Hall of Fame

CDC Awards 2017 : Meilleure catcheuse

Laisse tomber les filles, laisse tomber les filles, un jour c’est toi qu’on laissera.

France Gall (qui nous a laissés tomber)

En 2017, la cause des femmes a fait parler plus que jamais. Les membres de la gent féminine ont décidé qu’il était temps d’en finir avec des procédés d’un autre âge. Stop aux agressions sexuelles, stop au harcèlement bien lourd, aux sous-entendus pénibles et aux menaces physiques dans le cadre professionnel. La parole des victimes se libère enfin. Stop à Harvey Weinstein, Michael Fallon et Gilbert Rozon. Pour illustrer l’ampleur du problème, l’opération #MeToo a rencontré un succès planétaire. Et pendant ce temps à la WWE ? Eh bien tout va très bien ma foi, Vince McMahon n’a pas été inquiété, Randy Orton continue de faire caca où il veut, et Stéphanie se gargarise d’écrire l’Histoire alors qu’on vient de se taper une bonne année de merde.

Je suis le capitaine de mon âme.

CDC Awards 2017 : Meilleure catcheuse

Vous connaissez le principe, nous étions dix votants avec un classement de cinq à faire, ce qui fait cette année un maximum de points à 50. Je vous laisse auparavant contempler l’historique de ce prestigieux trophée. Michelle McCool, AJ Lee et Paige sont doubles tenantes du titre. Notre dernière gagnante est la grande Charlotte, auteure en 2016 d’une année exceptionnelle notamment marquée par une rivalité de haute volée contre Sasha Banks.

Top 3 des années précédentes :

2016

1. Charlotte, 34 points sur 35 possibles

2. Sasha Banks, 28 points

3. Becky Lynch, 25 points

2015
1. Paige, 40 points sur 45 possibles
2. Charlotte, 32 points
3. Nikki Bella, 25 points

2014
1. Paige, 57 points sur 65 possibles
2. AJ Lee, 55 points
3. Nikki Bella, 29 points

2013
1. AJ Lee, 59 points sur 60 possibles
2. Kaitlyn, 46 points
3. Natalya, 28 points

2012
1. AJ Lee, 58 points sur 75 possibles
2. Eve, 56 points
3. Beth Phoenix, 34 points

2011
1. Beth Phoenix, 29 points sur 30 possibles
2. ex Natalya et Kharma, 12 points

2010
1. Michelle McCool, 21 points sur 25 possibles
2. Natalya, 17 points
3. Layla, 16 points

2009
1. Michelle McCool, 30 points sur 35 possibles
2. Melina, 17 points
3. Mickie James, 14 points

Avant de vous présenter le classement 2017 des filles de la WWE par la rédaction des Cahiers du Catch, il me parait important de jauger la qualité de la division féminine dans son ensemble. Car 2017, qui succédait à un brillant 2016, fut une énorme déception pour tous les suiveurs. Si vous souhaitez lire un Award enjoué, je vous envoie à la lecture des meilleurs moments de l’année car disons-le tout net, noter les performances des filles laisse un goût très amer dans la bouche. N’ayons pas peur d’utiliser des mots forts, la fédération de Stamford nous tartinant à longueur d’année sur la « révolution devenue une évolution » et sur l’exceptionnelle modernité de l’entreprise qui met ses femmes au premier plan, au même niveau que les hommes, et leur permet d’enfin exister dans l’Histoire de ce sport. De bien belles paroles souvent issues de la voix de Stephanie McMahon, mais qui ont du mal à se traduire dans les faits.

