French Touch

WWElcome to Paris!

Deux avis valent mieux qu’un.
Les Dupondt, Tintin

Comme on est super bien organisés aux CDC, on s’est retrouvés avec deux reviews du dernier house show de la WWE à Bercy, deux reviews arrivées au même moment, envoyées par deux gars qui, c’est le comble, ont bu un coup ensemble avant la réunion mais n’en ont pas profité pour accorder leurs violons! Le résultat est assez hypnotique, en définitive.

 

– Je vais faire une review du show pour les CDC.
– Moi aussi! Moi aussi!
– Mais on aura vu la même chose, ça sera pas un peu redondant?
– Au contraire! De la disparité de nos perceptions naîtra la vérité, nue et pure telle Aphrodite jaillissant de l’écume!
– Bon ben OK alors.

 

Review à deux voix du house show de la WWE à Bercy du 19 mai

Didi : Pour mon premier article sur les Cahiers (soyez indulgents), je vais vous raconter mon expérience du house show du 19 mai à Bercy (je me refuse à dire AccorHotel Arena !… ha zut).

Pour ce jour un peu spécial dans l’année me concernant, je suis donc allé voir du catch ! Et bien accompagné par ailleurs. En effet, mes voisins de stade comprenaient bb.Lu et Calikrillimero, que je revoyais enfin après le house show de 2013 (chroniqué par Henri Death ), mais également Bastoune que je rencontrais pour la première fois. Cependant, j’étais également accompagné d’amis hors Cahiers du Catch, et moins suiveurs que moi, à savoir B., qui a suivi le catch entre le deuxième cash-in de CM Punk et son départ), F. pour qui le divertissement sportif évoquait plutôt les Natural Disaster et Papa Shango ; et enfin P. qui n’y connaissait absolument rien, et qui avait fait le tag avec Major Tom, qui n’avait finalement pas pu venir.

Krix : Paris est la capitale du slip de combat pour une nuit seulement. Un Live event à l’Accor Arena avec le roster de Raw, voici donc une raison suffisante pour déplacer mon fessier vers la capitale, et assister à la représentation annuelle des superstars WWE à Paris, surtout en ce jour de Rusev day !

J’avais déjà commis l’acte odieux de rédiger pour les CDC une review du show parisien de 2014, je réitère l’expérience sous un angle différent, l’âge venant, mais toujours accoudé au même comptoir du catch.

Didi : Tout d’abord, nous nous sommes réunis à l’un des cafés (beaucoup trop cher pour le provincial que je suis) proches de la salle. J’ai eu le plaisir d’y rencontrer également Yerem, Ringseid et leurs compagnes respectives, ainsi que krix (brièvement). Nous avons pu échanger autour de quelques boissons pour discuter de la capacité exceptionnelle de la vessie de Jyskal notamment ou de la question de savoir s’il fallait faire la queue maintenant ou si j’avais le temps de reprendre une bière. J’en ai également profité pour donner quelques instructions aux néophytes quant à l’attitude à tenir lors du show :

1- faites comme vous le sentez

2- si vous savez pas, faites comme les enfants, et pas comme nous. Nous, on est des petits malins et on fait n’importe quoi.

Je leur ai également proposé des t-shirts pour aider à l’intégration mais ces sagouins ont refusé (un CM Punk et un Yes Yes Yes pourtant !).

On réalise également que Yerem et Ringseid seront seulement quelques rangs derrière nous !

Après ces quelques verres, direction le show. On remarque déjà dans le public le faible nombre de t-shirts John Cena, et un nombre moindre d’enfants qu’en 2013 me concernant. Par contre la salle est remplie.

Krix : On se fait une revue de la carte et des matchs avant de faire couler une pluie d’arguments positifs et négatifs sur ce gala parisien où le public a répondu présent avec une chaude ambiance. Les alentours de Bercy avant le show sont toujours sources de diverses surprises, comme par exemple rencontrer un clone de John Cena portant une ceinture flambant neuve de… NXT ou échanger quelques minutes sur le parvis avec les sosies de Macho Man et Mick Foley !

