Hall of Fame

2017, une année WTF

What the actual fuck has 2017 WWE been?

Interrogation postée sur Reddit

 

Y a eu du bon, cette année, à la WWE, comme Jyskal vous l’a brillamment rappelé ici. Y a eu aussi du moins bon, eh ouais. On vous a compilé tout un tas de segments qu'on aurait préféré ne jamais voir.

 

 

 Et maintenant, on va vous forcer à les regarder. Tous.

 

 

WTF Moments 2017

 

 

Comme l’année dernière, nous avons voulu, au lieu de fournir un classement des WTF Moments, les présenter dans l’ordre chronologique, afin que vous puissiez revivre dans les meilleures conditions la litanie de conneries plus ou moins facepalmesques survenues en 2017. Naturellement, nous en avons laissé plein en route, car il est impossible de noter la totalité des séquences déplorables fournies par la fédération. Sans doute trouverez-vous que certains épisodes fondamentaux manquent à l’appel; peut-être jugerez-vous également que plusieurs instants recensés ici n’ont rien de scandaleux : c’est la beauté de la subjectivité, chacun voit l’enfer à sa porte! N’hésitez pas, en tout état de cause, à faire part de vos pires souvenirs dans les comms, ils sont là pour ça.

 

 

Ce moment où tu te rappelles de tout ce qui a été whatthefuckesque à la WWE en 2017.

 

 

Royal Rumble, 29 janvier

 

Á l’époque, Roman Reigns est l’homme le plus détesté de la fédération. C’est pourtant lui qui entre en trentième position dans le Rumble — alors même qu’il aurait parfaitement pu ne pas s’y coller puisque, peu avant, il avait livré un match exténuant contre Kevin Owens pour le titre Universal de ce dernier. Et dans le main event, quand les 29 premiers furent arrivés (et pour la plupart repartis la queue entre les jambes), la foule espérait un entrant surprise à même de provoquer une énorme pop — il était question, pêle-mêle, de Finn Balor, Samoa Joe, Shinsuke Nakamura, Seth Rollins, Kurt Angle, voire pour les plus optimistes Daniel Bryan ou CM Punk —, c’est le Big Dawg, toujours officiellement face malgré les huées, qui s’y est collé. Le public explose de colère, alors même que, dans l’esprit obtus des bookers, il était censé l’accuillir en sauveur. Huées décuplées quelques instants plus tard quand il élimine le bien-aimé Undertaker. Heureusement, la creative team a au moins eu la présence d’esprit de ne pas lui faire gagner le combat à 30, sinon il est fort à parier que le public aurait envahi le ring et déchiqueté le bellâtre sur place. Admirez cette géniale compilation de réactions de fans découvrant son entrée en trentième, c’est hilarant (et consternant). Sérieusement, matez la vidéo, je suis ptdr.

 

 

Tout le monde médit de moi. Sauf les muets, ça va de soi.

 

 

Raw, 30 janvier

 

Nous sommes au lendemain du Rumble. Seth Rollins exige de Stephanie McMahon qu’elle lui offre un match contre Triple H à Wrestlemania. Elle refuse. Alors Seth, qui est le plus grand babyface de la WWE à ce moment-là, s’énerve et dit qu’en ce cas il est prêt à tout. Il rappelle qu’il a récemment « envahi » NXT, déclare qu’il pourrait bien en faire de même lors du prochain conseil d’administration de la WWE et… et… et il dit ça : « Que se passera-t-il quand j’arriverai sur le perron de votre maison et qu’un de vos enfants ouvrira la porte? » Sérieusement. Le gars est face, la nana est la pire heel de l’univers et donc il la menace de s’en prendre physiquement à ses enfants (pour mémoire, ce sont des filles dont la plus âgée a 10 ans). What. The. Fuck.

 

 

– Je vais venir chez toi et buter une de tes gamines.

– OK, à condition que ce soit Murphy Claire. Elle a refusé de terminer sa soupe hier.

 

 

Raw, 13 février

 

Après 17 semaines de buildup, Emmalina, la nouvelle mouture d’Emma, est enfin parmi nous! La star hollywoodienne est là! Yeeeeah! Et elle déclare immédiatement qu’Emmalina, c’est fini, et qu’elle redevient Emma. Et se casse. Hein?

 

 

Finalement, je lâche l’affaire. La robe à paillettes et les talons aiguilles, c’est vraiment pas pratique pour échapper aux vigiles d'un Apple Center.

