Hall of Fame

CDC Awards 2017: meilleur catcheur

And the most prestigious Award in our industry goes to…

Vince McMahon venu décerner notre dernier Award

Comme d’habitude, on termine la remise des prix avec la récompense la plus prestigieuse: l’Award du meilleur catcheur. Si l’on observe les résultats de ces cinq dernières années, on remarque que deux lauréats se sont distingués en remportant chacun cet Award deux fois d’affilée. A votre avis, l’histoire s’est-elle répétée une fois encore en 2017?

– Impossible: cette année, le trophée est pour moi.

– Woaaah, le mec est totalement à l’ouest…

CDC Awards 2017: meilleur catcheur

Avant de rentrer dans le vif du sujet, commençons par jeter un œil sur les résultats des précédentes éditions, histoire de se remémorer l’identité de ces fameux doubles vainqueurs.

Mais où veut-il en venir avec cette histoire de doubles vainqueurs?

Top 5 des années précédentes

2016

1. AJ Styles, 37 points sur 40 possibles

2. Kevin Owens, 27

3. Cesaro, 12

4. Chris Jericho, Roman Reigns, 10

2015

1. Seth Rollins, 58 points sur 65 possibles

2. John Cena, 28

3. Kevin Owens, 21

4. Brock Lesnar, 19

5. Roman Reigns, 13

2014

1. Seth Rollins, 44 points sur 45 possibles

2. Dean Ambrose et Daniel Bryan, 36

4. Brock Lesnar, 16

5. John Cena, 14

2013

1. Daniel Bryan, 59 points sur 75 possibles

2. CM Punk, 55

3. Cody Rhodes, 25

4. John Cena, 16

5. Dolph Ziggler, 14

2012

1. CM Punk, 67 points sur 75 possibles

2. Daniel Bryan, 59

3. Sheamus, 45

4. Dolph Ziggler, 20

5. John Cena, 16

2011

1. CM Punk, 29 points sur 30 possibles

2. John Cena, 14

3. Christian, 11

4. Randy Orton, Alberto Del Rio, 7

2010

1. John Cena, 20 points sur 25 possibles

2. Randy Orton, 13

3. The Miz, 9

4. Sheamus, 8

5. Jack Swagger, 7

2009

1. Chris Jericho, 30 points sur 35 possibles

2. CM Punk, 23

3. Randy Orton, 13

4. Christian, 11

5. Jeff Hardy, 10

Se pourrait-il que…

Dix juges se sont donc réunis cette année au sein de la rédaction des Cahiers pour faire parler leur expertise en attribuant des points aux athlètes les plus méritants selon eux en 2017.

De ces délibérations est ressortie une sélection de dix noms, parmi lesquels se trouvent des nouveaux venus, des revenants ou encore des habitués.

Une belle brochette de vainqueurs apparemment. Je dois forcément être dedans.

Classement 2017

10ème avec 2 points sur 50 possibles

Neville

Avec ses deux petits points, Neville n’a été cité qu’une seule fois. En l’occurrence par Rapha-Hell qui, très enthousiaste à son sujet, trouve que « l’Anglais a écrasé la division cruiserweight durant plus de la moitié de l’année. La rivalité contre Austin Aries fut excellente mais nous n’oublierons pas cette dernière apparition complètement habitée face à Enzo Amore. Du grand art, espérons que la WWE et lui trouvent enfin un terrain d’entente. Si on nous demande notre avis, OUI on veut revoir Neville, et oui bien sûr, contre les main eventers poids lourds. » Voilà une bien belle plaidoirie en faveur d’un catcheur qui aura assurément beaucoup apporté à la branche 205.

Peut-être bien mais maintenant le nouveau taulier des 205, c’est MOI.

9ème avec 3 points sur 50 possibles

John Cena

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est bien loin le temps où Cena trustait le haut de l’affiche en permanence, de janvier à décembre sans le moindre répit. Depuis maintenant deux ou trois ans, le Marine a su se mettre en retrait pour amorcer sa retraite progressive tout en douceur.

