Hall of Fame

CDC Awards 2017 : Meilleur moment

Celui qui sait profiter du moment, c'est là l'homme avisé.

Goethe, Faust

 

Mes très chers amis, c’est le moment de l’année que vous attendiez toutes et tous ! Les CDC Awards 2017 sont là, ils sont chauds, ils sont beaux et ils sont prêts à être dégustés s’il vous reste encore assez de place après ces fêtes de fin d’année qui furent bonnes, je l’espère. Toute la Rédaction des CDC se joint bien évidemment à moi pour vous souhaiter tout le meilleur pour cette nouvelle année 2018, qu’elle soit aussi riche en bons moments pour vous qu’elle a pu l’être en 2017 pour la WWE comme nous allons le voir.

 

 

Et que ça brille !

 

CDC Awards 2017 : Meilleur moment

 

 

On commence donc vous l’aurez compris par le « meilleur moment ». Les règles sont simples, vous les connaissez par cœur, un moment est par essence « YouTubisable », sauf rares exceptions, et doit représenter un moment bien précis d’un match, d’un show, d’une rivalité. Il doit représenter un pic émotionnel, heureux ou triste, rageant ou orgasmique, qui nous a marqué au cours de l’année 2017 et qui représente ce pour quoi nous sommes toujours après tant d’années accrochés à nos écrans pour voir des gars en slip se cogner dessus pour de faux.

 

Chaque rédacteur a défini un top cinq, le premier ramassant cinq points, le deuxième quatre points, etc… Et nous avons cette année été 10 votants, pour un total donc cette année de 50 magnifiques points !

 

Mais déjà, place au palmarès de l’épreuve !

 

 

2016

1. Ziggler met en jeu sa carrière, Smackdown du 27 septembre, et remporte le titre Intercontinental contre le Miz à No Mercy le 9 octobre : 26 points sur 40 possibles

2. L’arrivée d’AJ Styles à la WWE lors du Royal Rumble le 24 janvier, 24

3. Les adieux de Daniel Bryan, RAW du 8 février10

4. Le retour de Shane McMahon, Raw du 22 février8

5. The Miz « shoot » sur Daniel Bryan à Talking Smack le 23 août7

 

2015

1. Seth Rollins encaisse sa mallette et devient champion à WrestleMania, 30 points sur 45 possibles

2. Kalisto fait une salida del sol sur une échelle à TLC, 15

3. La première apparition de Kevin Owens, Raw du 18 mai, 14

4. Xavier Woods joue la musique de victoire de Final Fantasy au trombone, Raw du 7 septembre, 12

5. Le Shield se réunit le temps d’une powerbomb sur Randy Orton à Payback, 11

 

2014

1. La fin de la streak, Brock Lesnar bat l’Undertaker à WrestleMania, 39 points sur 60 possibles

2. Le triomphe de Daniel Bryan à Wrestlemania, 29

3. La fin des Survivor Series, 16

4. ex. Daniel Bryan au sommet de la cage rejette les Wyatt et communie avec le public, 14

4. ex. Seth Rollins trahit ses camarades du SHIELD, 14

 

2013

1. La fausse retraite de Mark Henry, Raw du 17 juin, 38 points sur 60 possibles

2. Daniel Bryan devient champion WWE à Summerslam, 31

3. Cash-in de Dolph Ziggler, Raw, 8 avril, 25

4. Réintégration des Rhodes après leur victoire sur le Shield à Battleground, 12

5. Promo d’AJ sur les Total Divas, Raw du 26 août, 10

 

2012 

1. Le retour de Brock Lesnar, 28 points sur 60 possibles

2. Le retour de Chris Jericho, 27

3. Kane chez le psy, 21

4. Le triomphe des "Yes !" au lendemain de Wrestlemania, 17

5. CM Punk attaque le Rock et rejoint le côté obscur, 15

 

2011 

1. CM Punk gagne à Money in the Bank et s’enfuit avec le titre WWE, 18 points sur 30 possibles

2. La promo shoot de CM Punk, 16

3. L’annonce de la retraite d’Edge et sa célébration, 13

4. Christian devient champion du monde poids lourds, 10

5. Le retour du Rock, 7

 

2010 

1. L'invasion du Nexus, 21 points sur 25 possibles

2. Le discours de départ de HBK, 15

3.ex. Evil Miz Girl, 5

3.ex. Le retour de Daniel Bryan à Summerslam, 5

3.ex. Les faux adieux de Cena, 5

 

2009 

1.ex. Jericho déguisé en fan attaque Mysterio, 9 points sur 35 possibles

1.ex. Orton DDT et embrasse Stephanie, 9

3. CM Punk arrive déguisé en Jeff Hardy, 8

4.ex. Edge entre dans l’Elimination Chamber de Raw, 7

4.ex. Chris Jericho démasque Rey Mysterio à Extreme Rules, 7

 

 

Tiens Enzo, y'avait plus de bouillon de poulet alors je t'ai pris ça sur le chemin.