Après avoir rafraichi mon gosier avec quelques membres des CDC, je partais accompagné d’un pote peu au fait des choses du catch, car sa dernière feud connue était Undertaker vs Hogan… hum… Sacrée séance de rattrapage historique WWE à effectuer dans la longue file d’attente auprès du keupin pour lui brosser le tableau de la WWE du 21ème siècle et ainsi l’ambiancer pour les huit combats qui nous attendent tout en lui remémorant le jargon de base pour comprendre l’ignoble sport.

 

Alors ça, tu vois, c’est ce qu’on appelle un tag.

 

Didi : Si vous vous êtes déjà rendus à un house show, ou si vous avez pu lire des articles sur le sujet, vous le savez déjà, mais sinon je vais le répéter. L’intérêt principal d’un live event, c’est l’ambiance. Ne vous attendez pas à des promos démentielles, des storylines qui avancent ou des matchs psychologiques et travaillés. Non, vous êtes là pour encourager vos catcheurs favoris et huer les méchants, faire woooo à chaque chop et reprendre les catchphrases. Si vous attendez autre chose, vous serez déçu. Si vous savez pourquoi vous venez, vous serez rarement déçu, surtout en Europe. Aussi je ne détaillerai pas particulièrement le contenu des matchs, sauf exception. C’est du « less is more », les heels dominent, les faces défoncent tout à la fin, voilà.

Toujours en avant-propos, mes indications concernant les chants, acclamations, ambiance ou autre sont bien évidemment dépendantes de mon ressenti, et également de mon placement, il se peut tout à fait que vous ayez eu des échos différents. J’en profite également pour remercier Bastoune qui a eu la gentillesse de faire de la vulgarisation à mes deux amis lors du show.

Après une introduction où bien évidemment Agius et Chéreau interviennent, et où la WWE nous rappelle qu’en participant à ce show, nous renonçons à notre droit à l’image et à notre âme, le show débute par un match triple menace pour le titre tag team ! La carte prévisionnelle diffusée en avril parlait d’un affrontement entre les champions et Kevin Owens et Sami Zayn. Qui allait donc compléter le match ? Et bien, comme toujours, il ne faut pas se fier à la carte prévisionnelle, puisque ce seront d’une part la « B- Team » (Axel et Dallas, on découvrait leur nom et leur magnifique t-shirt) et d’autre part Slater et Rhyno qui seront les challengers. Autant pour le star power. L’entrée de Wyatt a été particulièrement impressionnante, voir même trop, puisqu’on y voyait presque comme avec l’éclairage allumé avec tous ces portables. Bien évidemment, les champions écrasaient leurs adversaires en popularité, mais Rhyno récolte malgré tout des chants I Ci Dub (ECW quoi) assez nombreux. Pour l’anecdote, j’ai lancé un « ton père était meilleur que toi » à Axel, ce à quoi quelqu’un dans le public a répondu « il a raison »). La règle des three way tag team est toujours aussi idiote et les champions ont gagné, on remballe. L’ambiance était quand même sympa, malgré le manque clair de starpower et de workrate.

Krix : Nous voilà donc posés à nos places dans le carré or en bas face au ring, un choc parcourt les gradins quand on apprend de bouche à oreille que Brock Lesnar ne sera pas là ce soir…hum (ceci est une boutade offerte par Paul Heyman). Lumières, compte à rebours, c’est parti pour l’expérience live WWE 2018. Un speech sur l’écran par Kurt Angle pour dire combien il est content de venir faire de la tune euh pardon, de venir faire le show à Paris France et ça démarre avec les annonceurs WWE Mike Rome et Jojo ainsi que la présence des deux compères français Agius et Chéreau, la salle gronde, tremble, résonne, chavire, tout le monde passe par-dessus la troisième corde et l’on peut attaquer les festivités avec l’opener : un Tag team championship match Hardy/Wyatt vs Team B vs Rhyno/Slater.

L’entrée de Wyatt c’est quelque chose, vraiment en live ça envoie du lourd et mon camarade comprend vite les us et coutumes des fans de catch, ce qui permet de nous glisser dans le flux du houseshow sans encombre. Au petit jeu des pronostics, je ferai un 100% tout au long du show, ce qui agacera particulièrement mon sidekick qui devra s’acquitter de payer des bières toute la soirée, quel tricheur je fais !!! Bon combat d’ouverture, ça fait le show, la team B se prend une belle heat et Victoire des deleters of the world, mais ai-je vraiment besoin de vous donner les résultats dans un live event sachant que c’est TOUJOURS les Faces ou champions en titre qui gagnent ?

