Catch

Le point sur les participant(e)s des MITB Ladder Match 2018

Attrapez la queue de Mickey !
Slogan des manèges lors des fêtes populaires.

Depuis sa sortie du génial cerveau de Chris Jericho, le Money in the Bank Ladder match est devenu l’un des événements les plus attendus dans la saison catchesque. Tout le monde espère voir son favori gagner le fameux ticket d’or promettant quasi à coup sûr un règne de champion du monde à son possesseur. Avec l’ajout depuis l’an dernier d’une version féminine, la soirée a pris encore plus d’ampleur. Et cette année, retour aux sources pour un PPV qui redevient multi-division. La fine fleur de Raw et de Smackdown va joyeusement se mettre sur la tronche dans le but de s’emparer du Graal à poignée. Huit hommes, huit femmes. Qui sont-ils, quelles sont leurs chances ?

 

Qui ? Qui ? Qui ?

 

MITB féminin : Ember Moon vs Charlotte Flair vs Alexa Bliss vs Becky Lynch vs Natalya vs Lana vs Naomi vs Sacha Banks

 

C’est le deuxième de l’Histoire, qui bénéficie donc d’un peu moins de pression que son prédécesseur. Pression qui n’avait pas empêché la WWE de faire de la merde puisque la première mallette féminine de l’Histoire avait été décrochée par le peu féminin James Ellsworth, ce qui avait donné lieu à une revanche deux semaines plus tard remportée par Carmella… Bref, en fait c’est le troisième MITB Ladder match féminin, mais on fera comme si.

 

A jamais les premiers.

 

Celle qui ne gagnera pas : Il y a souvent dans le casting d’un MITB celui ou celle venu faire le nombre, qui doit sa présence à son talent ou à son ancienneté mais qui n’a visiblement plus l’âge de recevoir un tel push, et qu’on n’a pas envie de revoir gagner. Cette année chez les filles, c’est clairement le rôle de Natalya. On ne présente plus la vétérane de la soirée, mais on ne voit pas quelle raison pousserait la WWE à donner la mallette à la nièce Hart. Son dernier règne de 2017 était plus que tristoune. Nattie sert de faire-valoir à ses copines, mais on n’ira pas plus loin.

Celle dont c’est la seule chance de devenir championne un jour : Le MITB, c’est l’occasion de couronner, par l’entremise d’un match à échelles imprévisible, des seconds couteaux, des lowcarders et plus globalement des hommes et des femmes qui n’auraient en d’autres circonstances jamais accès au main event. C’était bien le cas de Carmella en 2017. Cette année, c’est Lana qui apparaît comme la plus faible de toute la carte. A priori, elle n’a aucune chance tant son catch est limité, mais la WWE semble beaucoup miser sur sa plastique et la popularité du trio autour de Rusev. De là à en faire une championne en puissance… Difficile à envisager. Le fait d’être là est déjà énorme.

La rookie : La mallette précieuse est rarement la première chose que l’on donne à un ou une arrivante dans le roster principal. Mais Carmella et Corbin, les deux vainqueurs de 2017, sont dans ce cas de figure. Cette année, la nouvelle pépite est d’un tout autre niveau. Ember Moon, ancienne championne NXT, ferait une porteuse de mallette très respectable, qu’elle aurait le temps de garder au chaud le temps d’installer un peu plus son personnage.

Celles qui n’en ont pas besoin : Même si tous les profils ont remporté le Money in the Bank, la stipulation sert plutôt d’accélérateur de carrière à des petits jeunes prometteurs. Rares sont les grandes stars accomplies qui ont posé leurs doigts sur le trophée, et John Cena étant même le premier à rater son encaissement. Charlotte et Sasha Banks paraissent légitimes pour passer leur tour sur ce match, tant elles peuvent facilement devenir championnes à nouveau par elles-mêmes. La fille de Flair est plutôt une candidate pour un Rumble même si la WWE aime bien lui donner toute sorte de récompenses. Sasha a du mal à faire quelque chose de sa carrière depuis plus d’un an, mais il paraitrait plus pertinent de reconstruire son personnage en la faisant redevenir la Boss qu’en jouant la facilité en lui filant la valise sous le bras.

 

A cuppa haters ?