 

 

Comme chaque année, je ne me lasse jamais de le répéter mais ce trophée a vraiment une saveur toute particulière. C’est une occasion rêvée de parcourir l’année de cette fédération qui nous rassemble, au travers de ce qu’elle a de meilleur. Pour beaucoup, c’est même une opportunité de dépoussiérer des moments de début d’année oubliés, effacés par le flot d’informations qui nous bombarde chaque jour dans nos vies respectives. Je suis persuadé que certains moments de la liste accompagnés de leur vidéo créeront chez vous un délicieux « Ah mais oui on a eu ça c’est vrai ! », tandis que nous aurons nous même probablement oublié certains qui méritaient d’être cités qui vous auront été chers. Auquel cas, précipitez-vous dans les commentaires pour nous le dire !

 

Cette cuvée ne dérogera pas à la règle propre à cet « Award », qui est que, chaque rédacteur ayant sa propre sensibilité sur ce qu’il considère être un « bon moment » et que l’année soit truffée de dizaines de ceux-ci, la répartition des points s’en retrouve très éclatée. Cela n’en fera pas moins un moment agréable pour vous chers lecteurs assidus, je l’espère.

 

Et si j’ai pris le temps de laisser les liens des lauréats 2016 dans le palmarès, n’hésitez pas à faire un petit saut dans le temps et à retourner sur les articles des trophées précédents pour voir et revoir tous ces beaux moments.

 

A présent, plongeons-nous donc dans cette promotion 2017 !

 

 

Et ça va être too sweet, c'est parti !

 

 

Palmarès 2017

 

 

Pour ce millésime, vos dix humbles serviteurs ont nominé vingt moments, c’est un de moins que l’année passée. Beaucoup d’égalités comme souvent aux dernières places, alors c’est parti !

 

 

18. Ex-aequo : Bobby Roode fait sa grande entrée à Smackdown, SD du 22 août ; Kurt Angle est nommé General Manager de RAW, RAW du 3 avril ; L’ensemble des segments Total Bellas, sur plusieurs shows : 1 point sur 50 possibles.

 

On ouvre le bal avec le RAW du lendemain de WrestleMania, qui sera cité à plus d’un titre dans cet article. Cet épisode est souvent considéré à part depuis de nombreuses années, à un point tel que la WWE en a fait un élément bien à part de sa propre mythologie sacrée comme l’épisode le plus important de l’année avec son lot de retours, de surprises et autres retournements de maboule. Cette année n’a pas dérogé à la règle puisque nous avons pu y voir, entre autres, Vince McMahon annoncer que le nouveau General Manager de RAW ne serait nul autre que Kurt Angle ! Un retour en fanfare pour celui qui avait été intégré au Hall of Fame la veille. Les « You Suck » désormais affectifs pleuvent des travées et l’accompagnent désormais depuis plus de 6 mois dans ses nouvelles fonctions à chaque sortie. Nous aurons l’occasion de revenir plus loin un autre fait marquant de l’année de Kurt, mais une chose est sûre, il nous avait manqué et tout particulièrement à coy !

 

 

Modèle d'élégance et de bon goût, il avait mis son plus beau noeud pap' pour l'occasion.

 

 

Un autre retour, ou plutôt une arrivée cette fois-ci, qui aura au moins fait plaisir à Latrell qui lui attribue un point, c’est celle du Glorious One, Bobby Roode. Lors d’un Smackdown d’août, alors que Aiden English n’en était encore qu’aux balbutiements de son nouveau gimmick d’opérette, les lumières s’éteignent soudainement et une mélodie de quelques notes de piano retentit. Il n’en fallait pas plus pour que le public explose, et ce sont 15.000 personnes qui entonneront en cœur le thème si particulier de Bobby Roode. Si la suite des évènements n’a pas encore donné tort à Dolph Ziggler qui le qualifie de simple entrée et rien de plus lors de leur rivalité, cette arrivée en fanfare méritait bien une mention dans notre palmarès.

 

Enfin, nous avons également décidé d’attribuer, par la voix de Rapha-Hell, un point à l’ensemble des segments Total Bellas Bullsh*t qui ont égayé la rivalité mixte entre les couples Cena et Mizanin. Dans l’entrée du classement, je vous ai redirigés vers un lien qui ne couvre que le premier épisode, mais je suis sûr que vous saurez trouver votre chemin sur la même chaine pour pouvoir revoir l’intégralité de la saga qui vaut son pesant de cacahuètes. Le Miz et Maryse ont été spectaculaires dans leurs imitations d’un Cena robotique et d’une Nikki bimbo vénale et débile à souhait. Cela ne les a pas empêchés de se faire tordre à WrestleMania, donnant lieu à la grande demande en mariage (qui n’a pas été citée), mais par ces sketchs ils auront été les stars de cette rivalité de gala.