 

Et c’est toujours Slater qui perd, aussi.

 

Didi : On enchaîne avec un match pour le championnat cruiserweight entre le champion Cedric Alexander et Mustafa Ali ! Outre le fait que les cruiserweights n’avaient pas particulièrement été annoncés, nous avons donc un affrontement face / face. C’était prévisible, mais la pop pour les catcheurs n’étaient pas faramineuse à leur entrée, vu leur mauvaise et faible exposition en mainstream. Par ailleurs, Cedric Alexander fait face à des chants particuliers. Au début, nous ne comprenons pas ce qui se dit, puis nous finissons par distinguer un « We want Petiot ». Pour ce qui ne suivent pas la scène française et/ou n’ont pas vu le cruiserweight classic, Clément Petiot, connu sur la scène indépendante comme Tristan Archer, était l’adversaire d’Alexander lors du premier tour du Cruiserweight Classic, et est l’un des plus gros noms si ce n’est le plus gros du catch français. Autant je suis content de voir le catch français cité, autant « hijacker » un house show et surtout un match cruiserweight pour ça me laisse un goût amer pour un chant « smart ». En effet, on sait que les poids légers sont de bons workers qui prennent des risques pour nous divertir malgré une assez grande indifférence, et à mon sens, une telle qualité et un tel dévouement devraient être encouragés par les « smarts » plutôt que de profiter de l’indifférence pour faire ses déclarations.

D’ailleurs, le match ne me fera pas mentir puisque les deux adversaires retournent la salle avec un match assez proche de ce qu’ils ont pu faire à Wrestlemania. Si on pouvait être un peu déçus par une performance de ce style lors du plus gros Pay Per View, pour un house show, c’est à couper le souffle ! Bercy est totalement embarqué par l’action et les deux reçoivent une ovation. Ali n’annonce pas de heel turn puisque les deux se font un gros câlin après le match. Beau joueur, Alexander brandit une affichette avec le drapeau français avec « we want Petiot » dessus lors de sa sortie.

 

C’est beau, ces étrangers de passage chez nous qui viennent apporter leur soutien à nos mouvements sociaux.

 

Krix : WWE Cruiserweight Championship Title Match :

Cedric Alexander (c) Vs. Mustafa Ali

Le 2ème meilleur match de la soirée à mon goût, malgré un début un peu perturbé par les « we want Petiot » (j’y reviendrai plus bas), les deux Cruiserweights ont livré un superbe combat, ont fait basculer la foule et ont tout donné sans retenue. Alexander conserve et ira même s’offrir un bain de foule ringside pour poser devant l’affiche « We want Petiot », un clin d’œil sympa de sa part. Vraiment une bonne surprise cet affrontement, comme quoi être en tribune plutôt que devant un écran, ça met même en valeur un combat de 205 live gnah !

Didi : On poursuit avec un match tag simple entre Zack Ryder (et le remix infâme de son thème) et Chad Gable d’une part, et Goldust et Mojo Rawley d’autre part. Déjà on voit que Ryder limite sa pop éventuelle lors de son entrée en ne faisant aucun woo woo woo lors de son entrée (et un seul pendant le match), et que Gable va tourner face ! Le match est classique, Goldust fait le vieux, Ryder se fait démonter, et Gable gagne sur un hot tag. On a une bonne portion de comédie, mais pas que. L’ambiance dans Bercy continue de prendre avec ce match sympathique.

Krix : Tag-Team Match : Chad Gable et Zack Ryder Vs. Goldust et Mojo Rawley.

Match de remplissage sans intérêt, Rawley se sera bien fait pourrir par la foule, Goldust est toujours apprécié par le public parisien, son seul tort était de faire équipe avec le très mauvais Mojo. Gable et Ryder, c’est une équipe sans relief… Next.

 

Quand Mojo aspire ton mojo.

 

Didi : Place à Finn Balor contre Baron Corbin, enfin du starpower ! Bonne pop pour Balor, et heat pour Corbin. Et puis, même si je trouve le catcheur un peu fade, l’entrée de Balor est bien sympa. Classiquement, Corbin commence à taper sur Balor avant la cloche, et domine plutôt le match avant que Finn ne s’enflamme et gagne le match, au grand désarroi de ma voisine néophyte qui préférait le heel parce qu’elle appréciait son thème d’entrée, et qu’il avait dominé le match. L’ambiance est montée d’un cran avec l’arrivée de catcheurs plus célèbres, et Corbin est fait pour être hué.