 

Celles qui correspondent au profil des gagnantes : Elles ont été championnes, elles ont raflé ci et là quelques honneurs mais elles restent bloquées à l’étage en dessous du main event. Becky Lynch et Naomi ont le profil des Ziggler, Del Rio, Punk ou Bryan, ces outsiders doués, toujours bien placés et qui capitaliseront idéalement sur ce gain précieux. Becky surtout se distingue par une carrière à Smackdown totalement vide de victoire marquante depuis la fin de son premier règne de championne. Elle est la favorite logique de l’épreuve. Il est peut-être temps d’arrêter d’en faire la meilleure athlète qui perd à cause d’un manque de volonté. Son bémol principal est qu’on l’imagine mal dans la peau d’une porteuse de mallette, avec les prises de parole et les menaces intimidantes envers la championne que cela implique. Quant à Naomi, les avis sont divisés. Votre humble rédacteur n’a trouvé aucun motif d’enthousiasme dans son règne de 2017 mais la WWE lui a donné étonnamment la bataille royale de WrestleMania. A suivre.

La wild card : A mi-chemin entre les main eventeuses et les outsiders, Alexa Bliss a vécu une extraordinaire année 2017. Objectivement, elle peut bien laisser un peu de temps d’antenne aux copines. Mais Little Miss Bliss serait tellement jouissive en porteuse de mallette menaçante que cette hypothèse paraît bien séduisante.

En résumé, le plateau féminin de cette année rassemble les profils classiques d’un Money in the Bank Ladder match. Une vétérane un peu hors course, des championnes qui donnent du prestige, de la jeunesse et des midcardeuses. C’est le plus souvent cette catégorie qui remporte le combat aux échelles, mais les exceptions existent. Il est intéressant de regarder qui détient les ceintures pour se faire une idée des favorites, mais n’oublions pas que le cash-in peut arriver dans des mois, quand les forces en présence auront bien changé. A première vue, la valise peut échouer du côté de Smackdown. Il serait légitime que Carmella meure avec ses propres armes : imaginer la princesse de Staten Island subir un cash-in de Becky Lynch est assez jubilatoire. Je mets le maximum de chances à l’Irlandaise, à Alexa Bliss et à Charlotte. Ember Moon peut voler la vedette pour s’inscrire dans le paysage, Sasha peut s’en servir pour enfin se réveiller. Les chances de Lana et Natalya paraissent les plus minces.

 

Coup-franc indirect.

 

MITB masculin : Braun Strowman vs Finn Bálor vs The Miz vs Rusev vs Bobby Roode vs Kevin Owens vs Samoa Joe vs un membre du New Day

 

La carte de ce match est très alléchante et a une tête de main event. La faute, encore une fois, au champion transparent Brock Lesnar. Son absence et la confiscation du titre Universel bouleverse tout l’échiquier de Raw. Si Brock n’était pas là, on peut imaginer que deux des garçons qualifiés pour le MITB de ce dimanche seraient en train de se tirer la bourre pour le championnat principal. Par ricochet, le profil classique des midcarders ambitieux est quasiment exclu de l’affiche. Des catcheurs tels que Sami Zayn, Elias, Drew Mc Intyre et Dolph Ziggler sont priés de s’occuper autrement.
Mais d’un autre côté, les têtes en présence sont rafraichissantes. Il n’y a ici qu’un seul ancien vainqueur de la mallette (Le Miz), et très peu d’anciens champions du monde. Le règne du A-Lister remonte à sept ans maintenant, Finn Balor n’a profité de sa timbale qu’une nuit, et Kevin Owens sont les seuls à avoir mis la main sur un trophée suprême.Notons aussi l’absence tonitruante de Daniel Bryan. La WWE fait le choix de reconstruire petit à petit la carrière de l’idole. Un choix courageux et bien vu.

 

Carton rouge monsieur Ramos, vous m’aurez pas deux fois.

 

Les favoris qui n’en ont pas besoin : Ils sont deux monstres de destruction à glaner les faveurs des pronostics. Du côté de Raw, le favori ultime, qui gagne tout, domine tout le monde, récolte des explosions de popularité dans le monde entier, s’appelle Braun Strowman. Mais son étiquette de futur vainqueur lui colle trop à la peau. Et surtout, en quoi le monstre aurait besoin de ce contrat ? Braun peut devenir champion tout seul comme un grand contre n’importe quel adversaire, Lesnar compris. Lui confier la mallette serait une mauvaise orientation et une occasion manquée de distribuer un peu plus équitablement les prix.  Même chose pour le grand favori coté bleu. Samoa Joe est une force pure, une tornade de violence, qui en soi serait un excellent vainqueur d’un tel match à huit. Mais Joe n’a pas besoin de ça. Dès qu’AJ Styles aura enfin éloigné la menace japonaise, je vois bien le Samoan lui rouler dessus à Summerslam.