 

 

Non je ne suis pas énervé du tout, je dis juste que si je retrouve encore la porte fenêtre entre-ouverte je nique tout le monde, c'est tout. 

 

 

15. Ex-aequo : Big Cass est démasqué par Corey Graves et fait son « heel turn », RAW du 19 juin ; Kurt Angle remplace Roman Reigns au sein du Shield pour un soir à TLC ; Enzo Amore se fait fracasser par tout le roster des Cruiserweights, RAW du 25 septembre : 2 points

 

 

A la 15ème place de notre classement nous retrouvons deux moments impliquant la Team SAWFT, du moins ce qu’il en reste ! En juin dernier, un angle occupe une bonne partie des superstars de RAW, puisqu’une enquête tourne autour de mystérieux agresseurs s’en étant pris à Enzo Amore puis à Big Cass, alors en équipe. Après plusieurs semaines de recherches, Kurt Angle semble dans l’impasse mais Corey Graves a récupéré une cassette des caméras de sécurité qui inculpe très clairement Big Cass ! Se déroule alors un « heel turn » qui, regardé dans le rétroviseur semble maintenant plat avec un Cass blessé long terme et un Enzo transféré chez les poids légers, mais à l’époque cela avait eu l’effet d’une petite bombe pour cette équipe adorée des foules. C’est en tout cas ce qu’a jugé Latrell et ses deux points.

 

D’ailleurs Enzo Amore, parlons-en. Après la blessure de son ex-partenaire puis rival, il errait un peu comme un poulet sans tête à réciter ses catchphrases à qui voulait bien l’entendre. Puis au retour des vacances d’été, les bookers ont jugé bon de le transférer chez les Cruiserweights, pour qu’il y défie le roi incontesté Neville. Se construisant un personnage d’incompétent dans le ring, sans difficulté, au royaume des voltigeurs, le « Certified G » va de gruge en gruge jusqu’à No Mercy où il remporte la ceinture et met fin au long règne de Neville sur un vil coup dans les valseuses. Se targuant dès lors d’être celui qui a remis 205 au centre de toutes les attentions, le vestiaire violet commence à montrer des signes de rébellion, qui se cristallisent lors d’un segment assez fou qui voit l’ensemble de la division passer à tabac Enzo sous les vivats de la foule. Si le personnage d’Enzo sur le second semestre n’est pas forcément un souvenir mémorable, ce segment jouissif l’est assez pour arracher les deux points de Rapha-Hell.

 

 

 

7 foot tall ? Ah ouais bah j'aurais peut-être dit plus en fait !

 

 

On retrouve enfin notre GM Kurt Angle pour clore cette 15ème place avec le grand retour dans le ring du médaillé olympique lors de TLC. Devant une épidémie d’oreillons qui frappe le vestiaire rouge en octobre, la WWE est acculée et se retrouve avec plusieurs superstars au tapis, dont deux particulièrement handicapantes puisqu’ils étaient annoncés pour des matchs lors du PPV : Bray Wyatt et Roman Reigns. Si le premier a été remplacé « facilement » contre Finn Balor par AJ Styles au pied levé, puisqu’il ne fallait après tout qu’un un contre un de substitution, le second était une autre paire de manches puisqu’il devait être impliqué dans le premier match depuis le grand retour du Shield contre le Miz, Cesaro et Sheamus. Qui dont pour jouer le troisième membre du commando ? On annule tout ? Que nenni ! Voilà que Kurt Angle décide d’endosser la veste pare-balles et de se présenter en justicier providentiel pour disputer son premier match à la WWE depuis 11 ans, pour le plus grand bonheur de la foule ce soir-là, mais aussi de coy.

 

 

Dean était nettement moins emballé par l'association la semaine suivante avec Triple H, disant, je cite "Ah beurk non mais trop dégueu".

 

 

13. Ex-aequo : AJ Styles met fin au règne de Jinder Mahal, SD du 7 novembre ; Sami Zayn nous explique pourquoi il a sauvé Kevin Owens à Hell in a Cell, SD du 10 octobre : 3 points

 

On commence ici avec les conséquences d’un évènement qui sera cité plus loin dans notre classement et cette promo de Sami Zayn, 48 heures après Hell in a Cell, lorsque ce dernier explique au monde pourquoi il est intervenu lors du match entre Kevin Owens et Shane McMahon pour sauver son « frère » d’une mort certaine. Cette promo aurait pu être perdue dans l’infinité des supers promos que les superstars de la WWE nous proposent chaque année, mais Yerem a bien fait de la citer à la 3ème place de son classement. Après une année plus que discutable, perdu dans le bas de la carte de RAW, puis de Smackdown, le plus souvent même sans programme apparent, Sami Zayn avait enfin l’occasion d’avoir les projecteurs braqués sur lui et de réciter une promo décisive dans ce qui s’avèrera être l’angle le plus chaud de cette fin d’année dans le show bleu et qui devrait se dérouler jusqu’à WrestleMania.