Krix : Single match : Finn Balor Vs. Baron Corbin

Arf Boring Corbin est dans la place, et l’homme à l’entrée la plus longue de l’histoire du catch est là aussi. Tout baigne. Match assez court tout de même et qui m’a laissé assez indifférent. Les alignements sont respectés à la lettre, Corbin se fait pourrir en bonne et due forme, Balor est adulé, bref vous connaissez la suite…

 

Ô Ville Lumière, sens la chaleur de notre cœur…

 

Didi : On continue avec un four way pour le titre féminin entre Nia Jax, Bayley, Sasha Banks et Alexa Bliss. On a quand même droit à l’entrée de Bayley avec les bonhommes gonflables ! Par contre, Nia Jax ne génère que très peu de réactions en face quand même. Le match tourne surtout autour du fait que Jax est trop grande et forte pour les autres, et en live, les catcheuses qui font dodo à côté du ring jusqu’au bon moment, c’est plus grossier. Pour autant, le surjeu des house shows, avec notamment la peste Bliss et mon affection pour le catch féminin (sûrement du paternalisme intériorisé qui fait que j’ai plus d’empathie pour elles) ont fait pour moi de ce match l’un de mes moments préférés. Ha oui, et Jax a gagné à la fin.

Krix :  WWE Raw Women’s Championship Title Fatal Four Way Match : Nia Jax (c) Vs. Alexa Bliss Vs. Bayley Vs. Sasha Banks

Alexa Bliss superstar ! Quelle pop elle aura eue la blonde et comment elle a su en jouer magistralement ! Ce fut un combat agréable, les quatre femmes semblant totalement impliquées, heureuses d’être à Paname certainement et ça s’est ressenti. Mon voisin de droite était totalement en transe devant Sasha, ma pinte de bière s’en souvient encore…

 

Saluons Alexa Bliss, férue d’art et de culture, qui a évidemment profité de ses quelques heures de temps libre à Paris pour visiter le lieu emblématique de la capitale française.

 

Didi : L’annonceuse (Jojo?) nous indique que le match suivant est pour le titre intercontinental. Explosion de la salle rien qu’à cette annonce. Arrive alors Jinder Mahal accompagné d’un des frères Singh/Shira, avec une bronca d’enfer. Y a pas à dire, quand on est un heel peu sympathique doublé d’un worker médiocre, on s’attire vraiment pas mal de heat. Le frère Singh fait bien évidemment l’introduction de son maître. Puis commence à retentir le début du thème de Rollins, puis le « Burn it down ». La salle explose réellement, pour donner ce qui sera de mon point de vue la plus grosse pop de la soirée. Ma voisine observe avec perspicacité qu’il est très populaire quand même. Elle tombe même sous son charme, et lancera un « A poil Rollins » pendant le match. Le match est très classique, et comme on est en house show, on s’en fiche que Mahal soit nul, on s’en rend pas compte ! Je regrette juste que certains spectateurs proches de mon siège lancent des « Go back to India », mais le reste de l’ambiance du match était assez énorme. Mention spéciale au gamin à droite de Yerem et Ringseid et qui était en feu tout le match (et tout le show aussi d’ailleurs – « Tu crains Jinder ! » ), Seth Rollins gagne malgré le fait que Mahal ait réussi à esquiver son finisher une fois (ce qui a entrainé une cohue prématurée des fans près du ring). Re-explosion, Rollins fait l’hélicoptère avec sa ceinture, tout le monde est content.

Krix : WWE Intercontinental Championship Title Match : Seth Rollins (c) Vs. Jinder Mahal (Avec Sunil Singh)

Le showstealer, le match de la soirée pour moi et mon pote également. Jinder Mahal s’est pris des « you suck » en abondance, et Rollins… just on fire !