 

La version WWE de la Braun au bois dormant.

 

Le cas de figure inédit : Ce dimanche, l’un des membres du New Day va participer au Money in the Bank Ladder Match. Mais nul ne sait de qui il s’agit. Et d’ailleurs, comment cela va-t-il se passer ? Et si les trois forbans réussissaient à gruger tout leur monde ? Rappelons que nous sommes dans un match sans disqualification. Imaginons les licornes arriver sur le ring, Big E et Xavier Woods s’écarter devant Kofi Kingston, la cloche sonner, le match commencer, et finalement en cours de partie, Big E prend une échelle et récupère la mallette car il était en fait le participant de son équipe ! Ou, sans faire plus compliqué, le New Day peut imiter James Ellsworth en décrochant la valise pour le copain, ou en gênant les autres protagonistes dans leur quête du Graal. Les distributeurs de pancakes ont un énorme avantage pour ce dimanche. Si en plus ils l’emportent, il serait tout aussi inédit de voir les trois compères tenter de provoquer le cash in en attaquant, distrayant ou provoquant le champion. Il s’agirait d’un énorme push pour le trio et d’une configuration complètement originale, mais qui a tout de même peu de chances de se produire.

La grande inconnue : La foule adore Rusev, Lana et Aiden English. Le trio a réussi son opération séduction auprès des foules du monde entier. « Rusev Day » est devenu un phénomène, « Lana is the best, Lana number one » suit le même chemin. La dynamique de cette équipe rappelle les débuts du « Yes movement » de Daniel Bryan. Si la WWE embrasse la popularité du talentueux Bulgare, il y a un pognon monstre à se faire en merchandising. Mais les jurisprudences Ryder ou Dillinger nous ont prouvé que les patrons n’aimaient pas toujours que le public les devance. Rusev a tout le packaging pour être un champion à Smackdown, mais il est encore tôt pour avoir autant d’espoir.

L’outsider : Parmi les huit participants au MITB, celui dont la victoire inspire le moins de promesses s’appelle Bobby Roode. Certes, l’ancienne star de la TNA serait un glorieux porteur de la valise et son personnage se doit d’obtenir de belles victoires sous peine de devenir ridicule. Mais Roode est vieux, pas très inspiré entre les cordes et malgré son passage réussi à NXT, il semble plus à sa place en milieu de carte qu’en tant que champion de Raw. A moins d’un heel turn salutaire et espéré.

 

Le passage de Bobby Roode à la WWE fut plus rapide que prévu.

 

Les favoris : Paradoxalement, les trois favoris sont ceux qui sont déjà passés par la case « champion du monde ». Le Miz a prouvé qu’il était un Money maker. Il assure depuis des années avec son personnage qu’il tient avec excellence. Imbattable au micro, Mike appartient aussi maintenant à la catégorie des excellents athlètes. Ses performances récentes contre Seth Rollins l’ont encore montré. Il utiliserait formidablement bien la mallette qu’il connait déjà. C’est d’ailleurs un argument en sa faveur : si la WWE cherche à effacer un autre record de CM Punk, elle peut faire du Miz le second double vainqueur de la timbale.
Au rang des satisfactions, Kevin Owens lui aussi assure sans faiblir depuis des mois. Top heel du show bleu en 2017, impeccable en ennemi du clan Mc Mahon, désormais toujours aussi drôle et talentueux en provocateur de Braun Strowman, Kevin a quasiment eu un show à sa gloire lors du dernier passage de la WWE à Montréal. Il a les faveurs de la foule et distribue sans compter, n’hésitant pas à en prendre plein la tronche. Violent mais volontiers lâche, Owens serait un fabuleux porteur de la valise.
Le catcheur le plus à même de profiter de l’opportunité MITB pour retrouver son rang est Finn Balor. L’Irlandais a le talent pour ne pas avoir besoin de ce raccourci, mais la prise de la mallette lui donnerait un peu de corps et de projecteur pour les semaines à venir, histoire de le sortir de ce rôle du gentil niais qui vient faire des bons matchs et qui repart, sans avoir montré une quelconque trace d’ambition. Le Balor Club montre en puissance, le prouve la forte présence dans les tribunes de son T-shirt multicolore.