 

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a transformé l’essai avec brio. Dans une tirade réfléchie, où chaque mot était lourd de sens, il a expliqué méthodiquement l’évolution de son personnage et le pourquoi de ses actions, avec tout le brio et la maestria qui font les bonnes promos de heel : elle sonnait juste. Elle sonnait juste à chaque phrase, à chaque intonation. Les motifs étaient clairs, logiques, évidents… Et la foule voyait ainsi avec frustration partir son ancien chouchou vers l’obscur salopard Kevin Owens qui l’a pourtant tant trahi par le passé ! Sami Zayn a saisi à pleines mains l’opportunité de redonner un coup de fouet à sa carrière avec cette promo, ça méritait bien une belle place d’honneur.

 

 

Ahhhh non pas un heel turn !!!!

 

 

Ensuite nous avons le premier moment cité par au moins deux personnes dans notre classement avec ici des votes de krix et Seifer. Et il aurait en effet été bien triste de ne pas voir la prise de titre de AJ Styles aux dépens du Maharajah des temps modernes, Jinder Mahal, lors du Smackdown du 7 novembre à Manchester. Dans une ambiance du tonnerre chez nos voisins anglais, le Phenomenal One met fin au joug sans partage de Jinder qui durait depuis mai, soit six mois !!! Le public n’en pouvait plus, criait, hurlait depuis des semaines pour qu’on en finisse, mais l’Indien s’en sortait toujours, challenger après challenger, toujours avec l’aide de ses laquais les Singh Brothers, si bien que la frustration était à son comble.

 

Qui de mieux alors que le talentueux et adulé AJ Styles pour venir libérer le WWE Universe ? Derrière la pop assourdissante à Manchester, on peut presque entendre le râle de soulagement des milliers de personnes derrière leur écran qui n’en pouvaient plus de ce règne presque surréaliste qu’on leur a imposé pendant plus d’un semestre. Un bien beau moment, à bien des égards.

 

 

AJ Styles, pétomane.

 

 

12. La rap battle entre les Usos et le New Day animée par Wale, SD du 4 juillet : 4 points

 

Yerem n’a pas transigé et a carrément récompensé ce moment de 4 beaux points, le propulsant à la 12ème place du classement. Et cela nous donne après tout une belle occasion d’en parler à nouveau puisque cette Rap Battle entre les Usos et le New Day est un des points forts, outre les matchs bien entendu, de ce qui a été l’une des plus belles rivalités de cette année.

 

Après la draft, l’une des grosses surprises était l’arrivée du trio coloré dans le show bleu. Leur première annonce était néanmoins peu surprenante : s’emparer des titres détenus alors par les Usos. S’ensuit alors une série de matchs magnifiques qui a illuminé la scène par équipes 2017 avec une prise de titre des New Day à Battleground, suivie d’une revanche rapide des Usos dans le kick-off de Summerslam absolument épique, avant qu’ils finissent par les reprendre à Smackdown en septembre. C’est à Hell in a Cell que le chapitre se clôt (pour le moment) avec une nouvelle victoire des Usos dans un match en cage qui fera date.

 

Si nous aurions pu citer tout un tas de moments, de promos ou de matchs, c’est cette Rap Battle qui apparait ici et c’est au final très représentatif de cette belle rivalité qui a été un condensé d’humour, d’intensité et surtout d’inventivité pendant des mois. Bravo à eux.

 

 

Tandis que le figurant de la rap battle commence à souffrir à force de contracter ses abdos depuis maintenant 13 minutes.

 

 

10. Ex-aequo : Kevin Owens fracasse Vince McMahon, SD du 12 septembre ; Le réunion du Shield !, RAW du 9 octobre : 5 points

 

On commence avec sans doute la réunion plus attendue de ces dernières années, celle du Shield bien entendu ! Roman Reigns, Dean Ambrose et Seth Rollins connaissaient depuis maintenant trois ans des chemins séparés. Certains teasings avaient bien eu lieu, des « one shot », mais jamais rien de très concret. Puis Rollins et Ambrose après un jeu de chat et souris assez fun avaient fini par se remettre en équipe et il ne manquait plus qu’une pièce au puzzle : The Big Dog !

 

L’étincelle est venue du Miz, qui flanqué des champions par équipe de l’époque Cesaro et Sheamus, avait entrepris de pourrir depuis des semaines les matchs des anciens commandos. C’est le 9 octobre que nous y avons enfin eu le droit. Après un passage à tabac en bonne et due forme du Miz et de ses alliés de circonstance, le trio se retrouve au centre du ring, la foule le sent, va-t-on retrouver la faction la plus dominante de ces dernières années ?! Le fameux « fistbump » scelle l’affaire sous les hourras du public. Cité uniquement par krix qui le place carrément tout en haut de son top, ce moment aurait sans doute pu marquer plus de point, s’il eut été mieux exécuté.

 

 

– Il a pas changé en fait, tu gères en tag team avec lui ?