Le roster étant divisé entre Raw et Smackdown, on peut comparer les deux shows et constater si l’écurie rouge n’a pas spécialement mis en valeur ses héroïnes, et que la division bleue a offert un spectacle pathétique et déprimant tout au long de l’exercice. On serait honnêtement bien embêtés s’il fallait sortir les cinq meilleurs matchs de l’année chez les filles ! Il fut même très dur de sortir un top 5 pour les catcheuses de l’année. A tel point que, de l’aveu de nombreux rédacteurs, hors des deux premières places relativement évidentes, la distribution se fit un peu au petit bonheur. Ceci explique le grand nombre de citées (12 femmes dans ce classement) et avec un très faible nombre de points pour chacune.

Allez-y les filles, écrivez l’Histoire. Lol.

11e ex aequo avec un point sur 50 possibles : Bayley et Mickie James

Premières nommées de ce classement, deux membres actuelles de Raw. Bayley doit son unique point à Wrestlemaniac, les autres rédacteurs estimant que son règne de deux mois et demi (incluant une défense victorieuse à WrestleMania) n’a pas suffi. Parfois blessée, souvent mise au second plan, transparente au micro et incapable de se démarquer dans le ring, la Californienne n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était à NXT. Son personnage, pas du tout travaillé dans le roster principal, ne semble accrocher qu’avec la frange la plus jeune et la moins exigeante du public. Il va falloir une grosse remise à niveau pour espérer plus de points en 2018, mais l’Award de la meilleure progression n’attend que ça.

La vétérane Mickie James a été nommée par Yerem, qui estime à juste titre qu’elle ne fut pas la moins méritante, efficace notamment pour aider à construire les petites jeunes telles qu’Alexa Bliss.

C’est ma vie… j’n’y peux rien, c’est elle qui m’a choisie.

10e avec 3 points : Paige

Non, je n’ai pas poussé mon amour pour l’Anglaise jusqu’à la nommer sur la troisième marche de mon classement. Seifer m’a aidé en lui donnant un petit point. Bon, l’année de Paige a commencé en novembre et la voir glaner quelques points montre l’étendue du niveau par ailleurs. Son retour a eu le mérite de réveiller la foule, d’apporter du sang frais et de donner un petit coup de pied dans une fourmilière qui ronronnait depuis des mois autour des trois-quatre mêmes catcheuses. De plus, elle nous a rappelé à quel point elle enterrait 95% de ses collègues un micro en main. De quoi espérer une belle année 2018 pour celle qui passa très près de l’enfer… si les affreuses rumeurs de retraite définitive pour cause de blessure se révèlent infondées, bien sûr.

Je pensais avoir vécu une année horrible, mais en fait, comparé aux copines, c’est pas si pire.

9e avec 4 points : Nia Jax

Mais qui est vraiment Nia Jax ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? Quel est son but ? A quoi elle sert ? La cousine du Rock a un gabarit évidemment sans commune mesure à la WWE. Sa force est aussi son point faible, car son booking est très compliqué. Alors qu’elle semble capable de tuer et éviscérer n’importe laquelle des poids plumes qu’elle croise sur son chemin, Nia part plutôt sur une carrière à la Big Show ou à la Mark Henry, avec pour constante une motivation visiblement inexistante à faire son trou. Nia en 2017, c’est une feud interminable de kick-off contre Sasha Banks, parallèlement à un jeu du « t’es ma pote, t’es pas ma pote » avec Alexa Bliss où elle passa un peu pour la couillonnée de service. A aucun moment, elle n’a semblé vraiment intéressée par le titre. Jax a au moins le mérite de faire peur à ses adversaires et de les pousser à des innovations catchesques pour la faire plier, mais on attend mieux pour la suite.

Je n’suis pas comme toutes ces filles qu’on dévisage qu’on déshabille, moi j’ai des formes et des rondeurs, ça sert à réchauffer les cœurs.