 

 

Smackdown, 28 février

 

La feud Orton-Wyatt a donné lieu à tout un tas de séquences gênantes, nous le verrons encore un peu plus loin. Celle-ci est éventuellement défendable, mais certains l’ont trouvée complètement ridicule : Orton, par écran interposé, annonce à son ancien gourou, sur fond de musique angoissante, qu’il se trouve dans la baraque moisie de celui-ci, et y met le feu, tandis que Bray s’égosille dans le ring. Le rocking-chair se consume, et notre cerveau avec. Dans un genre similaire, le 28 mars, Orton enfonce un pieu dans la terre où est censée reposer Sister Abigail

 

 

 

Tiens, il a pas un peu minci, Kane?

 

 

Fastlane, 5 mars

 

Kevin Owens, magnifique champion Universal au faîte de ses capacités, met son titre en jeu contre Goldberg, 50 piges. Le match dure 10 secondes, normal. Sauf que c’est Goldberg qui le gagne. Oui, c’est à cause d’une distraction causée par Chris Jericho. Et alors? Jamais la tendance consistant à sacrifier les jeunes stars actuelles aux part timers n’avait été aussi brutalement illustrée. Tout ça pour que le Lesnar-Goldberg de Mania, annoncé avant même Fastlane, soit un combat pour le titre, alors que l’affiche se suffisait amplement à elle-même… Au moment d’entrer dans le ring à Mania, le champion en exercice n'aura pas fait plus de 10 minutes dans un ring depuis son retour (entrées incluses)… alors qu’il aura pris part à deux main events (Survivor Series et Fastlane) et au Rumble.

 

 

Il est vraiment temps qu’il raccroche, Bruce Willis.

 

 

 

Wrestlemania, 2 avril

 

Rob Gronkowski monte sur le ring pépouse pendant la bataille royale André le Géant pour permettre à son pote Mojo Rawley de la gagner.

 

Le type est un footballeur américain célèbre. Et alors? Et alors, apparemment, ça lui donne le droit de grimper dans un ring à Wrestlemania et de jouer un rôle déterminant dans un combat. Séquence ridicule, encore réhaussée par l’intervention d’une nana de la sécurité qui n’était sans doute pas prévenue et a donc essayé de faire respecter les règles. Hélas, elle ne siège pas à la creative team.

 

 

 

 Enfin, heureusement qu'on nous a expliqué que ce mec est footballeur américain, parce qu'à première vue il fait carrément lanceur de disque polonais.

 

 

Les asticots dans Wyatt-Orton

 

L’un des matchs pour le titre WWE les plus ennuyeux et surréalistes à la fois de tous les temps. Les superpouvoirs de Bray Wyatt lui permettent de faire projeter des images d’asticots sur le ring pendant son combat. Qu’il perd quand même.

 

 

Suggestion de présentation.

 

 

La fin pathétique de l’Undertaker

 

Dans une resucée encore plus sordide et nettement moins choquante quant à son finish de sa défaite d'il y a deux ans face à Brock Lesnar, l’Undertaker livre dans son jardin de Mania un (dernier) match absolument indigne de sa légende, se fait défoncer par Reigns et plie littéralement les gaules. Il y aurait eu tant de façons d’écrire la fin du Deadman, mais c’est la plus nulle qui a été choisie : un long combat, qui expose toute sa déréliction, et où sa carrière n’était même pas officiellement en jeu.

 

 

Le tout a été vendu pour 10 euros chez Guerrisold le lendemain.

 

 

Payback, 30 avril

 

On retrouve nos deux protagonistes du WTF premier semestre avec un House of Horrors Match qui met aux prises Orton et Wyatt dans une piaule tellement sordide que Seifer s’est écrié en la découvrant « hé mais ils ont tourné chez moi! » L’ambiance de film d’horreur souffre beaucoup de l’absence de couteaux et autres tronçonneuses, et tout ça se termine par une téléportation d’Orton sur le ring, alors que Wyatt venait de rejoindre celui-ci en bagnole.

 

 

Ah tiens t’es fan de la pochette de Nevermind, Bray?

 

 

Money in the Bank, 18 juin

 

PPV historique que celui-ci : il est le théâtre du premier MITB féminin de l’Histoire! Qui sera la grande pionnière, celle qui laissera son nom dans les livres pour l’éternité? Qui décrochera le Graal? Charlotte? Becky? Natalia? Tamina? Non. James Ellsworth. Ce qui n’empêche pas les arbitres de proclamer que Carmella, à qui il remet ensuite le précieux objet, a remporté la timbale. 2017 : l’année où les femmes ont dit « oh merci mon homme, je ne suis qu’une misérable crotte sans toi ».