– Il faut ce qu'il faut Roman…

– YEAH TIENS PRENDS CA, POING DE ROMAN!

 

 

A égalité, nous avons un moment qui a rassemblé Wrestlemaniac, Yerem et moi-même. La tension monte entre Kevin Owens et Shane O’Mac, à tel point que le père de ce dernier, Vince McMahon est carrément forcé de sortir de sa tour d’ivoire pour nous gratifier d’une de ses apparitions biannuelles et sanctionner le Canadien. En effet, la semaine passée KO avait poussé Shane à l’attaquer physiquement (la promo qui a sans doute lancé cette feud qui court encore aujourd’hui), entrainant la suspension du Commissionner de Smackdown Live. Vince se présentait donc pour expliquer les conséquences de cette situation et annoncer à Owens qu’il allait affronter Shane O’Mac dans le ring (à Hell in a Cell).

 

Lors de ce segment, Vince nous prouve deux choses. La première, c’est qu’il est toujours un sacré taulier au micro. La seconde, la plus importante sans doute, c’est que sa confiance en Kevin Owens semble incroyablement haute ! Après une tirade exposant les tenants et les aboutissants, KO demande à Vince de lui promettre que l’annonce du match signifie qu’il aura le droit de tabasser un McMahon sans remord ni conséquence…Volontairement vague, le salaud va en profiter pour asséner un coup de boule d’une rare violence et entreprendre un tabassage en règle du septuagénaire, ponctué d’un frog splash assez dingue. Une séquence surréelle qui confirme que l’avenir de Kevin Owens à la WWE s’écrit en lettres d’or.

 

 

– Donc y'aura plus de sirop d'érable à la cantine en 2018 hein ?!

– Je déconnaiiiiiiiiis…

 

 

9. Cesaro se pète la mâchoire et finit le match tel le cyborg qu’il est à No Mercy : 6 points

 

Est-ce vraiment un moment ? Pas exactement, mais Axl et Kovax ont jugé que c’était suffisamment spectaculaire et mémorable pour mériter une entrée dans notre classement, et il est bien difficile de les contredire. Franchement, la prouesse de Cesaro ce soir-là suffit à lui justifier à vie son surnom de Swiss Cyborg. Alors qu’il s’apprêtait à vendre un coup de la bascule en se propulsant tête la première sur un poteau du ring, le Suisse calcule mal son coup et s’écrase, pour de vrai, les dents sur le haut de la structure métallique. Résultat ? On apprendra après coup que Cesaro s’est littéralement enfoncé les incisives de plus de trois millimètre dans la mâchoire supérieure. Wow.

 

Alors OK, un botch pour vanté les mérites d’une superstar, ce n’est pas banal. Mais il faut imaginer la douleur extrême qu’il a dû ressentir sur le coup. Certains font des malaises après s’être coincé les doigts dans une porte, le mec a fini un match de catch, compétitif qui plus est, sans sourciller, après s’être enfoncé les deux dents de devant dans la mâchoire ! Show must go on certes, mais wow. Nul doute qu’il a marqué des points ce soir-là. Ça méritait bien une belle nomination !

 

 

Ah bah fa alors, fou ifi ?! Fous fenez pour la barre ? On l'a mife un peu baffe je frois…

 

 

7. Ex-aequo : Braun Strowman massacre Reigns et renverse une ambulance, RAW du 10 avril ; La promo intense du Miz sur Cena, SD du 28 février : 8 points

 

Deux moments radicalement opposés à cette 7ème place qui illustrent deux facettes importantes du décorum catchesque : une promo enflammée pour vendre un match et une démonstration de force surréaliste d’un personnage « bigger than life ». Commençons par la promo qui a impliqué le Miz et John Cena en pleine route vers WrestleMania. Car si cette rivalité, comme on a pu le voir, a été le théâtre des superbes segments humoristiques Total Bellas Bullsh*t, les deux principaux protagonistes n’ont pas oublié de mettre la dose nécessaire de vraie intensité pour nous intéresser un minimum à l’affrontement, et il serait bien malhonnête de dire qu’ils ont échoué.

 

Si les poncifs sur le Cena qui tire les ficelles en coulisses, sur-pushé contre vents et marées ont été utilisés autant de fois que faire se peut, personne sans doute ne les a jamais mieux utilisés et incarnés en promo que le Miz ce 28 février lors d’un Miz TV mémorable. Sans réinventer la roue, le Miz a encore réussi ce tour de magie dont il est devenu maître et qui est de brouiller l’espace d’un instant les lignes du kayfabe en promo. Et quand en face, John Cena lâche les chevaux pour en faire de même, on se retrouve avec un super moment qui se suffit à lui-même pour vendre le match à Mania, à en croire Axl (qui le place même en top !) et Yerem.

 

 

– Haha you can't see me Nikki !

– Non ce n'est pas mon Jeeeooooohhhnnnnnn je ne peux pas y croire.