8e avec 5 points : Becky Lynch

Première apparition de la division Smackdown, la flamboyante Irlandaise est notamment placée sur le podium de Kovax. Mais il faudra demander des explications au jeune homme, car l’année 2017 de la rouquine n’est pas brillante. On se souvient tous de cette rivalité contre la luchadora AKA Mickie James, puis d’un match rigolo contre James Ellsworth. Entre ces deux moments séparés de dix mois, rien à se mettre sous la dent. Dénuée d’ambition, Becky ne tutoie jamais la ceinture féminine d’une division à sa portée et se contente de jouer la nunuche avec sa copine Charlotte. Evidemment, Becky est bien mieux classée dans l’Award des talents mal exploités de l’année.

La meilleure apparition de Becky Lynch en 2017. Si, si, tout à gauche.

7e avec 6 points : Naomi

Voilà la première athlète citée par au moins trois rédacteurs : Jyskal, coy et krix ; un, deux et trois points distribués à la danseuse fluorescente. Citons Jyskal, puisque les autres n’ont pas commenté leur décision : d’après notre célèbre optimiste, l’ex-Funkadactyl a fait une très correcte championne de transition à SD avec quelques bons matchs et un personnage qui fait un tabac auprès du public. Bon, ça reste l’avis de Jyskal. Le mien serait de dire que le Glow Time m’a autant emmerdé que le Brie Mode à son époque, et que son règne fut tout aussi irregardable que celui de Jinder (pour mémoire : la feud contre Lana). Cela faisait des années qu’on entendait dans la catchosphère que Naomi méritait un traitement de haut niveau, et que le jour où elle serait championne on verrait bien, mais on a pas vu gand-chose. De fait, voir une femme qui a tenu la ceinture pendant un tiers de l’année si loin dans le classement montre bien qu’aux Cahiers du Catch, on privilégie la performance au palmarès.

Une année pas si brillante que ça.

6e avec 7 points : Natalya

Troisième pour Latrell et Wrestlemaniac, la Canadienne a surpris son monde à Summerslam, où elle retrouve le devant de la scène en remportant le titre féminin de Smackdown sept ans après son premier et précédent trophée. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’un tel retour de flamme était inattendu au vu des années de galères traversées par la fille Hart. Reine des gimmicks foireuses, des alliances douteuses, des comportements incohérents et des alignements versatiles, Nattie nous a très souvent fait oublier qu’elle était une bonne catcheuse. Début 2017, elle était encore dans une rivalité vaseuse contre Nikki Bella suite à une attaque revendiquée mais pas vraiment au soir des Survivor Series. Bref, ça fait longtemps que le personnage de Natalya est trop abîmé pour qu’on le prenne au sérieux, mais Natalie Neidhart est une vraie athlète talentueuse. Son court règne ressemble plutôt à un chant du cygne et à un cadeau d’au revoir. Sitôt dépossédée de son bien, la Canadienne a annoncé son souhait de laisser tomber le public ingrat de la WWE. Vraie retraite ou petite pause avant un retour? Le Rumble nous en dira peut-être plus.

Et si, je pèse toujours dans le game ! J’espère que la prime à la retraite sera bien chargée !

5e avec 9 points : Carmella

La championne du bitchage glane quelques points de ci de là, mais fait forte impression auprès de Yerem qui la classe carrément en deuxième ! Interrogé par nos services, l’intéressé met en avant la « double » victoire au Money in the Bank de la donzelle. Il est vrai que s’il faut prendre en compte les moments les plus marquants de la saison, toute cette affaire autour de la première mallette féminine prise en otage par James Ellsworth a fait bien plus couler d’encre que toutes les rivalités pour des titres. Qu’on le veuille ou non, Carmella a marqué l’Histoire et la belle a trouvé son personnage, sans grande efficacité sur le ring mais avec une aisance plus marquée au micro et dans la gestuelle. Il reste que quasiment six mois après, la princesse de Staten Island n’a pas montré une grande envie d’encaisser son contrat pour le match de championnat. Pas sûr qu’elle ait compris comment faire.