 

 

– Oh James, tu es super, merci!

– C’est rien poupée, en janvier prochain y a un Rumble féminin, et devine ce que j’ai prévu !

 

 

Raw, 27 juin

 

Vous vous souvenez de cette année horrible où chaque semaine Raw était dirigé par un nouveau guest host? Ils étaient tous plus nuls les uns que les autres. Voilà un moment que ces conneries sont devenues exceptionnelles, et à voir ce MiZ TV avec LaVar Ball, ci-devant basketteur retraité et papa de plusieurs joueurs prometteurs, on comprend pourquoi. Ce fut nul, bête, embarrassant même. Seul avantage : les bookers eux-mêmes se sont rendus compte de la connerie de ce genre de procédé, et ne semblent pas pressés de remettre le couvert.

 

 

Franchement, Ryback…. remets-toi aux stéroïdes.

 

 

Great Balls of Fire, 9 juillet

 

Roman Reigns est toujours officiellement face. Il perd son Ambulance Match contre Braun Strowman. Du coup, il essaie de l’assassiner en encastrant dans un camion l’ambulance dans laquelle celui-ci se trouve. Le lendemain à Raw, personne ne lui en tient rigueur et il postule tranquillou au statut de First Contender au Titre Universal.

 

 

 

Don’t be a bully, be a star.

 

 

Raw, 17 juillet

 

Dans la pure — ou dans la pire — tradition de la WWE, voici la révélation bidon que machin est en fait le fils de truc. Voici donc Jason Jordan, fils de Kurt Angle, messieurs dames.

 

 

 

En même temps, c’était ça ou Horsnwoggle.

 

 

 

23 juillet, Battleground

 

Le sort du Punjabi Prison Match opposant Orton à Mahal pour le titre WWE de ce dernier, donc quand même un match important, hein, est réglé par le retour du Great Khali, qu’on n’avait plus vu en action depuis trois ans et qui ne nous manquait pas précisément.

 

 

– Bwa.

– Kheuuu… Bwa aussi, vieux.

 

 

Smackdown, 15 août

 

Baron Corbin met deux minutes pour décider qu'il va casher sa mallette sur Jinder Mahal, laissant le temps à tout le monde de récupérer. Du coup il paume sur un roll up. Le dernier type à avoir foiré son cash-in, c’était Damien Sandow. Voilà qui est prometteur.

 

 

– Allez, c’est décidé, je cashe!

– Heu, désolé, monsieur, ils sont tous partis.

 

 

Summerslam, 20 août

 

HBK, une légende vivante, vient faire un petit coucou à Summerslam. Sachons l'exploiter comme il se doit.

 

Cliquez. Rien que d’en parler me déprime.

 

 

Sic transit (intestinal) gloria mundi.

 

 

– La prestation calamiteuse de Shane en tant qu'arbitre du US Championship Match entre AJ Styles et Kevin Owens

 

Par exemple: Owens s'en prend à son intégrité physique mais n'est pas disqualifié pour autant alors qu'il aurait dû l'être. Et aussi: le pied de Styles est dans les cordes mais Shane compte quand même jusqu'à trois et réalise seulement après coup qu'il s'est trompé. Ou encore: un arbitre n'a pas à réagir avec compassion ou étonnement lorsque un catcheur reçoit un coup un peu violent — Shane, lui, n'a pas arrêté de le faire. Ce n’est là qu’une des nombreuses séquences extraordinairement irritantes de l’année de Shane O’Mac qui a parasité plusieurs grands combats — à ce propos, n’oubliez pas de voter pour la Ceinture de Plomb, il est candidat!

 

 

 

Ces deux noobs n’ont pas vraiment le niveau pour un ppv de cette importance, heureusement que je suis là pour apporter le IT FACTOR!

 

 

Smackdown, 19 septembre

 

– Jinder Mahal se lance dans une promo borderline sur Nakamura

 

L’interminable règne de Jinder Mahal a été constellé de moments déplorables — à commencer par tous ces matchs strictement identiques qu’il nous a infligés —, mais on va ressortir tout particulièrement cette promo aux bons gros relents racistes visant Nakamura, un segment qui n’aurait jamais dû sortir des années 1980.

 

 

– Face de riz, y a pas de sushi, pas besoin de te faire hara kiri, t'auras ta chance, sinon tu vas croire que t'es bridé!