– Hein ? Mais quelle débile…

 

 

Ensuite vient sans doute le moment qui incarne pour moi le mieux la démesure du catch et qui fait à la fois son charme pour nous, âmes éclairées, et son principal défaut pour les non-initiés. Alors que la rivalité Roman Reigns – Braun Strowman bat son plein depuis plusieurs semaines, le monstre parmi les hommes entreprend une véritable entreprise de démolition du Samoan et le pourchasse sans relâche avec ce fameux « I’m not finished with you !!! ». Ce 10 avril, Braun franchit un nouveau seuil dans la construction de son personnage et réalise la première d’une de ses nombreuses prouesses physiques quand il retourne, littéralement, une ambulance contenant Roman Reigns à mains nues. A ce moment-là, tout le monde se fout des pompes hydrauliques ou autres artifices, la magie opère et Braun devient instantanément dans l’inconscient collectif le nouveau monstre absolu de la WWE. Cela valait bien la top place de Latrell et une mention de Seifer.

 

I'M NOT FINISHED WITH YOU FOUTU RING !!

 

 

6. Les Fashion Files dans leur ensemble : 9 points

 

Nouvelle petite exception à notre règle, mais il aurait été presque impossible de n’isoler qu’un seul épisode de ce show incroyable que nous ont offert le duo improbable Tyler Breeze et Fandango. Allez, vraiment, s’il ne devait y en avoir qu’un on vous aiguillerait surement vers la reprise de la série Twin Peaks, Fashion Peaks, qui est le lien copié plus haut. Les Fashion Files sont sans doute le meilleur exemple depuis le New Day que si on saisit la moindre opportunité, même la plus pourrie de prime abord, et qu’on l’incarne à 200% avec toute la bonne volonté du monde et le désir de la faire fructifier, le public le verra et vous récompensera en réagissant.

 

Alors la Fashion Police n’a pas encore connu le même succès que le New Day, loin de là, et il est fort possible qu’on entende plus trop parler d’eux en 2018 car c’est ainsi le cycle de la vie à la WWE, tout le monde ne peut pas se faire une place au soleil durable sauf quelques rares élus. Mais ils auront au moins illuminé toute l’année 2017, nous auront bien fait marrer, se seront bien fait marrer j’en suis sûr et qui sait, auront marqué suffisamment de points pas seulement dans notre classement (cité 5 fois, 3ème meilleur total) mais à la WWE également pour convertir l’essai avec de belles ceintures un de ces quatre !

 

Si vous n'avez pas ri, c'est l'amende direct !

 

 

5. Shane McMahon se jette du haut de la cage et Sami Zayn sauve Kevin Owens à Hell in a Cell : 10 points

 

On ouvre le top 5 avec ce qui va s’avérer être le seul moment hors Road to WrestleMania du lot, preuve de l’impact de ce moment. S’emparant du top de Yerem au passage, l’incroyable sauvetage in extremis d’Owens par Zayn, proche de se faire écraser par une énième cascade suicidaire de Shane O Mac est sans nulle doute l’image forte de cette fin d’année à la WWE.

 

Récompensé pour le côté spectaculaire, qui voit Sami surgir avec un timing de fou, c’est sans doute aussi et surtout pour la surprise totale suscitée par cette intervention. Zayn sauvant sa Némésis d’une mort certaine ? Alors que celle-ci a passé la majeure partie de sa carrière à lui rendre la vie misérable, le trahir et le blesser à maintes reprises ? Cela faisait bien longtemps que la WWE n’avait pas réussi à prendre un si grand nombre à contrepied de la sorte en PPV.

 

La rivalité Shane O Mac – Kevin Owens faisait rage à Smackdown, culminant à ce qu’on pensait une fin définitive à Hell in a Cell. Il en a été autrement ce 8 octobre à Detroit avec ce rebondissement qui accouchera de la promo magistrale de Zayn citée en 13ème place de ce classement et surtout de la feud la plus chaude de fin 2017 et début 2018 entre l’improbable duo recomposé du Sami et Kevin Owens Show, oh what a guy, Shane Mc Mahon, un peu AJ Styles et surtout beaucoup Daniel Bryan.

 

 

Bon… Si je saute je suis un con. Si je saute pas, je suis un con maintenant aussi. Comment je fais pour toujours me mettre dans des situations pareilles…

 

 

4. L’intro du RAW « post-Mania » et la foule qui conspue Roman Reigns, RAW du 3 avril : 16 points

 

Premier gros saut dans le classement avec seulement quatre nominations mais le top de Wrestlemaniac et les secondes places de coy et moi-même. Cette introduction surréaliste du fameux RAW après WrestleMania reste fortement ancrée dans toutes les mémoires pour cette scène incroyable qui voit consécutivement le public acclamer et rendre hommage à l’Undertaker défait la veille, puis siffler, huer, que dis-je jeter des seaux de purin figuratifs à la tronche de son bourreau, Roman Reigns.