Si il y a un face à la WWE en ce moment qui est au top du top du top, c’est bien Monday Night Rollins, et ce soir il a été magnifique, se mettant Paris dans la poche dès son entrée et mettant la même intensité qu’en 2014 (à l’Accor Arena aussi) où il avait affronté dans le main event Cena alors qu’il était… heel. Il est habité le Seth, et il a livré un grand match devant l’Indien, pour ce qui était les prémices de la feud en cours à Raw actuellement pour le titre IC. Et si finalement, le titre IC était le vrai titre majeur à Raw actuellement ? En tout cas Seth Rollins, c’est du champion avec appellation catchesque certifiée.

 

Flippante, la dernière banderole des Black Blocs.

 

Didi : On nous annonce alors l’entracte. Agius et Chéreau nous expliquent qu’il ne reste presque plus de posters dédicacés personnellement par les catcheurs à vendre. En effet, il n’en reste que quelques centaines…

Pour la reprise, nous avons droit à un petit concert d’Elias. Bien évidemment, une bonne pop, puis quand il nous dit qu’on chante mal (« c’est mauvais, très mauvais »), grosse heat. Il nous précise que c’était pourri, et la salle reprend donc en cœur « On est pourris ! » avec vigueur ! Tout ceci est interrompu par le thème le plus over et le plus glorieux de la WWE (et le catcheur qui va avec accessoirement). Discussion, la foule chante la Marseillaise (je sais pas trop pourquoi, moi j’ai bien aimé, mais d’autres ont été un peu mal à l’aise), Roode colle son DDT à Elias, tout le monde chante Glorious. Là encore, en weekly télévisé, on aura trouvé le segment répétitif et peu original, mais en house show, c’était parfait.

Krix : Segment de comedy wrestling avec Elias et Bobby Roode, un Drifter disant quelques mots de français et une bonne interaction entre les deux, mais c’était bien dommage de ne pas avoir droit à un vrai combat, j’ai trouvé tout cela un peu expédié. Je crois que Paris voulait « walk with Elias » plus longtemps et ça n’aurait pas été de refus.

 

Toujours sympa de retrouver La Chanson du Dimanche.

 

Didi : On enchaîne avec un match trois contre trois entre, d’une part, le Riott Squad sans Sarah Logan, et Mickie James (je sais qu’elle est censée être heel, mais je m’en fiche, j’ai popé, je suis fan de Mickie. WWE je vous en veux encore pour la feud Piggy James, je n’oublierai jamais !), et d’autre part Ember Moon (qui ne fera pas grand chose du match), Natalya (qui bénéficie d’une grosse pop, mais je suppose que son thème fait beaucoup pour ça), et… Ronda Rousey ! Il n’y a pas de surprise puisqu’elle était annoncée et avait participé à d’autres house shows européens, mais ça fait quand même quelque chose. Là encore, une grosse pop, même si je m’attendais à un peu plus pour elle quand même (mais je dois surestimer la popularité du MMA en France). Déroulement de match très classique, Rousey fait un hot tag, démonte tout le monde (avec un move set plus proche de son expérience judo que de son expérience MMA d’ailleurs) et fait taper Mickie (boooo !).

Krix : Six Woman Tag-Team Match : Ember Moon, Natalya et Ronda Rousey Vs. Mickie James et The Riott Squad (Liv Morgan et Ruby Riott) (Avec Sarah Logan)

Bon alors, Ronda est en formation, Ronda est en « apprentissage », Ronda est protégée, Ronda fait pas grand-chose dans le ring, mais Ronda a des pops de rockstar partout où elle passe et Paris n’a pas échappé à la hype du moment. On l’aura donc vue très très vite dans le ring pour porter le finisher et le pin de la victoire bien évidemment, mais c’est bien Natalya et Ember Moon qui ont porté le match. L’équipe adverse se sera bien mise en valeur, et Mickie James a parfaitement récité sa partition de vétéran vicieuse, un combat rythmé, mais pas grâce à Ronda…. Ronda elle est là pour faire la pop qu’on vous dit !

Bilan de cette scène : 18 poignets fracturés, 15 coudes luxés, 11 épaules démises.