– Hahahaha, encore un triomphe pour le transgressif Jinder Comedy Club!

 

 

– Dolph Ziggler tente un gimmick foireux en singeant les entrées de Triple H, Shawn Michaels et DX

 

L’idée n’était pas mauvaise en soi : Dolph, dégoûté de ne pas être apprécié à sa juste valeur, montre au public que les prétendues plus grandes stars du business ne le sont que parce que des réflexes pavloviens ont été imposés aux pauvres spectateurs, qui se mettent à hurler dès les premières notes de leur musique d’entrée. Mais le côté « brisage du quatrième mur » est éventé depuis un bail, et l’impression persiste que Dolph a souvent eu sa chance et que s’il en est là après dix ans de carrière (avec un palmarès pas dégueu du tout), c’est peut-être moins dû à l’injustice qui prévaut backstage qu’à ses propres limites…

 

 

Oh putain, mais c'est le mec de la pub de KFC!!!

 

 

No Mercy, 24 septembre

 

Neville, qui a dominé toute la scène des Cruiserweights depuis le lancement du concept en multipliant les matchs délicieux, lâche son titre. Contre l’un de ses nombreux concurrents tous plus doués les uns que les autres? Non, contre l’inepte Enzo Amore. Voilà qui nous rappelle la triste fun de la précédente version du championnat des poids légers, qui avait sombré quand Hornswoggle l’avait gagné… Du coup, comme pour l’entrée de Reigns au Rumble, je vous ai collé ci-dessus un lien compilant les réactions les plus hallucinées de l’IWC.

 

 

– Bon Neville, maintenant que je suis champion, tu m'apprends à catcher?

– Non connard. I can't teach that. Pas à toi en tout cas.

 

 

Raw, 9 octobre

 

Pour les besoins de sa feud avec Finn Balor, Bray Wyatt se transforme en Sister Abigail via un effet spécial des années 1990. Fouyayaya.

 

 

 

Merde, je crois que j’ai encore mangé un truc pas frais.

 

 

Raw, 23 octobre

 

Parce que les bookers croient qu’on a vraiment envie d’une feud entre Strowman et Kane, on jette en pâture à la vieille machine rouge (50 ans quand même) le valeureux Finn Balor, qui se fait squasher en trois minutes. On est en 2017 et Kane est buildé comme un main eventer au détriment de l’un des catcheurs les plus talentueux et les moins bien utilisés de la fédération (troisième à l’Award idoine).

 

 

– Mais pourquoi je jobbe pour toi en fait?

– Pour que j'apparaisse comme une menace crédible pour Braun Strowman.

– Mais il fait 30 centimètres et 100 kilos de plus que moi, t'es sûr que me battre change quelque chose pour toi de ce point de vue?

– Ca fait vingt ans que je suis ici, gamin, autant te dire que ça fait dix-neuf ans que je ne me pose plus aucune question sur les décisions de booking.

 

 

Survivor Series, 19 novembre

 

Un bon petit botch tout mimi, parce qu’une telle compil ne se conçoit pas sans ce moment bêtisier. Kalisto foire son entrée trampolinée et, pour reprendre les mots immortels de Jyskal, « son gros bidou ne franchit pas la troisième corde, il reste accroché comme une crotte pendant quelques secondes ».

 

 

 

Et voici comment s’est terminé son match. Ouais, y a des soirs où vaut mieux rester sur son canapé.

 

 

Raw, 4 décembre

 

On kiffe bien la réinvention de Matt Hardy, qui était l’homme le plus chiant du monde lors de son précédent run à la WWE, justement couronné d’une Ceinture de Plomb. De là à apprécier que sa feud contre Wyatt soit centrée sur son rire de chèvre…

 

 

 

En voilà une stipulation qui promet!

 

 

Smackdown, 19 décembre

 

Dolph Ziggler, qui s’est arraché pendant des mois pour remonter dans la card, a fini par gagner le titre US. Au lieu de célébrer ça comme il se doit, il l’abandonne au milieu du ring. Bon ben heu, OK.

 

 

5 euros le lendemain chez Guerrisold, pour aller avec le barda du Taker.

 

 

 

C’est à peu près tout pour nous mais franchement, nous ne prétendons pas que cette liste soit exhaustive, loin de là. Ouvrez donc votre propre coffre à souvenirs moisis dans les comms!

 

 

Spanishannouncetable, perplexe au moment de faire son choix.

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