 

Dans ce qui constitue sans doute les huées les plus fortes et unanimes de mémoire récente, le Big Dog a la lourde tâche de venir affronter le public et ouvrir ce RAW si particulier, moins de 24 heures après avoir (manifestement) mis à la retraite le Deadman en main event de WrestleMania. Roman s’avance, se place au milieu du ring, saisit un micro et, silencieux, reçoit près de six minutes ( !!! ) de huées et autres insanités. Surréel. La haine et la déception de 15.000 personnes cristallisées dans ces quelques minutes. Absolument incroyable.

 

Chaque fois que le Samoan approche le micro de sa bouche, la bronca reprend de plus belle, les insultes fusent, on croit vivre un rêve éveillé. Après plusieurs essais, Roman finit par ouvrir la bouche, pour prononcer le désormais célèbre « This is my yard » sous une bronca assourdissante et quitte la scène. L’espace d’une soirée on se demande si le personnage de Reigns ne vient pas de prendre un virage déterminant, si, enfin, la WWE avait compris ?! Il n’en sera au final rien. Mais pendant quelques minutes, la WWE nous aura offert (malgré elle ?) un moment qui restera comme une prouesse pour certains, la preuve d’un fiasco pour d’autres, une anomalie sans doute, mais quelques minutes qui resteront gravées à jamais c’est certain.

 

 

Bonsoir bonsoir, c'est ici la fête on m'a dit qu'il y avait besoin d'un ambianceur ?

 

 

3. Le retour surprise des Hardy Boyz et leur victoire à WrestleMania : 18 points

 

Chaque année, nous avons notre lot de retours ou d’arrivées surprises. Si 2017 avait indéniablement été celle de l’apparition d’AJ Styles au Rumble, 2018 restera alors celle du retour incroyable des frères Jeff et Matt Hardy à WrestleMania pour concourir dans le Ladder Match pour les ceintures de RAW.

 

Cité 6 fois, jamais premier mais avec la seconde place de Rapha-Hell notamment, ce retour des fils prodigues qui ont parcouru la Terre entière, accumulant succès et gloire au passage, a été un moment qu’il convient de souligner à la fois pour cette magnifique pop dans l’écrin du Citrus Bowl d’Orlando (depuis rebaptisé Camping World), mais aussi et surtout pour la très belle surprise conservée avec brio par les officiels de la WWE. A l’heure d’internet, le catch, on le sait, a pris un sacré coup dans la musette en ce qui concerne le kayfabe de manière générale, mais surtout la protection des scénarios et des surprises. Les rumeurs vont désormais bon train sur toute la toile et certains plans sont parfois ruinés des semaines à l’avance. Il n’en a rien été le 2 avril 2017 lorsque le New Day, hôtes d’un soir, sont venus pour leur annonce d’avant match.

 

La mise en scène était habile. En tenue de combat, le New Day s’avance et annonce qu’une autre équipe va participer à la bataille. La ficelle est alors énorme, ce sont très certainement nos afficionados de licornes qui vont se taper l’incruste, ce qui d’ailleurs plait assez au public. Sauf que ce sera encore mieux ! Les basses du thème de Jeff Hardy retentissent alors, le titantron géant s’illumine de couleurs fluos et les Hardyz débarquent dans une pop du tonnerre ! Et pour ne rien gâcher, ils signent ce retour d’une victoire retentissante, parachevant ainsi leur tour du monde des fédérations où ils ont été couronnés partout et contre tout.

 

 

Woooaaahh.. ça fait comme à Victory Road…

 

 

2. Les adieux de l’Undertaker à WrestleMania : 21 points

 

Ce moment n’a été cité que cinq fois sur nos dix rédacteurs, conséquence peut être malheureuse qu’on a sans doute trop tiré sur la corde du pauvre Monsieur Taker… Pour ceux qui l’ont cité en revanche, c’est quatre fois tout en haut de leur classement, soit le meilleur total (Seifer, coy, Kovax et moi-même), preuve que l’émotion était présente. Comme la retraite de Bryan, ce sont encore des adieux donc qui se frayent une place dans notre top 3 cette année, et pas n’importe lesquels. Alors oui, je sais, les rumeurs vont bon train et nous ne sommes sûrs de rien. Etaient-ce vraiment les grands adieux de l’Undertaker ? La question est valable. Toujours est-il qu’ils nous ont été présentés comme tels et qu’ils sont restés dans notre mémoire ainsi pour 2017.

 

Tout le décorum y était avec cette victoire décisive d’un Roman Reigns qui cimente sa place d’homme le plus détesté de la WWE, d’un spear déchirant sur la carcasse d’un bonhomme trop vieux pour catcher. C’était d’ailleurs toute l’histoire de ce match que beaucoup auront cloué au pilori des matchs de trop du Taker depuis plus de 5 ans. Difficile de leur jeter la pierre, néanmoins votre humble serviteur préfère se souvenir d’un match touchant qui aura vu l’humanisation de Mark Callaway après des années à servir le WWE Universe sous le costume du Taker. Trop vieux pour ces conneries, le Phenom est dépassé tout le match et peut à peine réaliser ses prises incontournables. Une déchéance totale, symbolisée par un Taker à genoux devant Reigns, comme il avait pu avoir un certain Shawn Michaels à ses pieds lors de Mania 26.