 

Didi : Le show va se conclure par un autre trois contre trois, avec cette fois Kevin Owens, Sami Zayn et Samoa Joe d’un côté, et Bobby Lashley, Braun Strowman et Roman Reigns de l’autre. Les heels bénéficient tous d’une grosse pop lors de leur entrée (même de la part du gamin totalement à fond), à peine douchée par un « you don’t deserve I speak french » efficace de Owens. Les « Joe » ont plu lors de l’entrée du méchant Samoan (Ringseid devait être aux anges j’imagine). Pour les faces, c’est plus compliqué, puisque Lashley laisse presque aussi indifférent que Jax, Braun est super populaire, et Reigns reçoit une entrée mitigée. Là encore, le match est très classique, si ce n’est que c’est Bobby Lashley le face en péril. Oui, vous n’avez pas révé, le bloc de muscles Lashley a fait le face en péril. Braun casse tout, mais se fait neutraliser par les heels, Zayn est insupportable tout le match et Reigns fait le hot tag pour la victoire. Et contrairement à l’entrée où c’était partagé, les huées (dont les miennes) sont totalement noyées par l’acclamation du public. Les gentils gagnent, grosse pop, On notera qu’alors que c’est Reigns qui a droit à son thème en premier, c’est plutôt Braun qui s’expose sur le ring lors de la célébration.

 

– Salut gamin.
– Oh putain, Braun me parle! Ca veut dire que je vais devenir champion tag team!!!

 

Krix : Six Man Tag-Team Match : Bobby Lashley, Braun Strowman et Roman Reigns Vs. Kevin Owens, Sami Zayn et Samoa Joe

Un main event avec du (très) lourd dans le ring. Je casse le suspense d’entrée : non je n’ai pas hué Roman Reigns, j’étais même dans une partie de la salle qui l’a acclamé tout du long. Quelques regrets sur ce match comme le fait que les Canadiens n’aient pas causé dans notre oreille en français, c’aurait été sympa d’avoir des interactions avec eux, mais KO a préféré un lapidaire « You don’t deserve I speak french ». Bon ok il est dans son rôle de heel, mais c’est un live event, il aurait pu offrir autre chose. Le combat a été un gros spotfest, les six s’en sont donnés à cœur joie et semblaient parfaitement heureux de performer devant les fans parisiens, et puis il y avait Joe. Joe. Joe. Joe. Joe.

Un ring. Des cordes. Putain, que c’est beau Paris, quand même.

 

 

 

Didi : Après une longue sortie, c’est fini, on rembarque.

Côté CDC, Ringseid a pu faire coucou à Agius, pendant qu’une autre partie du groupe, dont je faisais partie, a bu un pot ensemble.

En conclusion, une excellente soirée qui, encore une fois, tient bien plus à l’ambiance de la salle qu’au travail sur le ring. C’est d’autant plus remarquable que les enfants étaient moins nombreux et qu’on a connu des cartes avec plus de stars.

J’ai passé un excellent moment, et mes amis néophytes également — l’un a ensuite regardé du catch jusqu’à 3 h du mat, alors qu’une autre a rapidement regardé quand est-ce qu’ils repassaient en France…

 

Émission spéciale de la La Chaîne L’Equipe, thème du soir: ils ne seront pas à la Coupe du Monde.

 

Krix : Fin du show, trois heures pile poil après son commencement, la WWE commence et finit à l’heure.

Conclusion analytique avec mon côté face et mon côté heel pour commenter de manière fondamentalement subjective et inutile les plus et les moins d’un show WWE parisien :

Mon côté Face me dit que :

– L’ambiance de la foule, c’était vraiment quelque chose, moi le presque quinquagénaire, je suis embarqué comme un gosse à chaque fois que j’assiste à un live event. Paris sait recevoir les superstars et le fait savoir. Une ambiance high level sound, mes tympans s’en sont souvenus longtemps durant la semaine…

– Huit combats, ça faisait une belle carte, le show était dense, pas de temps morts, un break bien sympa dans la cour extérieure aux effluves d’herbe verte où j’ai fait la connaissance d’un couple fan de Lucha Underground, les pauvres, il n’aurait pas dû tomber sur moi…

– Voir pour la première fois en live ceux que je n’avais pas encore eu l’occasion d’observer en chair et en os comme Strowman, Joe, Reigns, Balor ou Ember Moon (big up aux chants NXT pour Ember) a été un plaisir non dissimulé.

– L’attitude générale de tous les catcheurs présents, chauds bouillants avec le public, une belle communion.