Ce soir j’entre dans le club en mode bestial…

4e avec 11 points : Sasha Banks

Au pied du podium, Sasha représente à elle toute seule les errements de la division féminine de la WWE, et la circonspection des suiveurs. La Boss est en effet classée troisième pour trois de nos rédacteurs mais n’apparait même pas dans le classement de six autres !

Comme pour toutes ses camarades, le bilan 2017 n’est pas bien fameux et de la part de Sasha, après son année 2016, on attend tellement mieux. Empêtrée dans une rivalité à n’en plus finir contre Nia Jax où un coup elle perd, un coup elle gagne sans qu’on comprenne pourquoi, Sasha est surtout bloquée dans son ascension par son amitié cucul la praline avec Bayley. Pendant tout le début d’année, elle se satisfait à aider sa copine qui titille la domination d’Alexa Bliss. Puis les forces s’inversent et la Boss devient la légitime challenger, devenant même championne à Summerslam alors qu’elle perdait clean contre Alicia Fox deux mois avant. La WWE ayant décidé de donner à Banks la gimmick de « meuf qui sait jamais conserver un titre, on dirait Dolph Ziggler lolilol », Alexa Bliss récupère son bien une semaine plus tard. En tous les cas, de l’avis de Seifer comme du mien, la Boss est avec Charlotte la meilleure entre les cordes, et il lui faut un heel turn. Un point c’est tout.

J’commence à en avoir assez de ces connasses de blondes qui m’empêchent d’être au sommet !

3e avec 14 points : Asuka

Sur la petite marche du podium de cette année, nous trouvons la sensation japonaise Asuka. Cette place est surprenante à plus d’un titre : au niveau mathématique, elle glane la plus faible proportion de points dans l’histoire de cet Award pour une 3e place. Seulement 28% du maximum possible, quand les troisièmes des années précédentes arrivaient aux alentours des 50%. Cela prouve l’absence de consensus parmi les votants et la dispersion des votes. Seuls Wrestlemaniac et coy n’ont pas voté pour l’impératrice du soleil levant. Pour les autres rédacteurs, Asuka a beau ne pas être là depuis longtemps, son entrée dans le grand bain est une réussite. L’invaincue championne de NXT maitrise son personnage et la foule est derrière elle. Excellente sur le ring, elle irradie un sentiment de puissance et de confiance qui manque à toutes ses congénères. Il s’agit pourtant encore d’un début et sa principale performance, un peu téléphonée, est d’être la dernière survivante de son équipe aux Survivor Series. Dans d’autres circonstances, elle aurait été plus bas dans le classement mais, peu d’autres catcheuses ayant réussi leur année, Asuka a apporté ce regain d’intérêt pour Raw et mérite sa place. Tous les compteurs sont au vert pour l’année 2018.

Avec Asuka, Raw va devenir le show jaune (parce qu’elle va tout gagner comme à NXT, soyez pas racistes)!

2e avec 41 points : Charlotte

Enfin ! Il faut attendre la deuxième place pour voir un plébiscite se dessiner. Ainsi que la fin du suspense : Charlotte ne réussit pas la passe de deux. Cette année encore, elle fait partie des toutes meilleures, mais échoue à dominer complètement la division. En 2017, la Reine a fini l’année comme elle l’a commencé : championne. Mais pas dans la même écurie. En janvier, elle est encore la force dominante de Raw mais voit son règne et son invincibilité en PPV brisés par Bayley. Après WrestleMania, elle profite du shake-up pour rejoindre les rangs de Smackdown. Là-bas pourtant, malgré une faible adversité, Charlotte ne semble pas vraiment motivée à imposer sa domination. Elle passe quelques semaines à faire un peu connaissance avec les lieux et les gens, avec désormais un alignement de gentille aux côtés de Becky Lynch. Ensuite, elle prend une pause de deux mois pour s’occuper de son vieux papa malade. A son retour, la fille Flair est motivée comme jamais et il lui faut moins d’un mois pour redevenir championne et le rester. Suite à l’arrivée du Riott Squad, elle se retrouve un peu éloignée de l’attention et garde sa ceinture au chaud en attendant la concurrence.