Et c’est probablement cette version « allégée » de Cena qui m’a poussé à lui attribuer 3 points. Plus rares, les apparitions du bonhomme deviennent plus digestes et surtout plus précieuses. D’autant plus que ses prestations sur le ring conservent un niveau infiniment respectable. Même s’il peut sembler déjà lointain, personne n’a oublié son historique seizième sacre mondial il y a presque un an – le combat est mémorable et ce n’est pas pour rien qu’il a été élu match de l’année par la rédaction des Cahiers.

Au delà de cet événement, Cena aura aussi su parfois calmer le jeu en 2017 afin de se mettre au niveau, par exemple, d’un Baron Corbin dont il tirera un match franchement correct à Summerslam. On n’oubliera pas non plus la guerre des couples contre le Miz et Maryse qui accouchera d’une rivalité sans grand enjeu certes mais vraiment divertissante et rigolote. Tout ça sans compter le boulot effectué pour se mettre au service de grands noms tels que Reigns et Nakamura en cours d’année.

Bref, en 2017 on aura vu John Cena par intermittence, un peu en retrait mais pas trop non plus, présent quand il le fallait sans toutefois vampiriser le devant de la scène.

Sérieux? Je réussis à tirer un match potable de Corbin et vous me filez seulement 3 points!

8ème avec 4 points sur 50 possibles

Seth Rollins

Souvenez-vous, en 2014 et 2015 Seth Rollins raflait cet Award haut la main. Puis en 2016… rien. Alors pour ne plus revivre une telle injustice, Kovax a décidé cette année de lui attribuer 4 points en lui donnant la deuxième place de son classement. Son valeureux combat contre Triple H à Mania doit probablement y être pour quelque chose, son sacre en équipe à Summerslam aussi, sans oublier la reformation du Shield dont il s’est toujours targué d’être l’architecte. Autant de bonnes raisons qui nous rappellent à quel point Rollins est devenu une valeur sûre et incontournable à la WWE et ce, même sans tutoyer le main event.

Ok merci c’est gentil mais notez bien que j’cracherais pas sur un nouveau titre mondial moi…

7ème avec 5 points sur 50 possibles

Samoa Joe

Nommé (seulement) trois fois pour cumuler à l’arrivée 5 maigres points, le classement a de quoi sembler rude pour le Samoan. Objectivement, Joe est un catcheur impeccable et il serait bien difficile de lui trouver des défauts, alors pourquoi n’est-il pas mieux récompensé?

D’une part, avoir fait l’impasse sur WrestleMania le fait forcément partir avec un handicap non négligeable. Ensuite, son palmarès est resté totalement vierge en 2017 et ce n’est pourtant pas faute d’avoir approché à plusieurs reprises le main event (d’autant plus qu’il s’est posé en menace vraiment crédible face à Lesnar en juillet). D’autre part, il lui a fallu composer avec la blessure qui l’a tenu éloigné des rings pendant plusieurs semaines. Enfin, il faut bien admettre que le secteur du gros-pas-beau-qui-fait-peur a été particulièrement bouché à la WWE l’année dernière – la faute à un certain Braun, détenteur du monopole en la matière.

Je le prends en 1 contre 1 quand il veut ce gros lard de Braun.

6ème avec 9 points sur 50 possibles

Roman Reigns

A l’instar de Joe, Roman n’a lui aussi été nommé que par trois rédacteurs, dont deux très enjoués qui l’ont classé deuxième. C’est notamment le cas de Jyskal qui considère que Reigns « continue année après année de faire taire les haineux. Encore une fois une grosse grosse année de catch pour le Big Dog, ainsi que des rivalités splendides avec Braun et Cena où il a pu démontrer respectivement ses qualités très sous-estimées de bumper/seller de malade, et des qualités au micro en environnement hostile dans cette feud où la frontière avec le kayfabe était parfois très floue. »

Même si l’on sent bien que la fédération a fait des efforts en le mettant un peu en retrait par rapport aux années précédentes, le cas Reigns continue de diviser le public (et la rédaction par la même occasion). Le paradoxe Roman, c’est que même en lui faisant perdre un peu de sa superbe, la WWE ne peut s’empêcher dans le même temps de lui offrir les scalps les plus prestigieux qui soient (Undertaker et Cena). D’un côté, vouloir le faire redescendre d’un niveau afin d’endiguer l’overdose qui touchait un public toujours plus nombreux est tout à fait louable mais de l’autre, était-il vraiment judicieux de lui donner deux trophées aussi gros la même année?