 

Attends… Et si on disait à Braun qu’il doit juste nous passer par-dessus la troisième corde ? Il est capable de le croire !

 

En résumé, le plateau masculin est beaucoup plus resserré que chez les filles. Chaque protagoniste semble en mesure de devenir un possesseur de mallette et un champion du monde. Bobby Roode a un peu le statut de Corbin de l’an dernier : celui dont la victoire nous décevrait au regard du reste du casting. Soit la WWE décide de confirmer le statut de mâle dominant à un de ces monstres, soit elle accélère l’accession au main event pour un autre talent méritant. Rusev et Balor semblent avoir le parfait profil. Owens, Le Miz ou l’un des New Day ont aussi de bons arguments dans la balance. Rappelons-nous aussi qui sont les champions par ailleurs. Samoa Joe parait voué à porter le titre de Smackdown dès Summerslam ou Extreme Rules. A Raw, Lesnar complique les choses. Comment faire son cash-in si le champion n’est jamais là ? Pourtant, la mallette penche du côté rouge. Il s’agirait même de la solution idéale pour achever le règne de la Bête. Entrez avec moi dans l’univers du fantasy booking

Dimanche soir, Finn Balor gagne le MITB Ladder Match. Le lendemain, l’Irlandais vient sur le ring pour célébrer, mais il est interrompu par une musique martiale. Brock Lesnar et Paul Heyman sont là. L’avocat commence par féliciter le gagnant de la veille, mais Brock intervient rapidement pour détruire Finn. Et pas qu’un peu. Souplesses, F-5 dans le ring et à l’extérieur, le malheureux est évacué sur civière.

La semaine suivante, Paul et Brock viennent expliquer leur geste. Heyman précise que si Lesnar est le plus fort, il est aussi le plus intelligent. Et si Brock ne craint aucun adversaire à la loyale en un contre un, il se souvient bien que son précédent règne de champion du monde avait pris fin à cause de la fourberie du cash-in. Il a donc pris les devants et annihilé cette menace. Brock se cherche un vrai challenger pour Summerslam, et l’on embraie sur le PPV Extreme Rules où quatre mecs se mettront sur la gueule pour choisir qui affrontera la Bête à Summerslam. Au PPV d’août, que ce soit Lashley, Reigns ou quiconque autre en face, Lesnar s’en sort encore.

Le lendemain, Brock et Paul viennent fanfaronner au moment du main event de Raw. Heyman ne se sent plus et dit à quel point personne dans les vestiaires n’arrive à la cheville de son client. Mais soudain, le challenger de la veille apparait et descend le titantron. Il est suivi par la moitié du vestiaire de Raw : sont là Roman Reigns et Seth Rollins, Kevin Owens et Sami Zayn, Strowman, Bray Wyatt et Matt Hardy… Bref, c’est la Révolution. Tout le monde en a marre du despote. Tout le monde s’attaque à Brock pour le punir de sa suffisance. Là-dessus, la musique de Finn Balor retentit. Le héros irlandais fait son retour, ouvre sa mallette, et devant ses collègues solidaires, dérobe enfin le titre universel des mains du Minotaure.

 


Un règne Louis XIV, une fin Louis XVI.

 

Ainsi se finit le règne interminable de Brock Lesnar qui, dégoûté par une telle vendetta, fait ses bagages pour l’UFC. Ainsi, l’Histoire retiendra que la Bête était en effet plus forte que n’importe qui, mais que son insupportable caractère de diva et son mépris pour tous ses collègues aura eu raison de lui. Brock screwed Brock, comme on dit. De plus, la suite s’écrit toute seule et on peut très bien imaginer un gars comme Owens ou Reigns demander ensuite à Balor un match pour le titre en échange de ce coup de main bienvenu.

Je referme la porte du fantasy booking en espérant vous avoir entraîné avec moi.

Aimez-vous cette hypothèse ? Quels sont pour vous les favoris de cette soirée dans l’Illinois ? Strowman est-il trop fort pour gagner ? Faut-il créer un couple Bulgare à valises ?  Quelles seront les surprises ? Qui repartira bredouille ? On attend vos avis en commentaires !

 

Quelle arnaque ces livraisons Deliveroo !

 

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