 

Battue, la légende reste dans le ring. Roman s’efface, tout comme les huées qui laissent rapidement leur place au silence interdit d’un public qui réalise doucement, puis aux applaudissement nourris pour peut-être la plus grande icone du business. Alors, l’Undertaker entreprend d’ôter les atours qui ont fait de lui la superstar qu’il a été, et dépose son chapeau et sa cape, soigneusement pliée, au centre du ring. L’image est parfaite, le public ne s’y trompe pas et remercie à tout rompre ce personnage à part. On imagine sans mal l’image émouvante pour beaucoup de spectateurs ce soir là qui ont connu le Taker alors qu’ils étaient sans doute tout jeunes et mis au catch par leurs parents, et qui voyaient aujourd’hui son dernier match accompagnés à leur tour de leurs enfants. De bien beaux adieux… On espère que c’était pour de vrai.

 

 

Chérie, j'ai rétréci le Taker !!

 

 

1. Le Festival of Friendship et la rupture Jeri-KO, RAW du 13 février : 25 points sur 50 possibles.

 

On clôt ce super classement avec une note plus joyeuse et ce moment qui a fait la quasi-unanimité avec sept nominations, dont la première place de Rapha-Hell et les secondes places de Seifer, Wrestlemaniac, Kovax ou encore krix.

 

Ce moment, c’est encore et toujours une idée saugrenue sans doute tout droit sortie de l’esprit fécond et en éternel renouvellement de ce diable de Chris Jericho avec son grand festival de l’amitié rocambolesque le 13 février dernier. Preuve s’il en fallait que Y2J est une source intarissable d’idées qui fonctionnent à chaque fois, invariablement, quelle que soit l’année, quelle que soit même la décennie ! Et ce dernier retour en date n’a pas dérogé à la règle avec cette association de dingue avec Kevin Owens.

 

Pendant des mois, Chris Jericho a, chemin faisant, imposé un nouveau personnage guignolesque au public en brandissant sa liste (9ème au classement des meilleurs moments 2016) et créant de nouvelles catchphrases ridicules (« You are gonna get….IT !! »). Puis sa route a croisé celle de Kevin Owens l’été 2016 lorsque les deux ont fait équipes contre Enzo & Cass à Summerslam. Chris aidera par la suite Owens à remporter le titre universel contre Seth Rollins à Clash of Champions, puis à le conserver à Battleground. Des moments marquants couplés à des segments hilarants: une nouvelle équipe était née. Chris et Kevin étaient les meilleurs amis du monde et pouvaient compter l’un sur l’autre.

 

Le tout culmina jusqu’à ce 13 février 2017 et un festival de l’amitié qui se voulait être la démonstration éclatante de Jericho à Owens qu’il était son meilleur ami, mieux, le meilleur ami qu’il ait jamais eu ! Pendant ce segment, entrecoupé de cadeaux hilarants, Jericho se livre à cœur ouvert et, connaissant le bonhomme, difficile de ne pas y voir poindre une vraie émotion derrière le kayfabe. Puis c’est le drame.

 

 

Chris, tu pourrais au moins te peindre un slip…

 

 

Owens non plus n’est pas venu les mains vides, il a un cadeau pour son meilleur ami. Jericho ouvre le paquet, ses yeux s’illuminent tandis que Owens reste sagement derrière lui à observer. Une nouvelle liste ?! Magnifique ! Le gimmick cartonne, la foule est en joie !

 

Mais, attendez une minute, pourquoi donc mon nom est-il sur cette liste, s’interroge Jericho ? Un murmure traverse le public, derrière nos écrans aussi nous comprenons rapidement lorsque que Jericho sort la liste du paquet pour y révéler que derrière est écrit « The List of KO ». Il est alors trop tard, Owens se jette sur feu son ami et entreprend un tabassage méthodique et violent dont il a le secret, ponctuée d’une powerbomb sur le tablier du ring. La magie est brisée.

 

C’était grandguignolesque, c’était exagéré, kitsch, tout ce que vous voulez, mais ça a fonctionné et tout le monde a mordu dedans à pleine dents. Sans doute une des « ruptures » les mieux exécutées depuis des années (dans le roster principal car je vois déjà les fourches jaunes et noires poindre !!). On se souviendra pendant longtemps de ce segment, comme une très grande partie de tout ce qu’à pu faire Jericho tout au long de sa carrière. Un génie qui a bien mérité de placer son ultime création tout en haut de notre classement 2017 !

 

Le karma Chris, le karma.

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