Quand j’suis trop fort, les CdC aiment pas trop voter pour moi. Et quand j’suis moins fort, ils aiment toujours pas trop voter pour moi! J’suis perdu là…

5ème avec 14 points sur 5 possibles

Brock Lesnar

La Bête réussit a convaincre la moitié des votants cette année. Certains comme Wrestlemaniac le mettent en bas de leur classement tout en reconnaissant que « Brock reste l’une des principales attractions de la WWE lorsqu’il est présent. » Pareil pour Jyskal qui lui attribue 2 points et qui ne peut que reconnaître « que quand sa musique d’entrée retentit et que la cloche sonne derrière, c’est une putain de bête. LA bête ! La force brute, surhomme fascinant à regarder évoluer entre les cordes. Il a répondu à chaque fois présent toute l’année, régalant contre AJ, dans le Fatal 4 Way à Summerslam , contre Goldberg, contre Joe… moins contre Braun certes. Chaque année c’est la même affaire. Il est critiqué pour son emploi du temps, mais quand vient le temps de la baston, il fait partie des meilleurs de la planète dans son style et a cette aura que personne d’autre n’a qui rend chaque match spécial. » D’autres lui font honneur encore plus. C’est le cas de Latrell pour qui il est numéro un. Pour ma part, je lui décerne une bien jolie deuxième place grâce à l’ensemble de son année qui s’est avérée infiniment meilleure que ce qu’il nous avait montré en 2016.

– Brock, tu sais qu’il va bien falloir rendre cette ceinture un jour?

– Ouais, ouais… on verra ça dans un an ou deux. On n’est pas pressés.

4ème avec 15 points sur 50 possibles

The Miz

Son total de points recueillis n’est pas vraiment à la hauteur du plébiscite qu’il a reçu: tout le monde (sauf moi) lui a accordé au moins un point. Et à part Wrestlemaniac qui lui accorde sa deuxième place parce qu’il est « peut-être le meilleur heel à la WWE actuellement. », il reçoit à chaque fois une honorable quatrième ou cinquième place. Comme si tout le monde (sauf moi) avait été subjugué par la capacité du bonhomme à se renouveler avec brio tout au long de l’année.

D’un côté, il y a ceux (comme Yerem et Seifer) qui se réjouissent qu’il ait redonné autant de lustre au titre Intercontinental. De l’autre, nous avons les fans de son indiscutable talent oratoire qui estiment, comme Rapha-Hell, qu’« il nous aura surtout distrait par ses inégalables talents de comédien. » En tout cas, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas rejoindre Jyskal qui pense que « le Miz est comme le bon vin qui se bonifie avec le temps ».

Tout bien réfléchi, j’aurais peut-être pu lui filer au moins un point. Ne serait-ce que pour les « talents » de sa femme.

3ème avec 23 points sur 50 possibles

Braun Stowman

Troisième marche du podium donc pour le Monstre parmi les Hommes. Et pourtant, cette médaille de bronze aura été obtenue sans le moindre point de la part de Jyskal et Kovax (qui vont devoir se justifier fissa)!

Les autres ne sont pas restés insensibles à l’inexorable montée en puissance du géant au fil des mois. Comment oublier la colossale correction infligée à Roman Reigns dans le main event de Payback? Comment oublier toutes ces démonstrations de force plus spectaculaires les unes que les autres? (La fameuse scène de l’ambulance étant probablement la meilleure illustration.) Comment oublier la facilité avec laquelle il a su encaisser les pires agressions, affichant alors une faculté de résistance hors du commun? (Souvenez-vous de l’autre scène de l’ambulance, à Great Balls of Fire.) Comment oublier le statut de first contender qu’il a atteint entre août et octobre? (Beaucoup étaient d’ailleurs persuadés qu’il le transformerait en titre mondial.)