Au final, une bonne année pour la taulière de la section féminine, bien loin de cette historique cuvée 2016, mais où il n’y a rien à lui reprocher. Elle a tenu son rang, gentiment cédé son trône à Raw en faisant le travail durant la saison de WrestleMania, puis a repris sa digne place en fin d’année à Smackdown.

– Allez copine, me tape pas, on est première et deuxième cette année.

– Tu m’as pris ma place, sale blonde. Tu vas crever.

1ère avec 48 points sur 50 possibles : Alexa Bliss

C’est quasiment carton plein pour Alexa Bliss, mais pas tout à fait. La faute à krix et coy qui ont préféré l’année de Charlotte Flair. Le 100% reste donc un Graal jamais atteint pour les concurrentes de cet Award. Il reste que l’année de la petite furie est exceptionnelle et inattendue. Qui aurait parié sur l’acolyte de Blake et Murphy lorsqu’elle est arrivée en juillet 2016 de NXT à Smackdown ?

Et pourtant. Avec son caractère bien trempé et son ambition dévorante, Miss Bliss a conquis toutes les divisions et toutes les ceintures à disposition. Dominatrice totale de la scène bleue, elle cède finalement son titre à Naomi qui voulait gagner son WrestleMania moment à la maison. Pas le temps de s’apitoyer sur son sort, Alexa rejoint Raw et laisse derrière elle une division qui mettra six mois avant de redevenir un peu intéressante. Elle est la toute première femme à gagner les deux titres féminins lors de Payback, c’est-à-dire moins de trois semaines après son arrivée dans le show du lundi soir. Et depuis, celle qui se fait appeler « The Goddess of WWE » ne partage son Olympe avec personne. Bliss a porté le catch féminin de la fédération sur son petit dos pendant toute cette année. Seifer, Jyskal et Yerem parlent d’une même voix quand ils disent que, sans être la plus douée entre les cordes, Alexa a tout compris au métier et au divertissement sportif. Hyper à l’aise au micro même face à des foules difficiles (sa gestion des chants « What ? » est exemplaire), vicieuse, intelligente, charismatique et détestable à souhait, elle est devenue celle qu’on veut voir. Sa domination ne souffre d’aucune contestation malgré tous les talents disponibles dans le roster de la fédération stamfordienne. Elle fait penser à une version féminine du Miz, qui progresse sur le ring tout en ayant déjà dépassé tout le monde dans l’exercice scénique et oratoire.

C’était une année exceptionnelle où l’ex-cheerleader a bénéficié d’un immense vide dans la division. Il y a fort à parier qu’elle ne rééditera pas l’exploit en 2018 et qu’elle rétrogradera un peu sur la carte, au vu de l’adversité qui pousse à la porte. Mais elle aura encore le loisir de nous énerver, elle adore ça et nous aussi.

S’il te plait 2017… Reste encore un peu, c’était bien.

Voilà donc le classement final d’une année 2017 très bizarre et étonnamment nulle malgré les talents en présence. Pas de blessures majeures, pas de licenciements imprévus, la faute revient entièrement aux scénaristes qui ont réussi à nous ennuyer profondément avec Bayley, Sasha Banks et Nia Jax d’un côté tandis que de l’autre ils mettaient en valeur Naomi, Carmella et Lana malgré la présence de Becky Lynch et Charlotte. 2018 commence sur une toute autre note avec les arrivées des deux trios de méchantes. Mais cela rappelle un peu l’époque triste des équipes BAD, PCB et tout le tintouin. Espérons que le premier Royal Rumble de l’Histoire sera un beau moment qui lancera une bien meilleure saison pour toutes. La WWE a les cartes entre les mains pour nous faire à nouveau aimer les filles.

Laisse chéri, le Rumble cette année, c’est pour moi.

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