandait pas tant avant, cet hiver, de défendre l'honneur de son commissionnaire sans avoir l'air d'en avoir quelque chose à foutre. Inexpressif, très peu impliqué entre les cordes, quasiment jamais intéressant au micro, Orton a tout l'air de l'ex-vedette en pré-retraite qui n'est plus intéressé que par le chèque de fin de mois. On a beau regarder à deux fois, on arrive pas à voir ce que RKO a apporté à l'univers de la WWE cette année.

 

 

Regardez comme ce panneau Wrestlemania est laid. Ben je vous promets que le match que j’y ferai sera au moins aussi laid! De rien.

 

 

 

Mojo Rawley

 

Deuxième l’an dernier, le demeuré a d’excellentes raisons de se montrer optimiste : on l’a plus vu en 2017, et on a donc pu davantage admirer sa nullité ravageuse. Pour une raison qui nous échappe, VKM semble déterminé à pusher ce gros incapable. Mais jusqu’à fin décembre 2016, c’est pas évident puisqu’il est en équipe avec le magnifique Zack Ryder, que la direction ne porte guère dans son cœur. Or voilà que Ryder se blesse longuement : la fusée Rawley est prête à larguer les amarres! C’est le trophée André le Géant qui est choisi pour lui servir de marchepied — après tout, ç’avait à peu près marché pour son prédécesseur au palmarès, Baron Corbin. L’ex-footballeur gagne donc la bataille royale de Mania, mais Vince a finalement des doutes (peut-être a-t-il fini par voir quelques secondes de ses combats) et le fait poireauter en attendant le retour de Ryder, en juin. Voici les Hype Bros reconstitués, mais la scène tag team est chargée à Smackdown, et les défaites s’enchaînent logiquement. D’où fin novembre la tant éculée querelle entre partenaires, où le grand turne contre le petit, accusé de ne pas avoir le niveau. Oui, la même que Cass et Enzo plus tôt dans l’année. Avec sans doute le même succès pour le grand con. S’il vise une ceinture individuelle, celle de Plomb est bien la seule qu’il peut vraiment envisager…

 

 

– Je te laisse là, pauvre naze! Je fonce là-bas, vers mon avenir!

– C’est la porte des chiottes, ducon.

Ah merde, WC ça veut pas dire World Champion?

 

 

 

Zack Ryder

 

Corollaire du précédent, mais en version triste. La CDP, rappelons-le, ne tient pas seulement compte des capacités intrinsèques du candidat (nulles chez Rawley, très réelles chez Ryder) mais aussi de son utilisation. Le pauvre Zack semble voué à payer ad vitam aeternam son succès inattendu de 2011. 2017 se sera résumée pour lui à une longue blessure puis à un rôle de marchepied à Mojo Rawley. Misère de misère…

 

 

Quelle déchéance pour Zack Ryder : se faire passer à tabac par Stéphane Ruffier…

 

 

 

Bray Wyatt

 

Le prophète compte depuis son arrivée un certain nombre de détracteurs, mais cette année leurs rangs se sont nettement épaissis. Car on a beaucoup vu le bonhomme, et pour une quantité croissante de suiveurs, beaucoup trop. Ses promos restent toujours aussi sibyllines que son catch est limité, et la lassitude gagne une partie toujours croissante du public. Le Rumble, dont il est éliminé en toute fin de combat par son prétendu disciple Orton, est une bonne indication de l’échec global que sera son année, même si peu après, à l’issue d’un combat au demeurant spectaculaire à Elimination Chamber, il s’empare à la surprise générale du titre WWE, son premier titre en carrière. On se demande comment le gourou, qui a si souvent promis de mettre le feu au monde, va enflammer l’univers à présent qu’il en est le maître : patatras, son run au sommet se solde par l’incendie de sa baraque des mains d’Orton, auquel il cède sa ceinture à Mania dans un match grotesque constellé d’effets spéciaux d’opérette. Suit un transfert à Raw et des feuds semblables à toutes celles qu’il a déjà livrées : discours incompréhensibles légèrement adaptés selon l’identité de la cible, rires gutturaux, matchs tout juste passables et transition à la feud suivante, qui suivra exactement le même schéma. Rollins, Balor et maintenant Matt Hardy en ont fait les frais, et nous avec. Et rien n’indique que les choses changeront dans les prochaines années.

 

 

 

Te voilà exclu de mon auguste cénacle pour ton impudence, Orton! Seul celui qui se conforme à l’uniformité libératrice saura, en dissolvant son esprit dans celui du Grand Tout, accéder à la sagesse suprême diffusée au sein de l’ashram du savoir.

Hein?

En d’autres mots : tu peux pas entrer, y a un dress code très strict.

 

 

 

Dolph Ziggler

 

Oui, lui-même. Car Ziggler en 2017, ce fut un long chemin de croix, qui s’acheva par une période particulièrement pénible d’un point de vue méta : le pauvre en fut réduit à adresser des clins d’œil appuyés à l’IWC sur le thème « je suis le meilleur mais en haut lieu on ne veut pas le voir », multipliant notamment les arrivées déguisées en divers catcheurs plus successful, tel un Damien Sandow en plus grinçant. Cette idée aurait pu fonctionner il y a quelques années, quand la foule était sincèrement désireuse de le voir au plus haut; mais aujourd’hui, quand tant de nouvelles têtes ultra-talentueuses squattent avec bonheur le haut du pavé, le Zig ne parvient guère à nous émouvoir par-dessus le quatrième mur, et quand en décembre il abandonne au milieu du ring son titre US acquis à la surprise générale contre Roode et Corbin et s’en va comme un prince, on est pris une dernière fois d’un goût d’inachevé et d’amertume : voilà un grand catcheur qui n’aura jamais vraiment brisé le plafond de verre et qui laissera l’image, kayfabe mais peut-être pas seulement, d’un éternel geignard…

 

 

Non mais arrête Dolph, tu te fais du mal et tu nous fais du mal aussi.

 

 

Voilà, les votes sont ouverts, c’est ici pour voter (jusqu’au 14 janvier) et ci-dessous dans les comms pour débattre!

 

 

– Je comprends pas Titus, on n’y est pas.

– Haha, je t’avais dit que de grandes choses t’attendaient si tu venais sous mon aile, petit!

– Comment t’as fait, sérieux?

– Regarde la liste : y a des poissards, des surpushés, des déceptions…. mais pas de médiocres. C’est ça mon secret.

– Trop fort.

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