Bref, « c’est une évidence » selon Rapha-Hell qui le met carrément tout en haut de son top car « le géant s’est révélé comme le nouveau monstre de la décennie » avec « au programme, des feuds énormes contre Reigns, Big Show ou Lesnar, des segments de folie où il a détruit des ambulances, des cages, des managers généraux, des champions universels » sans oublier qu’il « est sorti vivant d’un camion poubelle. »

Tout ça méritait bien le podium.

Et dans quelques jours, je continue mon entreprise de destruction au Royal Rumble. J’ai hâte. Mais en attendant, je vais aller chasser l’ours à mains nues avec Papa.

2ème avec 27 points sur 50 possibles

Kevin Owens

Même en finissant si haut dans notre hiérarchie, le Québécois ne réussit pas à récolter une totale adhésion puisque Latrell a tout simplement décidé de le bouder.

Les autres votants sont quant à eux tous sur la même longueur d’onde en le plaçant au mieux deuxième, au pire troisième de leur classement.

Depuis qu’il est arrivé dans le grand bain, Owens s’est toujours montré irréprochable et ce, dans tous les domaines. Et 2017 n’a fait que confirmer ce constat: que ce soit entre les cordes, micro en main ou en séquence backstage, son niveau reste toujours proche de l’excellence.

Seifer trouve qu’il est « le super connard de Smackdown » et qu’« il le joue très bien ». Jyskal considère qu’il « a tout, le jeu d’acteur, le micro et des réparties ravageuses, le catch technique bien sûr, mais aussi les attitudes et les mimiques en match », ce qui le rend « capable de s’adapter à tous les adversaires », estimant même que « tout ce qu’il touche se transforme en or ». Yerem nous pond une formule encore plus forte: d’après lui, il « transforme l’argent, le bronze, le fer et Sami Zayn en or ». Quant à Rapha-Hell, Kevin est de son point de vue « un dieu du catch », tout simplement.

C’est moi qui lui ai tout appris.

1er avec 48 points sur 50 possibles

AJ Styles

Enfin! Seul notre lauréat aura réussi à mettre tout le monde d’accord au sein du jury. Et pas qu’un peu: les 10 membres ont non seulement tous attribué des points à Styles mais en plus, c’est à chaque fois pour le mettre en première position (8 fois) ou au pire, en deuxième (2 fois).

Nous tenons donc en la personne du Phenomenal One un nouveau double vainqueur d’affilée de ce prestigieux trophée qui peut maintenant rejoindre CM Punk (2011, 2012) et Seth Rollins (2014, 2015) pour former à leurs côtés une bien belle brochette.

Sans surprise, Jyskal est absolument émerveillé par ce « mec [qui] a éclaboussé toute l’année de sa classe, sans interruption, sans blessure, show après show, dans les moindres petits détails » et déplore simplement qu’il n’ait pas « le talent micro d’un Cena ».

Wrestlemaniac affirme qu’il est « clairement le meilleur performer dans le ring aujourd’hui à la WWE » grâce à ses « gros matchs contre plusieurs adversaires aux profils très différents comme John Cena, Kevin Owens, Finn Balor, Brock Lesnar et même Shane McMahon ».

Rapha-Hell relève qu’« après une extraordinaire année 2016, le Phénoménal est passé par une année 2017 un peu plus discrète, mais il a encore transformé en or tout ce qui lui est passé entre les doigts » sans oublier que « dès janvier, il claque le match de l’année contre John Cena » et devient en novembre le « héros de tout un peuple » en mettant fin à l’interminable règne de Mahal.

L’année fut incontestablement radieuse pour AJ et les fans que nous sommes ne peuvent évidemment que s’en réjouir. Dans ces conditions, il ne reste bien évidemment qu’une chose à souhaiter: qu’il continue de la sorte sur sa très belle lancée.

On se retrouve dans un an pour mon troisième trophée?

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