– La WWE propose un show millimétré et si on se laisse glisser dans la peau du fan juste pour profiter du plaisir de l’instant, on ne peut que passer une très bonne soirée en compagnie de nos lutteuses et lutteurs made in double you double you i. Un suiveur assidu comme moi et un quasi néophyte comme mon pote ont adhéré de la même façon tout au long du show ; le catch en live, ça se vit intensément, quel que soit son niveau de connaissance de la WWE.

Mais je me laisse aller à mon côté Heel, celui-ci me dit qu’après réflexion, on peut se laisser aussi aller à certaines critiques :

– Le ticket d’entrée est très cher, le parking est très cher, la pinte à 10 euros c’est très cher, le merchandising est très cher, une soirée WWE parisienne c’est une soirée très coûteuse et pourtant, la WWE continue de ne proposer à Paris que des Live Events, et il est frustrant pour les suiveurs acharnés de n’assister qu’à des shows convenus dénués de toute surprise, de résultats ou de segments originaux car le show n’est pas retransmis à la TV . À quand un Raw, un Smackdown, voire un PPV à Paris, à quand bordel ? Après coup, j’ai eu la sensation que la WWE ne me donnait tout de même qu’un service minimum pour un tarif maximum.

– Sur le plan technique, j’ai été étonné de l’absence d’au moins un écran géant pour retransmettre en direct l’action qui se déroulait in ring pour les spectateurs en haut de l’arène. Les titantrons étaient eux aussi au service minimum ainsi que les éclairages ringside où la visibilité de l’action était franchement mauvaise.

– Un point public, j’ai soulevé l’enthousiasme de la foule, mais on a eu quelques moments what the fuck comme une Marseillaise qui finira en eau de boudin et dont je cherche encore à comprendre pourquoi elle a été entonnée. Le public français de Bercy n’a pas de chants catch en français à proprement parler, alors que les québécois chantent souvent en français dans le texte (cf : le Raw à Montréal), on en oublie qu’on est à Paris par moment, oui ma pauvre dame OUI OUI OUI.

– Le point « Petiot » : Avant le show, des fans ont distribué des affiches « we want Petiot » pour soutenir le catcheur français et qui sait, infléchir la position de la WWE sur une hypothétique signature du jeune lutteur tricolore que je qualifierai volontiers de talentueux. Soit. Très bien. Parfait.

Mais pourquoi avoir déclenché cela au début du cruiserweight match ? Cela aurait eu mille fois plus d’impact si cela avait été scandé par toute la salle au même instant en début de show, ou après la pause ou en fin de show ou les trois à la fois mon capitaine. Là j’ai trouvé cette fronde partant d’une bonne intention ratée et sans intérêt, plus gênante qu’autre chose pour la performance d’Alexander et Ali (mais qui ont été plus qu’à la hauteur, ça vous le savez déjà) je pense que ce #Wewantpetiot n’a même pas déclenché le moindre début de rictus à aucun officiel WWE (Petiot ? Who the hell is he? I can’t remember).

 

Cela dit, la WWE a collé ça sur son site officiel, comme quoi y a peut-être un projet de construction du phénomène grassroots Petiot en jachère à Stamford…

 

– Enfin, je regrette aussi l’absence de stipulation spécifique dans ce live event. Certes il y a eu des matchs de championnat, 4FW, triple menace, tag team, mais ils auraient pu nous gratifier de deux ou trois combats avec des stipulations piquantes, sur huit combats, il y avait la place pour du velu, ON VEUT des tables, des chaises, des échelles, du nawak, des cages, mais non là encore service minimum 1. 2. 3.

Amis du catch, amis cdcistes, amis de partout et d’ailleurs, avec ses défauts et ses qualités, ce show WWE aura su m’embarquer comme à chaque fois en réalité, à m’en faire péter les cordes vocales et kiffez ma condition de fan de catch l’espace de quelques heures et c’est bien là l’essentiel. Vivez le catch live.

Ainsi s’achève cette revue parisienne wwesque, le reste de la soirée s’étant déroulé dans les bas-fonds de la vermine parisienne, je ne vous relaterai pas la déchéance dans laquelle la soirée s’est terminée, cela ne vous regarde pas et je ne m’en souviens plus.

 

J’ai juste retrouvé ce selfie bizarre dans mon téléphone, je me demande si c’est bon signe.

 

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